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Alcyone L. Yaxley
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Sam 10 Oct - 14:10


   
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Un frisson s’empare de son échine alors que la désagréable sensation de transplanage s’estompe.   Le silence assourdissant vient engourdir ses tympans tandis que la raison de sa présence en ces lieux se fait de plus en plus sombre. Quelques regards tombent sur elle. Sombres, inquisiteurs. Rageurs. Tous savent qu’elle n’est pas de leur district. Ca se voit, ça sent. Elle suinte de le Capitole par tous les pores de sa peau. Peu la reconnaisse réellement, pourtant elle est dans l’ombre du dernier vainqueur des Blood Games. Elle recouvre enfin un peu de temps car la tournée s’achève, l’année de repis touche à sa fin. Dans un mois, tout va recommencer. Alcyoen ferma les yeux un instant, le vent froid s’embrasant soudainement. Il venait de morde sa peau claire et ses prunelles s’étaient humidifiées à son contact. Ses mains vinrent remettre en place son écharpe et réajustèrent sa veste. Elle songea que cette dernière n’était pas assez chaude. Quel temps de chien. Quel pays de merde. La Brune se mit à fouiller dans ses poches attrapant ses gants. Ses doigts filèrent dans le cuir protecteur de ses gants. Son regard se perdit sur la foule qui semblait revenir des champs au vu de leurs tenues sales et pleines de terre. L’Etoile se sentait encore plus déplacée… Puis son regard tomba sur lui. Instinctivement, elle se mordit la lèvre inférieure, signe d’une nervosité perfide qui s’emparait de son être. Lentement ses prunelles s’accrochèrent à lui alors qu’il était en train de parler avec un jeune homme. Il avait perdu du poids et les traits de son visages semblaient marqués. Un instant, l’image d’Oscar le rire aux lèvres se dessina dans son esprit. Rire auquel la jeune femme faisait écho au détour d’un couloir à Poudlard. Un coup d’épaule, un regard complice. Pas de mots. Cela suffisait. Réminiscences brumeuses qui s’estompèrent rapidement alors qu’une femme venait de bousculer Alcyone faisant mine de ne pas l’avoir vu. « Bah alors princesse ! On sait que les gens comme toi sont pas habitués à bouger leurs dix doigts, mais tu pourrais au moins ne pas rester plantée au milieu du chemin. » Un sourire tordu étira ses lippes sournoises et Alcyone sentit la pression monter en elle. En temps normal, elle aurait déjà insulté cette idiote mais elle n’était pas chez elle. Tout le monde connaissait la solidarité qui s’était installé au sein des districts même. Alors si une idiote du Capitole venait à s’en prendre à l’un d’entre eux… Du coin de l’oeil, l’Etoile vit tout de même un groupe de pacificateurs qui surveillaient la bonne marche du district. « Ne joue pas à ça avec moi… » Ses iris sombres se plantèrent avec provocation dans le regard de la jeune femme qui attendait la moindre faille pour justifier un acte de représailles. Elle se redressa fièrement devant Alcyone, qui en fit de même de façon à lui tenir tête. Quelques curieux observaient la scène et l’Etoile espérait juste qu’Oscar n’en fasse pas parti. Déjà que l’approcher ne serait pas évident, alors s’il la voyait tenir tête à une idiote de son district, il serait capable d’en prendre sa défense et lui ordonner de retourner chez elle. Au bout de quelques secondes pourtant,  sans la quitter des yeux, la jeune femme cracha à ses pieds et lui tourna le dos afin de s’éloigner.

