Bite the (silver) bullet (Greybou)

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Bite the (silver) bullet (Greybou)   
Lun 12 Oct - 19:02

Bite the (silver) bullet
Quand on parle du loup...

Fenrir & Desdemona
Aujourd'hui, il n'y avait pas grand-chose à faire à l'hôpital. Le médicomage auquel Desdemona servait d'assistante n'était pas là. Il avait pris quelques jours. Du coup, la jeune femme pouvait vaquer à ses occupations comme elle l'entendait. Plus ou moins, en tout cas. C'est pourquoi elle était allée rejoindre l'équipe de chercheurs qui devaient mettre au point une potion pour calmer le loup, chez les loup-garous, et leur permettre de vivre une pleine lune poilue mais sans férocité. C'était un grand progrès, dans le monde de la médecine magique. Un pas de géant. Mais encore fallait-il que la potion soit efficace sur la durée. Pour le moment, le mélange était encore plutôt instable. Des fois, il fonctionnait, et des fois, il ne fonctionnait pas. Par moment, il fonctionnait une grande partie de la nuit, à d'autres, il fonctionnait à peine dix minutes.

D'ordinaire, Desdemona n'aurait pas été plus concernée que cela. Oh, elle aurait apprécié apporter son aide, là n'était pas la question, mais il n'y avait pas d'urgence à ce que la potion soit finie. Il n'y avait rien qui la concernait personnellement.

Oui, mais ça, c'était avant. Avant lui. Cette bête innommable qui prenait plaisir à la souffrance d'autrui. Cette bête sauvage qui laissait des scènes de carnage derrière lui. Elle l'a rencontré la première fois à l'hôpital. Elle ne savait pas vraiment qui il était, ne le connaissant que par des rumeurs. Elle avait malgré tout conçu une certaine peur, à son égard. Mais cette peur s'était effacée sous la compassion, quand elle a vu que les médicomages évitaient soigneusement d'aller le voir. Elle était peut-être égoïste, mais la souffrance des autres était son point faible. Ça, et la famille.

Elle avait demandé l'autorisation à son supérieur, et il l'avait mise en garde. Il l'avait prévenue, mais elle n'a vu que les entailles et le sang qui suintait, à ce moment-là. Elle a écouté, mais elle n'a pas vraiment entendu. Elle s'est donc proposée pour le soigner. Et au fil de ses visites à l'hôpital, elle s'est rendue compte de sa férocité. Mais, se disait-elle, c'était le loup, ce n'était pas vraiment lui. Pauvre petite chose naïve.

Pour essayer de l'aider, elle lui a fait ingérer une des versions les plus stables de la potion tue-loup. Elle croyait bien faire, Desdemona. Elle croyait...

Depuis ce jour, il lui "demandait" de faire avancer les recherches, de faire en sorte que la potion soit stable. Elle avait refusé, au début. Elle avait peur de lui, certes, mais elle ne pouvait pas grand chose pour cette potion. Elle n'était que médicomage assistante. Elle avait tenu bon, quelques temps. Et puis, quelques mois auparavant, il y avait eu le déclic. Un événement qui, s'il ne la touchait pas elle, avait touché un membre de sa famille. Celui qu'elle aimait le plus, qui était le plus proche d'elle. Son frère.

Un matin, il était arrivé, sanguinolent, couvert de morsures et de griffures. Elle était de garde cette nuit-là, et elle allait partir. Mais quand elle l'a vu, elle est restée. Elle l'a soignée, avec patience et délicatesse. Et elle a appris ce qui lui était arrivé. Il l'avait mordu. Elle était sûre que c'était lui, elle ne voyait pas d'autres explications. Son frère était un mangemort, elle le savait. Et les loup étaient censés être leurs alliés.

Depuis, elle avait cédé. Elle travaillait sur cette foutue potion tue-loup dès qu'elle en avait l'occasion. Mitigée, elle s'exécutait pour le bien de son frère. Elle ne voulait pas qu'il en prenne, parce qu'il était bien trop psychopathe pour ça. Mais elle voulait que son frère puisse vivre ses nuits de pleine lune en paix.


Beauregard ! T'as ton patient favori qui vient d'arriver. Et personne ne veut le prendre en charge...

Un soupir quitta les lèvres de la blonde. Elle reposa l'éprouvette qu'elle tenait, nota soigneusement ses observations, et rangea son plan de travail. Elle ne l'aimait pas particulièrement, mais personne ne voulait avoir affaire à lui, et malgré toute la peur et la haine qu'elle éprouvait à son égard, il restait un patient. Son serment, et sa conscience, l'obligeaient à se dévouer.

Elle remonta les couloirs à pas lents, rajustant machinalement la blouse blanche qui couvrait son corps. Sa baguette était rangée dans un étui, à sa ceinture. Elle la tripota nerveusement en arrivant en vue de la salle d'examens du premier étage. Il était là. Elle le savait en voyant les alentours déserts de la salle. Prenant une grande inspiration pour essayer de calmer les battements de son coeur, et de refréner cette rage qu'elle sentait monter, qu'elle sentait disputer son coeur à la peur, Desdemona pénétra dans la pièce.

Greyback...

