aidan ϟ we're animals [FINIE]


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Aidan Callaghan
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Mar 13 Oct - 2:35
Aidan Jonathan

Callaghan

Prénoms : Aidan, un prénom pas trop courant, simple, joli, mais pas non plus un prénom tiré par les cheveux comme les affectionnent la plupart des familles timbrées du capitole. J'aime mon prénom. Quand à Jonathan, pas trop de surprise de ce côté-là, c'est celui de mon père. Il est vrai que mes parents ne sont pas allés chercher très loin mais encore une fois cela me convient. Ces prénoms sont ce que je suis, grâce à eux je sais d'où je viens. Nom de famille : Callaghan. Nous ne sommes pas une famille lambda qui vit sa petite existence dans la tranquille quiétude d'un anonymat relatif - nous sommes les héritiers des Callaghan, une illustre et ancienne famille Irlandaise qui a toujours pris soin de passer son nom aux générations suivantes. Voilà ce que me répétaient mes parents quand j'étais plus jeune : nous ne sommes pas n'importe qui, nous sommes une grande famille. Tu parles d'une famille illustre. Au bout du compte, on est fait de chair et d'os comme tout le monde. Tu nous perce un œil, on crie. Tu nous perce le cœur, on meurt. Statut du sang : Pur, officiellement. C'est ce qu'on aime se faire croire. Origine géographique : Avant la répartition des sorciers en différents districts, nous vivions en Irlande dans le manoir familial. Nous avons dû déménager dans le sud de l'Angleterre, près de Southampton. Âge et date de naissance : Vingt-six ans, je suis né le 25 septembre 1955. Orientation sexuelle : hétérosexuel Particularité : Aucune Métier : Vainqueur des premiers Blood Games, je n'ai pas vraiment de métier aujourd'hui. On me paie pour faire le show et intervenir en tant que consultant. Miroir de Rised : Avant, j'aurais pu me voir couronné de gloire et de succès. Maintenant, je ne sais pas si je verrais quoi que ce soit dans ce miroir. Epouvantard : Mila, la dernière concurrente que j'ai tué pendant les jeux. Ses yeux pâles et sans vie sont exorbités, sa poitrine ensanglantée par le pieu qui l'a achevée. Patronus : Je suis incapable de produire un patronus. Composition de la baguette : Vingt-sept centimètres, bois de vigne et cœur de dragon. Ma baguette est peu flexible mais très sensible à la moindre sollicitation, ce qui la rend très puissante pour les sortilèges informulés. Tendance : Pro-Mangemort. J'ai toujours rêvé de faire partie de leurs rangs. Aujourd'hui je n'en suis plus très sûr, mais je fais ce qui est attendu de moi. Animal de compagnie : Aucun.   Featuring : Iwan Rheon Crédits : ©️ schizophrenic


You are unique

Caractère Je crois qu'il faut du temps et des épreuves pour avoir suffisamment de recul pour pouvoir se juger personnellement et apprendre à se connaître, à reconnaître ses travers. Je crois également que personne ne nous connaît assez pour pouvoir nous décrire, sauf peut-être nous-même. Et encore. Il est possible de se fourvoyer, de se mentir ou de se voiler la face. Mais au fond, on sait ce qu'on est réellement.
J'ai toujours été un garçon pourri gâté, choyé et adulé par mes parents. On m'a répété toute mon enfance que j'étais le meilleur et j'y ai tellement cru que j'ai tout fait pour l'être. D'un côté cela m'a été bénéfique puisque j'ai toujours tout réussi - enfin, c'est ce que je croyais. J'étais ainsi un garçon imbu de lui-même, arrogant et suffisant, qui avait tendance à prendre les autres de haut et ne manquait pas d'assurance pour se positionner en tant que leader. Souvent contesté, cependant, en particulier au sein de ma propre maison, Serdaigle, car nombre de mes camarades avaient du mal à supporter mon comportement. Serdaigle, justement. On m'a souvent dit que le Choixpeau s'était trompé et aurait dû m'envoyer à Serpentard. Certes, je pense que j'aurais fait un bon Serpentard, mais ma curiosité et mon goût de la connaissance n'avaient pas de lien réel avec l'ambition qui me rongeait. De toutes façons, j'étais certain d'avoir un avenir glorieux, alors je ne me souciais guère de m'embêter avec des projets ambitieux pour le futur.
J'étais néanmoins, je le crois, un garçon aimable si l'on prenait la peine de gratter la surface quelque peu repoussante de ma personnalité. J'ai toujours aimé ma famille et en particulier mes frères et sœurs qui étaient et sont toujours pour moi les personnes les plus importantes de ma vie - même si dernièrement, les choses sont devenues un peu plus compliquées. J'étais aussi un grand amoureux de la vie, qui aimait rire et amuser les autres, me nourrissant des rires de mon entourage.
Aujourd'hui, cependant, je suis un homme changé. Ma participation aux jeux a bouleversé l'homme que j'étais devenu, remplaçant ma joie de vivre par l'amertume et la haine, changeant mon assurance en doutes constants et me rendant plus agressif, aiguisant d'autant plus ma langue déjà bien acérée. Le monde qui m'entoure me répugne désormais et les souvenirs me hantent, je me questionne sans arrêts sur ce que je suis, sur mes valeurs, sur le bien et le mal. Rien autour de moi n'a de sens, et je ne suis plus vraiment une personne facile à approcher. J'aime blesser les gens avec mes paroles, pour cacher ce mal-être qui est en moi.