Le palpitant de la brune qui s’était emballé sembla chercher un moyen de retrouver son calme. L’envie de nicotine s’infiltrait doucement dans ses veines comme une solution miracle à tous ses problèmes. Elle replaça nerveusement ses cheveux et chercha Oscar sur la place mais il avait disparu. Alcyone fit craquer d’agacement ses doigts. Avait-il volontairement détourné son chemin ? Le temps filait alors que sa présence était compté. Elle avait demandé trois heures de permissions au moment de transplaner et elle avait déjà perdu trente minutes à cause d’une stupide nana… Et cet idiot qui avait disparu… Puis elle l’aperçu plus loin alors que son regard sombre s’était posé sur elle. Bien. Ils n’allaient pas jouer au jeu du chat et de la souris encore longtemps. Du haut de ses talons vacillant sur le chemin sablé, elle se dirigea rapidement vers lui. Il aurait pu choisir un autre endroit qu’un terrain boueux pour s’exiler de la foule, mais qu’importe, elle ne s’arrêterait pas à ça. Lorsqu’elle arriva en face de lui, un silence lourd s’installa entre eux. Leurs regards s’affrontaient, les mots semblaient se perdre au fond de sa gorge, se percutant les uns aux autres ne sachant lequel devraient sortir en premier. « Tu veux que je reparte ? » finit-elle par lâcher sèchement. Après tout, ils n’allaient pas continuer comme ça. Elle avait déjà pris sur elle pour venir le retrouver dans son district suite au silence des hiboux qu’elle avait tenté de lui envoyer. Elle savait. Elle savait parfaitement ce qu’il lui reprochait. Son manque de courage. La lâcheté dont elle avait fait preuve lorsqu’il lui avait demandé de les rejoindre dans cette bataille perdue d’avance. Mais Alcyone n’avait pas réussi à surmonter sa famille, ce dans quoi elle avait toujours grandi. Se faisant presque à l’idée qu’être Sang-Pur était une incantation venue de Merlin directement. Et quelque part, c’était le cas vu le monde dans lequel ils évoluaient. Oscar aurait pu profiter de tout cela lui aussi. S’il était resté dans le moule. S’il n’avait pas cette véhémence de justice parcourant son être. Cette essence même qui faisait de lui un homme juste et courageux. Tout ce qu’elle n’était pas. Tout ce qu’elle avait toujours admiré chez lui alors qu’ils étaient liés comme les doigts de la main. Celui qu’elle avait toujours porté comme un frère dans son coeur, lui avait tourné le dos alors qu’elle avait décliné son invitation à la révolte. Pas un jour ne passait sans qu’elle n’y pense et aujourd’hui alors qu’elle le voyait ainsi, elle ne pouvait s’empêcher de croire qu’égoïstement, elle avait fait le bon choix. Pas pour le monde sorcier, pas pour l’Angleterre mais juste pour elle. Elle finit par secouer négligemment la tête. « Laisse tomber j’aurais jamais du venir… »

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Oscar C. Diggory
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Re: We don't lose friends ❣ Scarcyone   
Ven 16 Oct - 0:19


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Le froid de l’hiver mord chaque parcelle de peau découverte, cela fait des mois que ça dur, et la chaleur du soleil n’est pas prête de revenir de sitôt. Dans ce coin reculé de l’Ecosse, aux confins du monde, les journées sont courtes et le soleil toujours pâle. Une terre aride où la moindre pousse à du mal à développer assez de force pour survivre. Un vent salé balais sans cesse ces plaines brunes aux longues pentes enneigées. Travailler une terre gelée est aussi difficile que de retirer un botruc de son arbre fétiche. Personne ne savait à quoi s’attendre avant d’arriver ici, personne ne comprenait réellement le calvaire que serait la vie dans ces contrées. Pourtant je ne peux m’empêcher de croire que la dureté de nos journées nous forge des caractères plus forts que les autres, plus solides contre l’adversité, plus apte à lutter contre les obstacles. De ce handicap nous ferons notre force pour parvenir à nos fins : renverser le pouvoir en place. La rage commence doucement à monter depuis mes entrailles jusque dans le fond de mes iris. Je ne parviens toujours pas croire que si peu de gens s’indignent contre la politique de Voldemort. Je ne peux pas accepter que tant de gens y trouvent leurs comptes. Les muscles de ma mâchoire se contractent alors que nous approchons, malgré nous, de l’allée principale. La foule est déjà présente, emmitouflée autant que possible sous des vêtements en laine de moutons, de lièvres et autres bêtes à fourrure que l’on peut trouver par ici. Dans un roulement d’épaule je réajuste le sac de toile de jute qui contient une maigre partie de la récolte de ce mois-ci. Les carottes ont mal supportées la grande et trop longue période de gel du mois dernier et les légumes sont à peine plus long qu’un pouce. Un coup dur pour nous tous alors que de nouvelles bouches arrivent de temps en temps. L’approche des prochains jeux réveillent quelque conscience si bien que de nouveaux sorciers franchissent de temps en temps les barrières magiques du district 5 pour ne plus jamais en sortir. Rien que ces dernières semaines nous avons accueilli huit nouveaux arrivants. Un chiffre énorme au vu de nos maigres ressources. « Je pense qu’il est inutile que tu reviennes nous aider demain Oscar. Je suis navré, mais la récolte n’est pas suffisamment fructueuse pour que nous ayons besoin de toi. » La voix de Bill vient frapper mes oreilles alors que mon attention est détournée par l’arrivée du cortège du dernier vainqueur des Blood Games. La traditionnelle tournée tire vers la fin, pourtant il faut encore qu’ils viennent se pavaner jusqu’ici où il n’y a rien d’autre que des réfractaires. Un simulacre de stupidités qui me laisse profondément écœuré. « Tu as parfaitement raison » Mes iris se détournent des visages rosis des habitués des climats plus cléments du Capitole. « J’allais justement t’en parler. Les saumons sont particulièrement nombreux cette année au large, même si ces foutus sortilèges nous empêchent d’aller le chercher plus en amont, nous pouvons espérer un bon mois de pêche cette année. Je compte bien aller apporter mon aide, histoire de ramener le plus de poisson possible. » Bill hoche gravement la tête. C’est un bon sorcier et un homme pragmatique. A peine plus âgé que moi il gère à lui tout seul les champs de carotte comme personne. Son aptitude en matière d’astronomie lui permet de savoir comme personne les dates parfaites auxquelles semer et récolter. Un atout précieux pour le district 5. Malgré tous mes efforts pour rester concentré sur Bill, je ne peux retenir quelques regards fuyant vers le cortège, vers la jeune sorcière qui marche légèrement en retrait, derrière le grand vainqueur. Derrière son écharpe ses joues sont rouges, piquées au vif par le vent mordant des Highlands. Au fond de moi, une petite voix ne peut s’empêcher de murmurer quelques mots de douceur à son égard. Je voudrais pouvoir aller la retrouver, couvrir ses épaules trop légèrement couvertes d’une peau bien chaude supplémentaire. Mais la rancœur qui habite mon cœur est trop forte encore pour que je puisse laisser de tels sentiments reprendre le dessus. La déception et le sentiment de trahison sont si puissants qu’il ne me faut pas plus d’une demi-seconde pour détourner à nouveau mes iris sombres et implacables de son visage de porcelaine. « Tu as bien raison Oscar. Si on a assez de saumon pour tenir jusqu’aux prochaines récoltes de choux on pourra dormir tranquille. » La faim et le froid sont nos deux grands maux ici, surtout en hiver, lorsque la neige fait déguerpir le gibier et met au chômage technique plusieurs de nos chasseurs.