Son timbre de voix se voulait froid, mais elle ne pouvait empêcher la tourmente de ses émotions de s'y faire ressentir. Elle posa sur lui un regard où se mêlait la hargne, la rancœur et un soupçon de crainte. Sans rajouter autre chose, elle ouvrit l'armoire qui contenait de quoi essuyer les plaies et de quoi les désinfecter. Elle agissait presque à reculons, à présent, n'ayant toujours pas digérer le fait qu'il se soit attaqué à son frère. Il n'y avait aucune preuve matérielle, mais elle en était certaine.
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Re: Bite the (silver) bullet (Greybou)   
Jeu 15 Oct - 1:06
Bite the (silver) bullet


Le Loup s’accota à un muret et sortit un paquet de cigarette de sa poche. La lune éclairait le ciel et demain, elle serait à son paroxysme. Les nerfs de la bête tiraillait les entrailles de l’homme. Un plaisir bestial et sournois l’envahissait. C’était toujours ainsi la veille de la pleine lune. Le canidé s’emparait de son être une fois par mois s’exprimait dans les moindres pores qui parcouraient sa chair. D’un mouvement léger de baguette, il alluma la cigarette qu’il tenait  entre son pouce et son index. La fumée ne parvenait même plus à le détendre. A ce stade, il valait mieux deux ou trois verres de Whisky Pur Feu et encore… Les lèvres charnues du loup agrippèrent le filtre alimentant l’incandescence de l’ovale orangé, les cendres venant s’accumuler. Ces dernières tombèrent sur son jean. Du revers de la main, il les rejeta à terre, laissant une trace sur le tissu déjà boueux.

Quelques heures plus tôt, Fenrir avait assisté au rite de passage d’un Loup. Une gamine, une forte tête qui s’en était pas trop mal sortie. A défaut d’un canidé pour la poursuivre dans cet entraînement, il s’y était collé lui-même. A ses yeux, les femmes ne pouvait-être traitées de la même façon que les autres. Il avait vu sa soeur mourir sous les crocs de son oncle. Alors si l’entrainement n’était pas moins dur, ni moins long pour les filles, il était tout de même différent. Greyback n’avait d’ailleurs pas fait de cadeaux à sa cousine puisque c’est ce qu’elle était. Elle avait sûrement un bras de cassé à l’issu de leur combat mais il avait été agréablement surpris par sa ruse et l’instinct dont elle avait su faire preuve. Et surtout, elle ne l’avait pas laissé repartir sans être blessé. La louve l’avait mordu à plusieurs reprises et à plusieurs endroits. Si sur le moment il avait décidé de ne pas se faire soigner ayant d’autres priorités en tête, il devait reconnaitre en cette soirée que quelques unes de ses plaies se faisaient douloureuses. Certaines même semblaient s’être infectées. Greyback était réputé pour sa brutalité et comme le disait le proverbe : il n’y a pas de fumée sans feu. Le loup était un incendie ravageur et la fumée était épaisse, dense. Etouffante.

Le loup écrasa d’un geste nonchalant sa clope sur le mur et se terra dans le noir silencieusement. Seul un oeil averti aurait pu détecter sa présence. Même sa respiration se faisait imperceptible. Il sentait le grondement du loup en lui. Il avait envie de sortir et de prendre le contrôle, de tout dévaster sur passage. C’était peut-être le seul regret de Fenrir. Ne pas pouvoir se contrôler lorsqu’il devenait un loup garou. Cette frustration allait peut-être se combler grâce à une jeune médicomage en devenir. La seule qui avait pris le pli de le soigner puisque tous les autres le fuyaient sans scrupule. Penser que le Loup lui serait reconnaissant était une grave erreur. Au contraire. Il s’amusait de cette faiblesse qu’elle avait éprouvé en face de lui, ce salopards sanguinaire. Trop douce pour s’imaginer qu’il était juste un taré, elle avait voulu l’aider en lui faisant prendre une potion pour calmer le loup qui était en lui. Cela avait duré, quoi, quelques minutes ? Quinze tout au plus. Mais cette sensation de libre pensée alors qu’il était devenu la bête l’avait enivré comme jamais. Il avait été durant ce laps plus destructeur qu’il ne l’avait été jusqu’à lors. Bien rapidement, il avait fait le rapprochement entre Beauregard et cette chose insensée. Alors il lui avait demandé la potion, de recommencer, de mieux la travailler. Si dans un premier temps elle s’y était refusée, choquée par l’être insensible qu’il était, il avait trouvé le moyen de pression. Il lui avait dit. Il l’avait menacé. Elle et ses proches. Et comme elle n’en avait fait qu’à sa tête, son frère avait fini entre les canines de sa mâchoire acérées.

D’un pas lent, il finit par pénétrer dans l’hôpital. Les médicomages détournèrent rapidement le visage alors qu’ils le reconnaissaient. Il s’installa dans un coin de la salle d’attente sans s’inquiéter davantage. Elle viendrait, c’en était certain. Un homme l’invita à rejoindre une salle d’examen. Greyback ne lui adressa même pas un mot. Pas même un regard. Il alla alors s’asseoir sur la table qui servait à ausculter les patients. Au bout de quelques minutes, elle finit par apparaitre. « Greyback… » Il avait sentit son odeur plusieurs secondes avant son arrivée. Le flot de ressentiments qu’elle éprouvait parvenait jusqu’à lui dans grande difficulté. Ses doigts blessés attrapèrent son t-shirt noir alors qu’elle cherchait de quoi le soigner. Il le retira sans gêne dévoilant les blessures laissées par sa cousine. « Beauregard… » Ses iris la scrutèrent alors qu’elle se tournait vers lui. Un sourire malin étira ses lippes alors qu’elle observaient ses blessures où d’autres multiples cicatrices se trouvaient déjà. « Comment va votre frère ? J’ai … su ce que qui lui était arrivé. » Sa voix rauque et trainante avait fendu les airs avec brutalité. Il se redressa brusquement alors qu’elle se penchait pour s’attaquer à une de ses blessures. « J’imagine qu’à présent, la potion risque d’avancer plus rapidement. »

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Re: Bite the (silver) bullet (Greybou)   
Jeu 15 Oct - 16:20

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Quand on parle du loup...