This is a new world

Le commencement des districts L'entrée dans le système des districts n'a été facile pour personne. Pour nous aussi ce fut une étape difficile, car nous avons du troquer notre vieille propriété familiale irlandaise pour un cottage en bord de mer près de Southampton. Le changement de décor est assez déconcertant quand on doit quitter la maison qui vous a vu naître, et mes parents ont protesté bec et ongles pour rester. Bien sûr, ils furent bien vite remis à leur place par le Lord, et j'avoue avoir été quelque peu honteux en apprenant que nous étions envoyés dans le Disrtict Un et pas au Capitole. Si seulement mes parents avaient eu plus d'ambition, avaient su fermer leur bouche... Ils ont toujours été trop passifs, et jamais l'idée de se rapprocher du Lord ne leur a traversé l'esprit. Quel dommage. Pour moi, ce ne fut pas une épreuve tellement traumatisante ; j'avais un travail au ministère et je vivais déjà en Angleterre la plupart du temps, rentrant au manoir pour voir ma famille tous les week-ends. Celle qui pâtit le plus de cette répartition fut ma sœur Janett, âgée de quatorze ans. A cause de tout cela, elle n'a pas pu finir sa scolarité à Poudlard, et c'est la chose que je regrette le plus.


Behind the mask

Pseudo Fondue Ton âge vingt-et-une patates Comment as-tu connu The Blood Games ?Par Facebook As-tu un double compte ? Non Ton personnage est : Un  poste vacant Une remarque ? Votre forum est vraiment très original, j'aime beaucoup ce mariage des deux univers qui fonctionne carrément bien  



Dernière édition par Aidan Callaghan le Mer 28 Oct - 11:14, édité 4 fois
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Aidan Callaghan
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Mar 13 Oct - 2:37

L'Histoire

sans fin


What words just can't convey



Histoire

Je m'ennuie. Ça fait longtemps qu'on est arrivé chez les copains de maman et papa, et je dois rester tranquillement assis sans faire trop de bruit. On vient souvent ici, et je n'aime pas trop cette maison. Elle est toute grise et puis ça ne sent pas comme chez nous. Mais maman aime bien prendre le thé avec sa copine et puis ils parlent beaucoup. J'ai mon jouet préféré, heureusement, et je joue tranquillement avec sur le tapis tout rond à côté du canapé. Il y a un petit garçon ici aussi, il s'appelle Kevan. Il est plus grand que moi et n'est pas très gentil. En plus il est bête. La première fois que je l'ai vu il avait déchiré le morceau de tissu qui me servait de peluche et m'avait tapé sur la tête. Depuis je ne vais plus jouer avec lui. Maman avait été très encore après Kevan mais on avait quand même continué à venir ici. Ça me semble bizarre et ça ne me plaît pas du tout, mais bon c'est comme ça. Kevan est assis de l'autre côté de la pièce. Il joue avec des cubes et s'amuse à tout balancer par terre. Je lui lance parfois des regards pas sympa. Il n'est pas mon copain.
Ma mère discute avec la dame et mon père avec le monsieur. Je les entends souvent prononcer mon nom et celui de Kevan, ils doivent discuter de nous comme souvent. Maman dit toujours que je suis bien plus intelligent que Kevan, et elle a bien raison. Oubliant quelques instants le petit dragon en bois animé avec lequel j'aime particulièrement jouer, je tend l'oreille. « … a déjà montré de grandes prédispositions à la magie. A cinq ans, tu te rends compte ? » La dame fait un grand bruit d'admiration et se pose la main sur la bouche dans un geste étrange. Elle dit à maman que c'est incroyable et lui demande ce qui a bien pu se passer. « Tu me croiras ou non, mais nous étions en promenade l'autre jour, non loin de notre propriété. J'ai montré à Aidan ce qu'étaient des cerises dans un arbre sur le chemin, et là... Aidan, mon chéri, viens me voir. » Surpris que maman m'adresse soudainement la parole, je la regarde une seconde avec étonnement avant de me lever docilement et de trottiner vers elle sur mes petites jambes. Elle passe la main dans mon dos et me sourit avec fierté. « Raconte à Anna ce qui est arrivé aux cerises de l'arbre. » Un sourire illumine mon visage à ce souvenir, et je regarde la dame en bombant presque le torse. « J'ai tendu la main vers les cerises et elles ont volé dans ma main ! » dis-je d'un air triomphal, ce qui fait rire tendrement ma mère. « Un vrai prodige ce garçon, » se félicite mon père, sorti momentanément de sa discussion, puis il m'adresse un clin d’œil. Je suis tout content d'avoir toute cette attention sur moi. La dame sourit mais elle n'a pas l'air d'aller très bien, peut-être est-elle jalouse que je sois un si bon garçon et que son fils soit un gros bêta ? C'est certainement ça. Et elle a bien raison, me dis-je en retournant tranquillement m'asseoir pour jouer avec mon faux dragon.