Hissant à nouveau le sac de carotte sur mon épaule je décide de contourner la route principale, quitte à faire un détour de plusieurs minutes pour retrouver la ferme de Bill. Mais lorsque je lève à nouveau les yeux je remarque un début d’attroupement autour d’Alcyone et mon cœur ne peut s’empêcher d’avoir un raté. Il y a eu une époque où j’aurais été le premier à me mettre à ses côtés, en travers de ses attaquants. Le visage droit, tendu vers elle je marque un court instant de pause, une soudaine hésitation flotte sur mes traits tirés alors que je revois en pensée nos sourires complices, le temps de l’insouciance et de la confiance aveugle mutuelle. Le conflit fait rage dans mes entrailles, entre l’amitié fraternelle que j’ai ressentie pour elle dès les premiers instants, et la profonde tristesse trempée de déception face à son refus de rejoindre la lutte à mes côtés. Soudain l’image de Cédric s’impose à moi, pleine de l’absence d’Amos qui en découle et mon regard se durcit à nouveau alors que je détourne les yeux de son visage teinté de cette beauté farouche qui la caractérise. Qu’est-elle venue chercher ici…Un pas après l’autre mes pieds se remettent en marche, dans le fond de mes bottes mal isolées malgré les sortilèges lancés dessus, mes orteils commencent à fourmiller de froid. Cela ne fait que raviver ma détermination envers elle. Elle et ses jolis gants bien chauds, peut-être même confectionnés par ses propres soins…Petit à petit je m’éloigne de la foule, lorsqu’à nouveau mes pieds s’arrêtent sur le sol gelé et sablonneux. Malgré tout le ressentiment que j’éprouve envers elle je ne peux me résoudre à lui tourner le dos. Dans un mouvement de rotation je porte mon regard vers le cortège et mes iris sombres se heurtent à son visage presque anxieux. Ses pupilles balayent la foule et mon cœur pointe douloureusement cette vérité. Elle me cherche. Sans avoir besoin qu’elle ne me le dise, je le devine dans les traits qui strient son front. Après tant d’années à n’échanger que des regards pour dialogue je devine mieux que quiconque ses intentions. Son regard clair ce heurte au mien presque avec douleur si bien que ma mâchoire se contracte à nouveau. « Pars devant Bill, je te retrouve ce soir. » Ma voix a pris un ton plus profond, plus dur même, alors que je la vois fendre la foule dans ma direction, vacillante sur ses talons destinés aux routes des villes. Sans un mot le jeune sorcier reprend sa marche avec un regard entendu. Déjà Alcyone arrive à ma hauteur et mon cerveau commence à marcher au ralenti, obstrué par le froid et l’anxiété. Le silence, lourd et chargé s’installe alors que nos iris s’affrontent, le monde tout autour s’estompe peu à peu, nous laissant seuls, face à face. « Tu veux que je reparte ? » Sa voix est sèche, brutale, froide. Pas un seul millimètre de mon corps ne bouge, mais mon regard se fait plus noir encore. Ici elle est face à tout ce en quoi elle a refusé de croire, préférant sa tour d’ivoire et de luxure à la défense de ses idéaux. Pour le district 5 elle représente tout ce que nous haïssons, l’origine de tous nos maux, ce n’est pas tant moi, mais l’âme même de ce lieu qui la presse de repartir et de ne jamais revenir. Ni elle ni aucun de ses compères du Capitole. Trois ans nous séparent désormais, un monde entier, baigné dans un silence amer dont je suis le seul responsable, je le sais et je l’assume. « Laisse tomber j’aurais jamais dû venir… » Peut-être est-ce une pointe de regret que je perçois dans le fond de sa voix, dans le suspens de cette phrase pas vraiment finie. Un court soupire s’échappe de mes lèvres, dessinant un petit nuage de vapeur alors que je pose mon sac de carotte à terre contre ma jambe. « A quoi tu t’attendais en venant ici ? Que je t’accueil à bras ouverts ? Que je te félicite pour ta belle promotion ? » Ma voix est sombre, profonde, grave. Elle résonne comme un grondement de dragon tapis au plus profond d’une caverne sans lumière. Elle a changé depuis Poudlard, elle est devenue plus grave cette voix, parfois je ne la reconnais plus, lorsque rauque elle me saute aux oreilles. L’amertume y a laissé une empreinte profonde et indélébile. « Tu n’es pas la bienvenue ici, tu représentes tout ce qui a privé ces gens de leur liberté. » Mes iris se portèrent rapidement sur les sorciers autour de nous. Certains me jetèrent des regards surpris et un frisson parcouru mon échine. « Viens » d’un geste prompt j’attrape à nouveau le sac de toile de jute dont le poids fait bander les muscles de mon bras tandis que de l’autre j’attrape le poignet de la jeune sorcière pour la mener un peu à l’écart, hors du chemin principal et des regards trop inquisiteurs. Lorsque je m’arrête mes yeux se plantent à nouveau dans les siens avec force. « Qu’est-ce que tu attends de moi Alcyone ? »