Fenrir & Desdemona
Alors qu'elle prenait le matériel dont elle avait besoin dans l'armoire, elle l'entendait bouger. Elle ne se retourna pas cependant, préférant concentrer son attention sur le désinfectant qu'elle saisissait. Elle s'obligeait à rester à calme, à ne pas laisser exploser la colère qui grondait en son sein. Elle se doutait qu'il devait la sentir, tout comme il pouvait sentir sa peur -toujours présente mais tapie au fond de son être. C'était un loup, après tout, et ne sont-ils pas réputés pour avoir des sens plus développés que la moyenne ? L'animal en lui devait bien lui apporter cela.

Finalement, comme elle n'avait plus rien à prendre dans l'armoire, et qu'elle manipulait le flacon de désinfectant depuis quelques instants sans rien en faire, elle dû se résoudre à s'intéresser à son patient. Ses prunelles évitèrent de se vriller dans celle du sorcier, préférant évaluer les dégâts physiques pour lesquels il venait la voir. Elle ne sourcilla ni ne grimaça, et ignora superbement tout ce qui n'était pas du sang ou des entailles. Elle se coulait dans le rôle de la médicomage à présent. Voudrait-elle lui faire du mal qu'elle ne le pourrait pas. Ou bien, elle se sentirait obligée de le soigner juste après. Un cercle vicieux dans lequel elle ne voulait pas plonger. Qu'il reste le moins longtemps possible, ça lui serait bien plus agréable.

Beauregard… Comment va votre frère ? J’ai … su ce que qui lui était arrivé. J’imagine qu’à présent, la potion risque d’avancer plus rapidement.

Il mettait sa patience à rude épreuve, aujourd'hui. Elle n'était pas aussi irritable, en temps normal. Mais le sujet de son frère était quelque chose de sensible encore. Elle ne digérait pas la chose. Son frère essayait par tout les moyens de la convaincre que ce n'était qu'un accident, que jamais un loup n'aurait attaqué volontairement l'un des fidèles du Lord. Mais elle savait, elle. Elle en était persuadée. Après les menaces qu'il avait proféré, elle voyait cet accident comme l'exécution de ce qu'il avait promis. Comme un moyen de pression supplémentaire sur ses frêles épaules.

Oui, persifla-t-elle avec tout le venin dont elle était capable. J'imagine en effet que vous avez fini par savoir ce qui était arrivé.

Si sa voix était acide et aigre, ses gestes se trouvaient à l'opposé. Elle ne pouvait s'empêcher d'avoir la main sûre et douce, malgré la rancœur qui suintait de ses pores. Elle était médicomage avant tout, et les patients -pour aussi désagréables qu'ils puissent être- venaient pour se faire soigner et non malmener. Elle nettoyait consciencieusement les plaies, réprimant une grimace en voyant l'infection qui caractérisait certaines des entailles.

Je fais ce que je peux pour la potion, grommela-t-elle, affairée à tapoter d'un coton les bords d'une plaie plus profonde que les autres. Mais je ne suis pas Merlin, je ne suis pas non plus un Maître des Potions...

Sa tête blonde était penchée vers lui, aussi n'eut-elle aucun besoin de parler fort et sa voix n'était qu'un mince filet hargneux. Elle s'appliquait à retirer la croûte infectée qui commençait à se former, sans gestes brusques. Son expression concentrée n'avait pas déviée de sa cible, et elle ignorait superbement le visage de son homologue.

C'était vous, n'est-ce pas ? Lança-t-elle abruptement, en dirigeant soudain ses prunelles vers les traits du loup. Ce n'était pas un accident, j'en suis persuadée.

Sa voix était dure, et accusatrice. Il n'y avait aucune preuve le reliant à cet accident, mais elle le sentait jusque dans la moindre des fibres de son être. La coïncidence était trop éhontée pour en être une. Même s'il niait, elle n'en démordrait pas.

Elle s'éloigna brusquement, ayant fini son nettoyage préliminaire, et attrapa le flacon de crème nettoyante. C'était la dernière innovation du laboratoire en date, dûment testée et approuvée. Elle imprégnait la chair et faisait ressortir les impuretés qui se cachaient au fond des blessures.

Fronçant les sourcils, elle dévissa le couvercle et y plongea ses doigts. Une noisette de crème sur le bout de l'index, elle l'appliqua sur les plaie les plus superficielles en premier. La pulpe de ses doigts agissait avec douceur alors même qu'elle aurait eu envie de se montrer âcre et rogue. Sa peau était directement en contact avec celle du lycanthrope. Il n'y avait que les moldus pour porter des gants dans les hôpitaux. Les médicomages, eux, n'en avaient pas besoin. Une simple potion, avant consultation, prévenait de toute contamination par l'infection du patient. Et des sortilèges étaient en permanences lancés pour stériliser les plaie.

Vous êtes vraiment pire qu'un psychopathe, souligna-t-elle. Les prédateurs naturels, au moins, font ça pour se défendre ou pour se nourrir. Mais vous... Elle releva ses prunelles claires vers le loup, sans même chercher à masquer sa peur ou sa colère. Vous, vous êtes délibérément cruel. Vous vous gorgez de massacres et de bains de sang.

Elle plissa les yeux en une moue de dégoût. Elle ne tolérait pas pareille cruauté, et c'est d'ailleurs pour ça que son frère lui avait conseillé de ne pas s'engager chez les mangemorts comme elle voulait le faire pour être toujours près de lui et le protéger. C'est pour ça qu'elle avait suivi la voie de la médicomagie au lieu de celle des mangemorts. Au moins, elle pourrait soulager les gens de leurs maux, et elle pourrait soigner son frère s'il lui arrivait quelque chose.

Mais jamais elle n'aurait songé à ce cas de figure. Jamais elle n'aurait pu imaginer que Faust se fasse mordiller les mollets, par un tel monstre.