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« Oh, Aidan, c'est trop drôle ! Refais-le, » me demande Siobhan en tapant dans ses petites mains, un grand sourire aux lèvres. Elle est assise sur le tapis du petit salon à côté de Dillon qui me regarde de son air médusé habituel. Debout sur le canapé, je m'amuse à leur raconter à l'aide de mimes une scène assez comique à laquelle j'ai eu la chance d'assister le matin-même alors que j'accompagnais notre père en ville. Incapable de résister au rire de ma petite sœur, je m'exécute et prend une pose plus ridicule que dramatique. « George, attention tu vas me faire tomber, » dis-je avec une voix de vieille dame avant de tomber en arrière sur les coussins en poussant un petit cri. Siobahn éclate de rire et roule sur le tapis pour prolonger son amusement enfantin. Je me redresse sur un coude et l'observe avec satisfaction. Ma petite sœur a six ans et c'est une fille facile à distraire et à intéresser. Curieuse, bavarde et bon public, elle est cette petite fille aux joues roses et aux yeux pétillants qui attendrit les uns et agace les plus aigris. Dillon est venu au monde en même temps qu'elle, mais là où Siobhan est agitée lui est plus calme et plus souvent dans la lune. Mon petit numéro lui arrache un sourire béat et il n'a pas bougé de sa place, son attention maintenant dirigée sur sa jumelle qui n'arrête pas de rire.
Je m'assois correctement sur le canapé, et alors que les rires de Siobhan se font plus légers, la voix hésitante de Dillon s'élève. « C'est vrai Aidan que tu vas partir l'année prochaine ? » Surpris par ce changement soudain de sujet, j'observe son visage rond et rosi par la chaleur émanant de l'âtre de la cheminée. Ses yeux sont grand ouverts et il me dévisage avec une certaine appréhension. Sa question a capté l'attention de Siobahn qui se redresse et imite la posture de son frère de façon tout à fait naturelle. Assis là, tous les deux, ils se ressemblent plus que jamais. « Oui c'est vrai. L'an prochain, j'irai à Poudlard. » Enfin. A cette pensée, je ne peux m'empêcher d'être très fier, et très impatient. Les années m'ont semblé si longues. Mes parents m'ont toujours parlé de cette école, et de la place qui m'y attendait de pied ferme. Là-bas je représenterai avec dignité ma famille et je montrerai à tous ce dont je suis capable. J'ai tellement hâte d'acheter ma propre baguette, de jeter des sorts et d'enfin pouvoir utiliser toutes ces connaissances que ma mère m'a inculqué pendant toutes ces années. J'espère aussi qu'il y a un club de duel et que nos professeurs seront à la hauteu-
« Tu vas nous manquer. » La voix de Siobhan interrompt mes pensées et je relève les yeux vers elle. Tous deux me regardent avec des yeux tristes et abattus, et je ne suis pas vraiment surpris. Pour eux, je suis comme un modèle, je le sais. Ils me suivent partout et boivent chacune de mes paroles comme s'il s'agissait de la réalité indiscutable. Je les aime beaucoup, et j'avoue qu'eux aussi me manqueront énormément. « C'est normal, vous aussi vous allez me manquer, » leur dis-je avec un sourire encourageant. « Mais ne vous en faites pas, je vous enverrai des hiboux pour vous raconter. »
C'est ce moment-là que notre mère choisit pour entrer dans la pièce, portant dans ses bras notre dernière petite sœur, Janett, âgée de trois ans. Au vu de son petit sourire ému, elle a certainement dû entendre notre discussion. « A table les enfants, Jenny a préparé le repas et votre père vient de rentrer, » nous dit-elle, et les deux jumeaux se lèvent d'un même mouvement. Je les regarde marcher vers la porte du salon et ne tarde pas à leur emboîter le pas. Avant que je ne puisse sortir, ma mère passe sa main dans mes cheveux en me regardant avec fierté. « Mon grand garçon. »