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Alcyone L. Yaxley
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Re: We don't lose friends ❣ Scarcyone   
Sam 31 Oct - 0:24


   
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Le brasier qui s’était installé à la place du coeur d’Alcyone semblait la consumer de toute part telle une ligne de poudre qui s’enflamme avec lenteur afin de faire sauter la bombe. Le détonateur ? Oscar et son regard sombre. Lui et ses allures si distantes. Ses yeux se sont posés sur lui quelques instant avant qu’une sorcière de bas étage ne lui rentre dedans. Juste par provocation, par haine. Et si elle peut comprendre tout cela, si elle peut comprendre quand cette bonne femme est la rage de la voir déambuler sur son territoire, la brune n’en a que faire. Elle n’est pas là pour s’apitoyer sur son sort. Elle est déjà venue à de nombreuses reprises dans les différents districts. Elle éveille parfois certains l’espoir de s’en sortir en ayant un travail au Capitole au sein du Black Star. Une douce illusion. Voila ce que c’était. Le monde offrait aux sang-purs des avantages énormes et l’Etoile avait cessé de rechigner sa nature. Quitte à déplaire… Et pourtant au fond de son être, une petite voix lui rappelait ceux qui avaient tout perdu. Ceux qu’elle aimait et à qui elle avait tourné le dos pour sa famille, pour sauver sa propre peau. Lorsque l’audacieuse avait fini par l’abandonner, Alcyone observa l’endroit où se trouvent Oscar il y a encore quelques minutes. Il avait disparu. D’un geste la main, elle fit signe à son cortège qu’elle s’éloignait. Elle n’avait pas besoin d’une assistante quelconque auprès d’elle. Elle savait qu’en venant ici de nombreux fantômes allaient refaire surface pour la hanter alors qu’elle avait décidé de tourner la page. Oscar, Selim… Des sang-purs, traitres à leur sang. Ils ne pouvaient qu’être ici. Et alors qu’elle s’avance en sa direction après avoir enfin retrouvé sa silhouette, il s’éloigne. Son dos devenant une barrière symbolique. Un souffle profond s’échappe des lippes de la brune, le froid venant lui brûler la gorge.  Il s’est retourné alors que leurs regards s’entrecroisent. D’un pas décidé, sans se soucier des regards étonnés qui suivent son sillon, Alcyone s’avance vers celui qui a été de toujours son ami le plus proche et le plus complice. Que cette époque lui semble loin du haut de ses vingt et un ans. Un lourd silence les enrobe de manière lancinante. Depuis quand ne se sont-ils pas revus ? Elle sait qu’il ne prendra pas la parole le premier. Trop fier. Et les seuls mots qui s’échappent des lèvres de l’Etoile sont secs et brutaux. Rien de tel. Rien de tel pour le  braquer davantage et ses iris qui se dilatent sous le coup de la colère en sont la preuve. Ses prunelles sont devenues plus sombres suite à cet entrelacs de mots percutants. A croire qu’il a déjà oublié tout ce qu’il avait pu vivre d’heureux ensemble. Comme si tout s’était arrêté au jour où elle avait refusé de le suivre dans cette folle bataille. Pouvait-il vraiment lui en vouloir d’avoir peur ? Alors qu’elle s’apprête à rejoindre sa petite troupe sur la grande place le dépit l’ayant envahit, Oscar pose finalement son sac, signe qu’il semble prêt à parler. Enfin parler ou quelque chose qui y ressemble… « A quoi tu t’attendais en venant ici ? Que je t’accueil à bras ouverts ? Que je te félicite pour ta belle promotion ? »