Que croyez-vous que cela vous apporte ? Demanda-t-elle, cherchant sincèrement à saisir le but qui animait le loup. Vous n'en êtes que plus craint et haï. Cela ne vous pèse-t-il pas, à la longue ?

Elle secoua la tête. Elle tentait de comprendre, mais doutait d'y arriver. Reprenant une noisette de crème, elle recommença l'opération avec une autre plaie, rapprochant son visage concentrée de la présence de son patient. Pendant que la seconde application agissait, l'ancienne aiglonne attrapa un bout de coton pour saisir les impuretés qui venaient d'être rejetées par la première. De cette manière-là, les plaies seraient saines pour la cicatrisation. Les plus superficielles ne laisseraient même pas de cicatrices. Mais elle se doutait bien, à voir les nombreuses stigmates blanchâtres qui barraient le torse du loup, qu'il se fichait d'une balafre de plus ou de moins.

Non, ne me dites rien, en fait, lâcha-t-elle après quelques secondes. Je pourrais continuer à vous haïr sans me sentir coupable, au moins.
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Re: Bite the (silver) bullet (Greybou)   
Dim 18 Oct - 23:39
Bite the (silver) bullet



Son regard de loup observait la main de la Médicomage qui s’employait nerveusement à agiter une bouteille d’une potion quelconque. Elle s’agitait dos à lui, entre compresses et solutions pour s’attaquer à ses plaies sans jamais oser se tourner vers lui. L’affronter. Faire face à la bête sauvage dont l’amère réputation ne faisait qu’enfler avec le temps. Il n’était, d’ailleurs, pas innocent à toutes ses rumeurs. Il était tellement aisé de faire courir les bruits que l’on voulait. Au Capitole, tous ces petits sang-purs étaient en quête d’aventures, de folies dans leur vie tranquille et rangée. Alors avoir un loup garou au sein même de leur demeure… il y avait de quoi captiver leurs conversations… Afin d’attirer son attention et surtout lancer l’un de ses sujets favoris, il lui parle de son frère récemment devenu un loup lui aussi. Et pas n’importe lequel. Un hybride provenant directement de Greyback. Créé par l’Alpha en personne. Et rageusement abandonné à son triste destin pour forcer sa jolie soeur à magner ses recherches concernant le tue-loup. « J’imagine en effet que vous avez fini par savoir ce qui était arrivé. » Un sourire mesquin étira les lippes de Greybou alors que le ton de la voix de Desdemona se faisait persiflante.  Elle se contentait pourtant de nettoyer toutes les blessures qui ornaient son torse et son ventre sans laisser passer la colère. « Je fais ce que je peux pour la potion. Mais je ne suis pas Merlin, je ne suis pas non plus un Maître des Potions… » Fenrir chercha un instant son regard sans y parvenir tant elle était concentrée sur une plaie à moitié cicatrisée mais pleine d’impuretés et qui suintait légèrement. Le silence s’était étendu dans la pièce et seuls les mouvements de Beauregard se laissaient entendre. Puis soudainement elle lâcha. « C'était vous, n'est-ce pas ? Ce n'était pas un accident, j'en suis persuadée. » Un rire rauque s’échappa de la gorge du loup. Moqueur et acide. Le dédain transperçait sa tonalité sans aucune gêne. Rien ne choquait Greyback. Prendre une vie, en écorcher une autre jamais, où était le problème ? « Vous êtes vraiment pire qu'un psychopathe. Les prédateurs naturels, au moins, font ça pour se défendre ou pour se nourrir. Mais vous… Vous, vous êtes délibérément cruel. Vous vous gorgez de massacres et de bains de sang. » Un sourire satisfait s’afficha sur son visage alors qu’elle tentait d’une manière étrange de faire remonter une conscience en lui. Son âme était partie il y a bien longtemps, lorsque sa soeur s’était faite tuer par son oncle durant un rite initiatique.