D’un mouvement les yeux d’Alcyone se plissent. D’un mouvement sec, comme pour cacher sa colère, elle resserre son étole et croise les bras sur sa veste. Gestes incontrôlés cherchant à dissimuler l’impact des paroles d’Oscar. « Tu n’es pas la bienvenue ici, tu représentes tout ce qui a privé ces gens de leur liberté. » Cette fois, elle le fusille vraiment du regard et un rire amer s’échappe sans qu’elle ne le veuille. « Ouah ! Je ne me savais pas si toute puissante ! » lâcha-t-elle avec sarcasme alors qu’il lui ordonne sèchement de le suivre, l’attirant à l’écart de tous les regards curieux. Au contact de ses doigts calleux sur son poignet, l’image fugace de lui en train de la tirer vers le lac de Poudlard lui revint et s’efface tel un songe alors que ses rires s’estompent en un écho imaginaire. Elle le déteste juste pour ça. Est-elle vraiment la seule à se souvenir de tout cela ? A-t-il vraiment tout rayé du jour au lendemain ? La brutalité qu’elle rencontre dans son regard semble lui prouvait que c’est le cas. « Qu’est-ce que tu attends de moi Alcyone ? » Un instant elle le dévisage. Plus que tout, ces dernières paroles viennent de la heurter, de la blesser. D’un geste sec, elle se dégage de sa poigne et lui rend un coup à l’épaule de ses mains gantées. « Parce que tu crois vraiment que j’attends quelque chose de toi ? » Elle avait haussé le ton sans réellement sans rendre compte. Sa voix légèrement enrouée s’était écrasée dans les airs avec des intonations d’une jeune femme blessée dans son orgueil. Que croyait-il donc ? Qu’elle avait un service à lui demander ? Pensait-il réellement qu’elle était si profiteuse ? Si irréaliste ? « Voila donc l’idée que tu te fais de moi ? C’est donc ça ? Je ne suis qu’une répugnante nana du Capitole ? Rien de plus ? Rien c’est ça ?» Elle le fusille du regard. « J’attends rien de toi Scar’ ! Tout simplement parce qu’il y a rien à attendre. Je ne suis pas venue faire une crise de princesse, si c’est ce que tu penses. J’étais là et je t’ai vu. Fallait-il que je t’ignore ? » D’un geste sec, elle arrache les gants qui ornait ses mains, ses précieuses petites travailleuses qui étaient son gagne pain. Elle tira d’une de ses poches son paquet de cigarettes.  Cynique, elle lui jeta alors à la figure ces quelques mots alors qu’elle sortait un cylindre blanc pour le mettre à ses lèvres et l’allumer. « Tu vois, je débecte pas tant que ça la race inférieure. Quoi je te choque ? C’est pas les mots que tu veux m’entendre dire ? » Elle tira longtemps sur sa clope laissant la fumée s’infiltrer au plus loin dans son être espérant que la nicotine allait lui permettre de se détendre instantanément. Elle se dressa devant lui comme pour l’affronter. « Je sais pas, ça te semble dingue que je pense à toi ? Que je m’inquiète ? Que l’idée folle de te sortir d’ici c’est plus d’une fois glissé dans mon esprit ? » Elle s’arrête un instant pour reprendre son souffle. Et se mordit la lèvre. il n’y avait peut-être rien à regretter finalement… Elle secoua lentement la tête dépitée. « Peut-être que c’est plus simple comme ça. Plus simple de me voir comme une connasse pour rayer notre amitié d’un simple geste de la main.» Elle avait juste envie de le secouer. De lui foutre un claque. Lui faire mal histoire qu’il réagisse. Elle se fichait d’attirer les regards de ces abrutis du district cinq qui voyait en elle le mal incarné. Qu’importe si un pacificateur venait la trainer par les cheveux pour troubler l’ordre sur la voie publique. « Putain tu me répugnes. Je voulais juste t’aider. Te proposer de venir travailler au Black Star. Te sortir de là. T’aurais même pu faire tes plans à la con contre le Capitole en interne… Mais avec ta fierté de merde, t’en as juste rien à carrer c’est ça ? »

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Oscar C. Diggory
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Re: We don't lose friends ❣ Scarcyone   
Lun 28 Déc - 17:11