Sa main, elle même couvertes de quelques plaies, se leva pour attraper une mèche de cheveux de Beauregard. Il avait le même reflet doré que Lua. Il observa un instant sa chevelure soyeuse avant de la relâcher.  « Que croyez-vous que cela vous apporte ? Vous n'en êtes que plus craint et haï. Cela ne vous pèse-t-il pas, à la longue ?… Non, ne me dites rien, en fait. Je pourrais continuer à vous haïr sans me sentir coupable, au moins. » Sa respiration se fait sifflante. La jeune femme vient de le dépeindre avec précision et pourtant, elle ne se gêne pas pour lui dire le fond de ses pensées. Est-elle un brin suicidaire ? Ou bien sait-elle justement qu’il a trop besoin d’elle pour faire avancer cette putain de potion ? Elle a sûrement mis de côté le fait qu’elle a des amis, de la famille… Doucement un doigt du loup vint se glisser le long de son épaule par dessus le tissu immaculé de sa blouse. Geste d’une lenteur exagérée, déplacée. Arrivé au niveau de son poignet, ses doigts se resserrent. Se pressent avec douleur. Ils l’incitent à appuyer sur la plaie qu’elle est en train de soigner sur son ventre et y enfoncent presque ses premières phalanges sans même sourciller face à la douleur. Un souffle roque s’échappe de sa gorge avec une certaine félicité.  « Je ne ressens rien. Pas même la douleur. Physique, morale, aucune attaque ne me touche. » Une chaleur imprègne à présent leurs doigt tandis que le liquide vermeille se met à couler lentement. Avec un plaisir malsain, il la force à triturer davantage cette blessure, l'obligeant à le blesser. D’un mouvement brusque, il se redresse et l'attire vers lui pour qu'elle soit forcée de se baisser et qu’elle l’entende susurrer ces mots. « Au fond de toi, tu rêves d’être comme moi. Tu te répugnes à rester douce et compatissante alors que tu pourrais me torturer à ta guise avec tes petits doigts agiles. » D’un geste lent, il libère sa main et lui saisit le menton. De son pouce, il caresse sa lippe inférieure, laissant le sang teinter sa muqueuse comme un rouge à lèvre aurait pu le faire. « Le gout du sang, Beauregard. Quand tu le gouttes, c’est un poison, une drogue. » Sa main se met alors à glisser le long de son cou et, du bout du doigt, il dessine le sillon de son artère, dont le pouls semble avoir pris un rythme bien trop rapide. « Tu ne crains pas de t’attaquer à un Greyback ? » Ses iris se plongent avec impunité dans ses prunelles. A la recherche de ses réactions. Le loup en lui est submergé par ses sentiments qui émanent d’elle avec violence. Haine, crainte, colère, dépit. « Tes craintes, j’aime les sentir. Elles me font sentir vivant. Plus fort. Elles m’enivrent. » Sa main se resserre alors autour dans son cou gracile, juste assez pour lui faire mal, juste assez pour qu’elle suffoque. Il se lève doucement pour la dominer de sa taille, pour s’imposer à elle. Il pose sa main sur sa hanche où se trouve sa baguette. « Sang-pur hein. Pourtant sans baguette, tu n’es bonne à rien. Tandis que moi, le petit Sang-Mêlé, grimpé gentiment au Capitole, avec sa puissance de Loup, peut mettre fin à ta vie sans problème. » Et pourtant, il la relâche brusquement à la suite de ses paroles et l’observe reprendre son souffle. « Pourtant, je ne vais pas te tuer. Tu le sais. Mais si pour que tu fasses ce que je t’ai demandé, je dois décimer jusqu’au dernier des Beauregard, je le ferais. Une parole de Greyback, vaut mille fois celle d’un Sang-Pur. Compte sur moi pour honorer mes promesses. Maintenant soigne-moi puis va me chercher ta potion. J’ai quelques petites … choses à faire demain soir. »

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Re: Bite the (silver) bullet (Greybou)   
Jeu 22 Oct - 18:49

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Quand on parle du loup...

Fenrir & Desdemona
Si elle espérait que son discours puisse atteindre le loup, elle se trompait lourdement. Mais, même si elle le haïssait à présent de toutes les fibres de son être, la médicomage en devenir n'avait pas s'empêcher d'essayer d'obtenir sa rédemption. C'était plus fort qu'elle, c'était plus fort que son ressenti. Elle était viscéralement programmée pour essayer d'aider les gens au maximum. Elle ne supportait pas la souffrance autour d'elle, qu'elle soit physique ou mentale. Elle ne supportait pas les âmes torturées, et voulait les apaiser.

Mais avec lui, c'était peine perdu. Desdemona ignorait encore à quel point ses paroles ne servaient à rien. Elle serra les dents quand la main de Greyback s'approcha d'elle et joua un instant avec l'une de ses boucles de miel, gardant le regard résolument fixé sur la plaie qu'elle nettoyait et sur laquelle elle appliquait un baume désinfectant. Elle rejetait fermement tout ce qui n'était pas des entailles sanglantes à soigner. Elle en ignore même les indices qui pourraient l'éclairer sur la réaction de l'homme, bien qu'elle aurait dû y prêter plus attention. Elle s'efforce de combattre la répulsion qu'il lui inspirait, à cause de sa cruauté, quand il porta à nouveau les doigts sur elle. Il ne pouvait pas lui faire de mal, après tout. Elle était l'une des seule à accepter de le soigner, et à participer activement au développement d'une potion Tue-Loup stable.

Pourtant, ses prunelles s'écarquillèrent quand la poigne de lycanthrope se referma douloureusement contre son poignet. Elle eut un mouvement de recul, cherchant à se soustraire à sa prise, mais il la maintenait trop fermement. Pire, il appuyait contre son abdomen. Horrifiée, la blonde força en sens inverse pour s'échapper de son emprise, mais elle n'était pas assez forte. Inexorablement, la pulpe de ses doigts pénétra dans la blessure qu'elle soignait, sur laquelle elle appliquait son baume. Ses ongles s'enfonçaient dans la chair à vif, écartant les lèvres de l'entaille pour déchirer un peu plus le corps maltraité. Le souffle précipité, Desdemona panique légèrement et lève les yeux vers le loup un instant.

Je ne ressens rien. Pas même la douleur. Physique, morale, aucune attaque ne me touche.

Ce n'était pas humain, n'est-ce pas ? Elle sentait la chair brûlante du loup contre ses doigts, le sang qui coulait de plus belle alors que la force de son patient la forçait à agrandir encore la blessure. Le souffle court, elle ne peut pas se dégager de son emprise et ses prunelles affolées se posent de nouveau sur sa main. Elle voudrait tant retirer ses doigts raidies, forcés de plonger dans la chair à vif. Elle ne peut tolérer d'infliger une telle souffrance à autrui. Mais il venait juste d'affirmer qu'il ne sentait pas la douleur. Son esprit se débat entre deux extrêmes. La crainte de faire souffrir l'un de ses patient, et ce plaisir coupable de charcuter une personne qu'elle haïssait. Elle ne pouvait pas comprendre qu'il ne ressente rien. C'était tellement affreux...

Il ne s'arrête pas là, et sa prise se resserre encore. Elle voudrait s'éloigner, mais il manœuvre pour qu'elle soit au contraire plus proche encore du spectacle effarant de ses doigts inscrits dans sa chair. Elle n'est pas loin de céder totalement à la panique, mais une certaine maîtrise l'habite encore. Aussi elle se retient. Elle se mord la langue pour ne pas hurler, elle se fait violence pour ne pas se débattre et élargir encore la plaie. Mains une petite voix en elle lui souffle au contraire de le faire. Puisqu'il ne ressent pas la douleur, elle pourrait céder au plaisir jouissif de le blesser. La conscience de la Beauregard s'y oppose violemment. La petite voix insiste. Troublée, Desdemona résiste autant qu'elle le peut, ne bougeant pas ses doigts d'un millimètres pour ne pas aggraver encore l'état de son patient malgré la sollicitation de celui-ci.