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L’éclat de ses iris pénètre mon âme avec douleur. L’irritation et la colère baignent son regard de biche alors que mes propres prunelles lui renvoient un mur sévère. Ses premiers mots claquent dans le froid environnant, lanière de cuir contre mon cœur déjà mille fois meurtri. « Parce que tu crois vraiment que j’attends quelque chose de toi ? » Le ton légèrement plus haut de sa voix trahi ses émotions profondes, mes mâchoires se contractent un peu plus alors que ses mains gantées viennent heurter son épaule. La scène pourrait être tirée de mes pires cauchemars, la belle Alcyone cherchant à se défendre comme une lionne en cage. J’ai beau chercher dans mes souvenirs, jamais je n’ai vu chez elle une telle hargne envers moi. « Voila donc l’idée que tu te fais de moi ? C’est donc ça ? Je ne suis qu’une répugnante nana du Capitole ? Rien de plus ? Rien c’est ça ? » Son regard me fusille avec une force mauvaise que je ne lui reconnais plus. Même ses propos me semblent irréels, mais je n’ai pas le temps de la reprendre que déjà, d’autres morsures s’échappent de ses lèvres pour venir dévorer mon être. « J’attends rien de toi Scar’ ! Tout simplement parce qu’il y a rien à attendre. Je ne suis pas venue faire une crise de princesse, si c’est ce que tu penses. J’étais là et je t’ai vu. Fallait-il que je t’ignore ? » Mes yeux roulent au ciel face à tant de mauvaise foi de sa part. Comment peut-elle simplement imaginer tout ceci derrière les rares mots que je lui ai lancé jusqu’ici ? Alors que pour sa propre protection je l’ai éloigné de la masse écorchée des sorciers du District 5 ? Son discours me mord la peau plus durement que ne pourra jamais le faire le vent du Nord. Nerveuses, ses petites mains blanches sortent un paquet de cigarettes de sa poche et mes yeux se plissent un peu plus. Une mauvaise habitude qu’elle a prise il y a quelques années que je n’arriverai jamais à comprendre, mais qui est signe chez elle d’une profonde anxiété. « Tu vois, je débecte pas tant que ça la race inférieure. Quoi je te choque ? C’est pas les mots que tu veux m’entendre dire ? » Mes dents grincent tout en lâchant un « Alcyone arrête » sec mais dénué de toute animosité. Comme si la sorcière ne l’avait pas entendu elle se contente de tirer longuement sur sa cigarette et déjà des volutes de fumée âcre s’enroulent autour de nous. D’un geste de buste elle se redresse soudain, plus droite que jamais elle me fait face dans une attitude de défi que je ne comprends pas. « Je sais pas, ça te semble dingue que je pense à toi ? Que je m’inquiète ? Que l’idée folle de te sortir d’ici c’est plus d’une fois glissé dans mon esprit ? » Un frisson parcourt mon échine alors que mes iris cherchent les siennes. Me faire sortir d’ici ? Nous sommes-nous donc à ce point éloignés l’un de l’autre pour qu’elle puisse seulement songer que je souhaite sortir d’ici en laissant derrière moi tous les autres ? « Peut-être que c’est plus simple comme ça. Plus simple de me voir comme une connasse pour rayer notre amitié d’un simple geste de la main. » Son agitation est complète et répond parfaitement à la mienne alors que je détourne le regard sur ses derniers mots accusateurs, cruellement froid et dénué de la moindre parcelle de vérité. Un souffle de colère désabusé embrase à nouveau mon cœur alors que la tristesse imprégnée de déception s’enroule autour de mes cils. « Putain tu me répugnes. Je voulais juste t’aider. Te proposer de venir travailler au Black Star. Te sortir de là. T’aurais même pu faire tes plans à la con contre le Capitole en interne… Mais avec ta fierté de merde, t’en as juste rien à carrer c’est ça ? » Mon visage se tourne à nouveau vers elle, mes iris flamboient d’une force terrible alors que je m’approche d’un geste sec de son visage de poupée. « Alcyone arrête tout ceci est ridicule ! » Dans tous mes muscles je sens mon sang bouillir et trembler de fureur. « Réserve ton venin à d’autres que moi, je n’ai que faire de ton sarcasme et de tes mensonges venus de je ne sais où. Comment peux-tu penser une seule seconde que je te considère comme une servante de Voldemort ? Tu es bien trop intelligente pour cela. » Mes mains tremblent de plus en plus alors que toute ma frustration retenue depuis ces derniers mois ressurgie dans toute sa fureur. « Je te retourne ces questions Alycone ! Comment peux-tu penser que j’ai fait un trait sur notre amitié d’un seul revers de main ? Je pensais que tu me connaissais mieux que cela. Mais je me suis trompé. Tu venais ici pour me proposer un poste dans ton cabaret ? Comment as-tu pu seulement penser que je laisserais tout le monde derrière moi ? Si j’avais jamais pensé comme cela je ne serais pas là aujourd’hui et chaque jour passé sur ces terres arides me font dire que j’ai fait le bon choix. Crois-tu que je pourrais jamais laisser Cédric ici tout seul ? Pour qui me prends-tu Alcyone ? Peut-être bien que tu n’as que ton intérêt à servir, mais ici nous agissons pour la survie de tous, pour les jeunes sorciers qui n’ont même pas l’âge de parler. Comment peux-tu penser que je voudrais sauver ma propre peau et pouvoir me regarder dans un miroir ensuite ? » Les vannes tant retenues semblent avoir lâchées pour de bon, pour la première fois depuis des mois ma langue se délie, déversant un flot plus ou moins cohérent de ressentis et d’une tristesse mêlée du courage des désespérés. Je n’ai même pas le temps de me demander si Alcyone, cette amie-sœur de Poudlard, a jamais été au courant de la naissance de Cédric, survenue juste avant la mort de Dumbledore, si elle sait la disparition d’Amos. Seule la douleur résonne dans mon être face à sa colère et sa désillusion. Soudain ma voix se calme à nouveau, mes épaule se redressent elles aussi et avant même d’avoir cherché à retenir les mots piquants, ma voix résonne à nouveau. « Ce n’est pas que de la fierté mal placée Alcyone, j’ai été profondément déçu lorsque à l’intérêt commun tu as préféré le tient, ta réussite et ta gloire. Je dois t’avouer que je te pensais plus sensée que cela. » Et pourtant, je sais au fond de moi que je voudrais pouvoir trouver la force de lui pardonner, de serrer ses frêles épaules et de retrouver cette complicité qui nous unissait avant…Il y a si longtemps…