Au fond de toi, tu rêves d’être comme moi. Tu te répugnes à rester douce et compatissante alors que tu pourrais me torturer à ta guise avec tes petits doigts agiles.

Elle secoue la tête. Elle voudrait nier, s'opposer brusquement à ses dires, mais les mots se coincent dans sa gorge. Parce que ce n'est pas tout à fait vrai. Parce qu'il a en partie raison, mais qu'elle refuse de se l'avouer. Elle ne veut pas être comme ça. Sa respiration se fait plus précipitée encore, alors qu'elle ouvre la bouche pour nier farouchement. Il la relâche à ce moment-là, et Desdemona met un instant à se rendre compte que la prise sur son poignet s'est dégagée. Qu'elle peut ramener sa main vers elle et cesser de fouiller la chair à vif, cesser de maculer sa peau du sang chaud de son patient. Ses prunelles claires, toujours écarquillées, fixent la plaie de laquelle elle retire lentement les doigts. Elle voudrait croire que ce n'est que pour ne pas aggraver la blessure, que ce n'est pas au contraire pour profiter un peu plus de cet instant. Elle ne s'est même pas rendue compte, encore, qu'il avait porté la main jusqu'à son visage pour attraper son menton. Mais elle ne tarde pas à le sentir, et elle relève les yeux. Elle a toujours les lèvres entrouvertes sur les dénégations qu'elle aurait voulu lancer. Son coeur bat follement, et sa gorge est sèche à l'instar de ses lèvres. Machinalement, oubliant le pouce qui vient de glisser sur elles, sa langue passe humecter l'ourlet de sa lèvre.

Le gout du sang, Beauregard. Quand tu le gouttes, c’est un poison, une drogue.

Elle déglutit brusquement, le goût métallique du sang assaillant ses papilles. Ses paupières papillonnent plusieurs fois alors qu'elle ne sait plus quoi faire, quoi ressentir. Horreur et dégoût ? Ou satisfaction jouissive ? Crainte et colère ? Ou encore plaisir coupable ? Sa respiration est presque saccadée quand elle sent la caresse de ses doigts descendre dans son cou. Elle voudrait se reculer, mais ses jambes refusent de bouger. Si elle fait un mouvement, un pas en arrière, ses jambes risquent de refuser de la porter.

Tu ne crains pas de t’attaquer à un Greyback ?

Machinalement, elle soutient le regard du loup. Elle soutient ces prunelles qui vrillent les siennes, qui les sondent. Elle a l'impression qu'elle ne peut rien lui cacher. Qu'il lit en elle comme dans un livre ouvert. Qu'au travers de son regard, il a  accès à ses émotions les plus intimes. Elle aurait voulu qu'il ignore à quel point la situation actuelle la troublait, qu'il avait en partie raison sur ce qu'elle ressentait. Mais c'était peine perdue, à présent qu'il avait fixé ses pupilles dans les siennes. Elle déglutit à nouveau, difficilement, tandis que ses yeux s'écarquillent de plus belle.

Tes craintes, j’aime les sentir. Elles me font sentir vivant. Plus fort. Elles m’enivrent.

Quand il resserre finalement sa prise autour de son cou, l'instinct de la jeune femme réagit enfin. Elle porta une main jusqu'à ce bras qui la maintenait, souillant un peu plus l'homme de son sang encore chaud. Ses doigts agrippent le poignet qui est à sa portée. Ses ongles tentent de le griffer, alors qu'elle ne peut reprendre son souffle. Elle panique de plus belle. Elle n'est plus sûre de ses conclusions. Peut-être qu'au final, il peut effectivement la tuer, qu'il s'en fiche royalement ? Elle ne veut pas mourir. Surtout pas de sa main. Qui prendrait soin de son frère, en son absence ? Qui serait assez fou pour fournir des médicaments aux Districts les moins favorisés ? Qui donc ferait son nécessaire pour accélérer la découverte d'une potion Tue-Loup stable ?

Mais le souffle lui manque de plus en plus. Son coeur bat follement dans sa poitrine. Le manque d'air lui donne l'impression de ressentir intensément chaque battement, chaque afflux de sang dans son corps. Dans ses tempes, dans ses doigts, dans son cou... Elle ne parvenait pas à se libérer. Dans un mouvement de désespoir, sa seconde main s'agrippe au Loup, ses doigts griffent son torse alors que l'air lui manque, qu'elle sent son esprit capituler.

Elle a peur, vraiment peur. Elle ne veut pas mourir. Ses yeux se troublent alors qu'elle cherche à échapper à son étreinte. Ses jambes vacillent quand il se lève. Il est plus menaçant ainsi qu'elle n'aurait jamais pu l'envisager. La crainte refait son apparition, se mêlant à une haine féroce. Elle ne réfléchit plus clairement alors qu'elle tente vainement de respirer.

Sang-pur hein. Pourtant sans baguette, tu n’es bonne à rien. Tandis que moi, le petit Sang-Mêlé, grimpé gentiment au Capitole, avec sa puissance de Loup, peut mettre fin à ta vie sans problème.

La poigne d'acier qui écrasait sa gorge disparaît brusquement. Desdemona ramène ses mains contre elle pour masser sa peau endolorie alors qu'elle prend de profondes inspirations. Elle vacille encore sur ses jambes alors que l'oxygène investit brusquement ses poumons. Le sang, charriant à nouveau l'air tant vital au sein de son coeur, colore ses joues.