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Alcyone L. Yaxley
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Re: We don't lose friends ❣ Scarcyone   
Lun 4 Jan - 3:14


   
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ft. Oscar & Alcyone۰ District Cinq.

   


Lentement, les vieux souvenirs semblent s’envoler en éclats. Devant les mots qui s’échappent entre eux, l’amitié ternie semble loin. Trop loin. S’ils la frôlaient encore du bout des doigts, elle semble s’envoler. S’évaporer lentement. Des districts les séparent, les années aussi. A croire que plus rien ne les unit et que leurs différences qui les attachaient en une amitié presque fraternelle n’existait plus. Ils n’étaient plus du même monde. Alcyone avait appris à évoluer dans son monde de requins. Le Capitole était son territoire. La-bas, on l’appréciait ou on se devait de le faire. Juste à cause de son nom. Six lettres qui faisaient d’elle, une sang-pur faisant parti du registre des vingt-huit. Si dans cette liste des plus vieilles familles, il y avait des traitres, la plupart d’entre eux étaient de deux qu’il fallait fréquenter au Capitole. Si au départ ça l’écoeurait, elle y avait pris goût, trouvant la faille pour ses propres avantages. Si regarder les Blood Games n’étaient pas l’une de ses activités, il fallait avouer qu’elle profitait du système. Lorsqu’elle regardait Oscar et ce qui lui était advenu, elle ne regrettait pas son choix. Son manque de courage et d’éloquence selon Lui. Mais qu’importe, elle préférait sa place plutôt que la sienne.