Pourtant, je ne vais pas te tuer. Tu le sais. Mais si pour que tu fasses ce que je t’ai demandé, je dois décimer jusqu’au dernier des Beauregard, je le ferais. Une parole de Greyback, vaut mille fois celle d’un Sang-Pur. Compte sur moi pour honorer mes promesses. Maintenant soigne-moi puis va me chercher ta potion. J’ai quelques petites … choses à faire demain soir.

Elle déglutit de nouveau. Ses prunelles de teinte sauge cherchent à éviter celle du Loup. La peur a reprit le dessus. Elle ne veut pas qu'il touche à sa famille. Qu'il la maltraite, si bon lui semble. Mais qu'il se tienne loin des siens. L'inquiétude lui serre le coeur alors que la colère cherche à se frayer un passage. Le souffle toujours précipité, elle reprend en tremblant légèrement le baume qu'elle appliquait jusqu'alors. Avec un coton imbibé de désinfectant, elle nettoie la plaie où ses doigts ont fouillé.

Je tiendrais mes engagement, mais ne t'approche pas de ma famille, souffla-t-elle d'une voix rauque, légèrement brisée.

Le doute, la peur et la rage se disputent son âme tandis qu'elle reprend ses soins. Sa peau finit par reprendre sa teinte pâle, alors que les battements de son coeur se calment. Les gestes familiers des soins l'aident à reprendre la maîtrise de ses émotions. A oublier l'agression dont elle vient d'être victime. A la manière d'une autruche qui plonge sa tête dans le sol pour ne rien voir de ce qui arrive, Desdemona s'immerge dans son rôle de médicomage pour ne pas voir la dangerosité latente de son patient.

Elle ne voulait pas savoir ce qu'il ferait demain soir. Tant que ça ne concernait pas sa famille... Pourtant, une petite voix au fond d'elle lui disait d'essayer de le dissuader. L'ancienne Serdaigle la fit taire, repensant au sort de son frère. Faust devrait vivre une autre pleine lune demain, sans potion stable pour ne pas trop souffrir. Elle grimaça sans pouvoir s'en empêcher. Elle allait donner les derniers échantillons qui venaient d'être faits à un monstre, pour qu'il puisse exercer sa cruauté de façon totalement humaine sur de pauvres innocents, alors qu'elle pourrait faire boire ces potions à Faust...

Tu pourras toujours me menacer, mais ça ne fera pas avancer les recherches plus vite. Et si jamais tu t'approche à nouveau des miens, je pourrais vaincre mes réticences et glisser du poison dans ta fichue potion...

Elle n'avait pas pu s'empêcher de le provoquer à nouveau, pour bien marquer son désaccord quand à l'utilisation de la potion. Pour marquer sa désapprobation, et sa haine. Sans lever les yeux, toutefois. Elle finit d'étaler le baume sur la dernière plaie et se recula, allant se rincer les mains dans le lavabo un peu plus loin. La pommade ne tarda pas à être absorbée par la peau. Desdemona se rapprocha de nouveau, les muscles raidis. Bientôt, les impuretés suintèrent des blessures, et un coton imbibé de solution désinfectante les effaça.

Les doigts agiles de la médicomage en formation saisirent alors sa baguette, et un sort poussa les plaies à se refermer tandis que le bout de bois sculpté passait au-dessus d'elles.

Je vais chercher les derniers échantillons en date de la potion, lâcha-t-elle en s'écartant du loup. J'en ai pour un instant.

Sans lui laisser le temps de répondre, elle se recula, et quitta la pièce à grands pas. Elle ne fuyait pas, non. Elle allait juste chercher ce qu'il avait demandé. Enfin, elle voulait y croire, vraiment, mais au fond d'elle, elle savait qu'elle aurait pu les avoir d'un simple sortilège.

Elle respira plus librement, durant ce laps de temps où elle s'éloigna du Greyback. Elle ne profita pour calmer les battements de son cœur qui menaçaient de le faire sortir de sa cage thoracique.

En revenant, les quelques fioles soigneusement calées dans un coffret de bois, la blonde serrait les dents pour s'empêcher de lancer quelques remarques bien senties au Loup, concernant ses projets. Elle se mordait violemment la langue pour ne pas s'emporter à nouveau. Elle était réfléchie, habituellement. Elle savait que le provoquer plus encore ne serait pas bon. Que ça risquait de se terminer de façon tragique pour ceux qu'elle aimait. Mais bien qu'elle ait l'instinct de conservation, sa conscience hurlait en elle. Elle se mordit si fort la langue que le goût du sang investit à nouveau ses papilles. Elle lâcha un soupir saccadé tandis que la douleur sur sa langue la ramenait à la raison.

Il y en a cinq différents. Comme tu es un peu le cobaye, j'ignore tout de la durée que la potion aura pour ces cinq échantillons...

Pour se contraindre à ne pas parler plus, à ne pas lâcher sa rancœur et sa haine, la médicomage mordit à nouveau sa langue, appuyant volontairement sur la plaie qu'elle y avait créé juste avant. Elle aspira férocement le sang qui s'en échappait, serrant les dents en relevant finalement ses prunelles céladon vers celles du lycanthrope.
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Re: Bite the (silver) bullet (Greybou)   
Sam 31 Oct - 16:21
Bite the (silver) bullet


Greyback se délectait de chacune des réactions qui traversaient les prunelles de la médicomage. Chacun de ses traits marqués par la surprise, le dégoût, la peur. Sa vaine tentative de se dérober de sa prise lui laissa échapper un petit rire narquois. Les yeux sombres et inquisiteur, le loup plantait ses iris dans celle de Desdemona, son attention coulant sur sa poitrine qui se soulevait de manière précipité, ses sens s’arrêtant sur  sa veine qui palpitait plus que de raison. Chacun de ses gestes, il les ponctuait d’une remarque. Il lisait en elle comme si elle était un livre ouvert. Un livre d’images toutes plus simples les unes que les autres à décortiquer.Entre culpabilité de ressentir le plaisir de cette torture offerte à ses doigts et répulsion, voila le tableau qui s’offrait à Fenrir en cet instant. Il sent la panique qui s’instille lentement dans ses veines. Elle y prend place à cause de cette agression qu’il lui impose. Agresser une personne en l’obligeant de vous blesser, voila tout un paradoxe qui exalte le loup et qui le divertit avec délectation. « Pourquoi résistes-tu ? Cela se sent que tu as envie de tirer sur ma chair pour te venger. Tu n’as pas envie de venger ton frère ? Qui sait qui nous pourrions attaquer la prochaine fois ?  » Le souffle roque de Fenrir file de sa gorge. Un gémissement entre douleur et plaisir glisse entre ses lèvres. Un préliminaire parfait pour la bête assoiffée de sang qu’il était. Pourtant elle secoue la tête. Refuse l’évidence qui s’impose pourtant à elle. Ses lippes sont entreouverte comme pour dire qu’elle chose qui reste coincé dans son esprit. Comme s’il n’était pas si évident de démentir les propos du loup. Et alors qu’il porte sa propre ensanglanté au visage de la blonde, sa voix rauque se fend d’un rire alors qu’il la voit par instinct s’humecter les lèvres et gouter à son sang.

Fenrir se délecte. Il s’abreuve. La souffrance, la crainte, il les prend au petit dejeuner ou en dessert. Il s’enrichit de cela. La réputation du loup le précède, mais il n’y a pas de fumée sans feu et la pire des rumeurs à son compte s’avère être vrai. Il aime la chair tendre des enfants ? C’est vrai. Il se met à proximité de lieux peuplés avant ses transformations ? C’est vrai. Il reste parfois des heures à regarder le tableau ensanglanté qu’il a créé suite à son carnage ? C’est vrai. Il a déjà arraché une tête ? C’est vrai. Greyback est répugnant et à ses yeux seuls sa meute à de l’importance. Le reste il n’en a rien à foutre. Et s’il devait resserrer son emprise sur la nuque de la jeune femme jusqu’à ce que ses yeux s’injectent de sang et que ses lèvres bleuissent ? Il le ferait. Seulement pour le moment, elle est la seule qui a la main sur le tue loup. Et s’il peut la remplacer facilement, faut-il encore trouver la bonne cible. Et puis… c’est tellement amusant de jouer un peu avec ses victimes avant de les achever pour de bons.  

Lorsque les ongles de Desdemona finissent par relâcher leur prise, Fenrir la relâche à son tour. Une minute de plus et il l’abandonnait à moitié évanouit sur le sol. Mais il a encore des plaies à soigner. Bien plus que prévu d’ailleurs à cause de ses petits jeux morbides. « Je tiendrais mes engagement, mais ne t'approche pas de ma famille » Une fois de plus le rire mortuaire du loup s’agite dans les airs. « C’est qu’elle est teigneuse la petite… » D’un geste nonchalant, il essuie ses doigts sur la blouse de la médicomage. Entre le sang qui la barbouille de partout, son teint blaffard, ses collègues risquent de se poser quelques questions. « Tu pourras toujours me menacer, mais ça ne fera pas avancer les recherches plus vite. Et si jamais tu t'approche à nouveau des miens, je pourrais vaincre mes réticences et glisser du poison dans ta fichue potion… » Fenrir l’attrape alors brusquement par le coude et l’attire à lui et lui susurre ces quelques paroles à l’oreille. « Fais donc ça, et je transforme le premier gamin que je croise. Je le transforme et il goutera toutes tes petites potions en premier. Est-ce que je suis assez clair ? La vie d’un innocent m’importe peu.  » Il lâche sa prise en la repoussant vers ses instruments pour qu’elle reprenne son boulot.

« Je vais chercher les derniers échantillons en date de la potion. » Il sourire étira ses lippes en une petite grimace moqueuse. Il observa sa silhouette sortir de la pièce. Il se releva et attrapa son t-shirt qu’il enfila par dessus ses blessures à présent guérit. Il observa un instant la pièce et attrapa plusieurs potions de soins qu’il pourrait donner à sa meute lorsqu’il irait dans le district cinq. Lorsqu’elle revint avec un coffret dans les mains, elle lui fit une petite remarque. « Il y en a cinq différents. Comme tu es un peu le cobaye, j'ignore tout de la durée que la potion aura pour ces cinq échantillons... » Il s’approcha lentement d’elle et attrapa le kit de potions. Il le déposa sur la table juste derrière elle et la força à reculer. Coincée entre elle et le rebord de bois, il lui dit alors : « Tu sais à quoi je pensais ? » Il essuya sans douceur une tâche de sang qui trainait encore sur son visage. « Il me manque une petite louve telle que toi dans ma meute. Une petite médicomage serait bien utile par les temps qui courent… » Il fit mine de la morde dans les airs et s’éloigna d’elle laissant sa phrase en suspend. Une ultime menace qu’il proférait à son encontre. Quoi que pour lui c’était presque un honneur de rejoindre sa meute. Surtout s’il prenait la peine de vous apprendre à vivre avec le loup. Ce qu’il ne faisait jamais à dire vrai… Il préférait abandonner ses victimes à leur triste sort. « Une petite louve avec un caractère de chien… » Il ouvrit le coffret pour observer les potions tout en l'écoutant répondre.

crackle bones
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Bite the (silver) bullet (Greybou)

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