« Alcyone arrête » Le regard sombre de la jeune femme le fusille. Elle le cherche, le provoque. Après tout, autant faire éclater la dispute devant son silence. Autant que cela explose, virevolte et qu’ils en finissent une bonne fois pour toute. C’est un petit jeu, idiot. Son silence l’énerve. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il lui saute au cou, mais à ce qu’il soit si froid ? « Réserve ton venin à d’autres que moi, je n’ai que faire de ton sarcasme et de tes mensonges venus de je ne sais où. Comment peux-tu penser une seule seconde que je te considère comme une servante de Voldemort ? Tu es bien trop intelligente pour cela. » Il s’est rapproché, mais pas une seule fois l’ancienne Serpentard a songé à reculer. Elle observe ses mains qui tremblent à cause des propos qu’elle lui a jeté au visage. Elle lui a insufflé sa colère, sa déception. Elle espérait juste le récupérer. « Je te retourne ces questions Alycone ! Comment peux-tu penser que j’ai fait un trait sur notre amitié d’un seul revers de main ? Je pensais que tu me connaissais mieux que cela. Mais je me suis trompé. Tu venais ici pour me proposer un poste dans ton cabaret ? Comment as-tu pu seulement penser que je laisserais tout le monde derrière moi ? Si j’avais jamais pensé comme cela je ne serais pas là aujourd’hui et chaque jour passé sur ces terres arides me font dire que j’ai fait le bon choix. Crois-tu que je pourrais jamais laisser Cédric ici tout seul ? Pour qui me prends-tu Alcyone ? Peut-être bien que tu n’as que ton intérêt à servir, mais ici nous agissons pour la survie de tous, pour les jeunes sorciers qui n’ont même pas l’âge de parler. Comment peux-tu penser que je voudrais sauver ma propre peau et pouvoir me regarder dans un miroir ensuite ? » Les yeux de la brune se lèvent vers le ciel à ses propos. Quel honneur. Quel chevalier. Il a toujours été ainsi après tout. A une époque, c’est ce qu’elle aimait chez lui. Mais à présent ? Maintenant qu’elle le voulait pour elle toute seule ? Egoïstement caché dans son cabaret… Elle se fichait du reste. Alcyone aimait briller. L’Etoile aimait être un centre de gravité autour duquel on tournait sans se lasser. Elle aurait aimé récupérer Oscar avec elle. Celui qu’elle avait tant chérit. Visiblement, elle ne comptait pas tant que cela à ses yeux. Ceux d’ici avaient plus d’importance qu’elle, que leur amitié perdue. « Ce n’est pas que de la fierté mal placée Alcyone, j’ai été profondément déçu lorsque à l’intérêt commun tu as préféré le tient, ta réussite et ta gloire. Je dois t’avouer que je te pensais plus sensée que cela. » L’Héritière des Yaxley pinça le filtre de sa cigarette entre ses lèvres. Ces dernières paroles la blessèrent plus qu’elle ne l’aurait voulu. Elle resta un instant silencieuse, observant ce qui était à portée de vue. Et ce qu’elle voyait ne lui faisait pas regretter ses choix. Peut-être pas les plus éthiques, les plus preux. Mais au moins, elle avait évolué et était presque libre de vivre sa vie comme elle l’entendait. « C’est trop difficile pour toi de comprendre que ce choix n’était pas facile pour moi ? » finit-elle par souffler. Bien sûr qu’elle aurait aimé assumer ses opinions. Mais même sa relation avec William, elle l’avait caché de peur des réactions de sa famille. Cela n’avait pas manqué lorsque sa cousine s’était rendue compte qu’ils étaient ensemble. Elle aurait été capable du pire. Pas seulement envers Alcyone, mais envers Will. Envers ses proches qu’elle aurait jugé peu digne. Certes avoir une famille influente était une bénédiction. Tant que vous n’alliez pas contre eux… Dire qu’Erèbe était le présentateur des Blood Games… Les Yaxley étaient irrémédiablement associés à ce carnage. « Je n’ai même pas envie de m’expliquer. Encore moins de me justifier. Mais je vais te dire une seule chose Oscar. » Un frisson parcouru l’échine d’Alcyone. Il n’avait strictement rien compris. A l’époque, elle avait eu peur de le suivre. De tout quitter. Pas une seconde elle avait penser à sa réussite comme il l’accusait. Cela avait été juste la peur de l’inconnu. Pouvait-on vraiment lui reprocher ? Pouvait-on lui reprocher d’avoir eu peur d’être seule ? Car même si l’entente avec sa famille n’était pas parfaite, ils étaient un repère. Etrange et particulier, mais c’était grâce à eux qu’elle avait évolué. Evolué avec des idées tranchées et violentes. Pas comme Oscar qui avait grandi dans la tolérance et pour qui ce genre de révolte semblait être une évidence. « Toi non plus, tu ne connais pas pour m’accuser de ça. » Alors qu’elle terminait sa phrase, elle aperçut une silhouette qui s’avançait vers eux. Etrangement familière. Les yeux sombres de l’Etoile se plissèrent pour mieux la voir. « Prewett ? » Evidement. Son regard passa de l’un à l’autre une ou deux. Un sourire désabusé étira ses lippes. « Evidement… » Alcyone écrasa avec lenteur son mégot contre un arbre et rangea le filtre dans une de ses poches. « Je m’incline devant la perfection incarnée…» Elle fit mine de s’abaisser cachant derrière ses sarcasmes la douleur qui lui vrillaient les entrailles. Elle détourna le visage, refoulant les larmes qui vinrent un instant lui piquer les cils. Juste le temps de se reprendre. Un peu loin en contre bas, les équipes techniques se dépêchaient déjà de ramasser la plupart du matériel. « Je dois y aller, mon transplanage va bientôt s’enclencher. » Elle se tourna alors vers Oscar et planta ses iris dans les siennes. « On a plus rien à se dire de toute façon. » Elle avait envie d’ajouter un ’n’est-ce pas ?’ à la fin de sa phrase. Comme s’il allait saisir la perche au vol, comme s’il allait lui que non, il fallait qu’elle reste et qu’elle lui manquait. Comme s’il allait oublier toutes les barrières qu’il avait érigé entre eux parce que non, elle n’était pas parfaite. Parce que non, elle n’avait jamais été une des plus courageuse…

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LIVE AND LET DIE
When you were young and your heart was an open book, you used to say live and let live. You know you did. But if this ever changin world in which we live in makes you give in and cry say live and let die. Live and let die.
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