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La salle commune de Serdaigle est animée ce soir d'une fête bien peu habituelle. Jamais encore je n'avais vu mes camarades, d'ordinaire si studieux et ennuyeux, chanter à tue-tête et célébrer quoi que ce soit. Cependant ce soir il y a de quoi. Pour la première fois depuis dix ans, nous avons gagné la Coupe de Quidditch, au nez et à la barbe des Gryffondor ce matin encore si sûrs de leur victoire.
Je n'y suis pas pour rien d'ailleurs. Notre victoire éclatante a été permise par un coup de maître de cette jolie batte impitoyable que je tiens entre mes doigts, balançant un cognard en plein dans l'estomac de l'attrapeur adverse, le faisant chuter de son balai alors que ses doigts s'apprêtaient à se refermer sur le vif d'or. La suite a été un jeu d'enfant, les sifflets des tribunes ne couvrant pas les acclamations des bleu et argent à mon attention. Ed, notre attrapeur, a fait le boulot, et nous avons remporté le match avec plus de deux cent points d'avance sur des Gryffons abasourdis.
Le professeur Flitwick, aux anges, était venu nous féliciter personnellement, partageant quelques verres de jus de citrouille avec nous avant d'aller se coucher, nous demandant tout de même de ne pas se coucher après minuit – il restait après tout un Serdaigle dans l'âme, et les examens de fin d'année restaient présents dans la tête de tous. Je passe mes BUSEs dans quelques semaines, mais je ne m'en préoccupe pas plus que cela. Ces examens seront aussi faciles à passer qu'il me fut facile de frapper dans ce cognard, cela je n'en doute pas le moins du monde.
Les gens rient, se congratulent, les plus petits dévorent les membres de l'équipe des yeux. Me saisissant d'un verre plein, je monte sur une table et lève haut la main. « Buvons à la santé des Gryffondor ! Haha ! » Mon rire éclatant et moqueur est accueilli par des cris de ralliement et des rires revanchards. Ed monte sur la table à mes côtés et trinque avec moi, puis nous dansons pour le plus grand amusement de tous, relançant la soirée. Assis près des fenêtres, je repère mon petit frère Dillon qui me dévisage de loin, son grand sourire béat aux lèvres. Je ne tarde pas à aller le chercher et le porte sur mes épaules comme en triomphe, n'écoutant pas ses protestations et conscient qu'il devait être aussi rouge que la robe de nos adversaires du jour.

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« Plutôt crever que de sortir avec toi, Callaghan. » Katherine Heston, seize ans, préfète de Serdaigle. Elle est grande, le visage fin et des yeux d'un marron plus perçants qu'ils ne laissaient paraître. Ses cheveux bruns tombent en cascade dans son dos et son nez se fronce à chaque fois qu'elle m'adresse la parole, signe de son dédain pour ma personne. Katherine est une sang-mêlé qui a grandi dans la banlieue de Birmingham, venue d'une famille modeste. Nous étions partenaires en cours de potions lors de notre première année, et j'avais cru m'en être fait une amie. Néanmoins, cette amitié s'était rapidement ternie. Katherine et moi sommes les meilleurs de notre année et nous tirons indubitablement vers le haut en raison de notre compétition incessante. Elle est belle, intelligente et ne lâche rien : tant de raisons pour laquelle elle me semble absolument parfaite. Pourtant, elle me hait et il n'y a rien que je puisse faire pour le changer. Je ne sais plus quoi faire pour inverser la tendance. J'ai passé le trimestre haut la main, j'ai fait gagner la coupe de Quidditch à notre maison l'an dernier. Je suis riche, de sang-pur, ma famille est tout ce qu'il y a de plus respectable, qu'est-ce qu'il lui faut de plus ? Est-ce qu'elle ne supporte pas que je sois meilleur qu'elle ? Elle tourne les talons et commence à s'éloigner. Je lui attrape le bras et la force à se retourner. Si les regards pouvaient tuer, je suis sûr que je serais mort sur le coup. Ses yeux lancent des éclairs, et elle tire sa main vers elle pour se libérer. « Kath ! Mais par Merlin, Kath, qu'est-ce que j'ai fait pour que tu me déteste autant ? » Je la relâche et lorsqu’elle plonge ses yeux dans les miens, je crois y discerner une once de pitié. « Tu ne m’as rien fait, c’est juste ce que tu es qui est détestable, Callaghan. Ton arrogance, ta suffisance font de toi un être répugnant. Tu fais honte à notre maison. »
Ses paroles claquent comme un fouet, et je cligne des yeux alors qu’elle s’éloigne d’un pas rapide, le bruit de ses pas résonnant dans le couloir. Je n’arrive pas à croire ce que je viens d’entendre. Comment peut-elle penser une chose pareille ? Elle rejoint sa bande de copines qui l’attendent quelques mètres plus loin. Le sang dans mon corps bouillonne de rage, mes joues sont en feu sous le coup de l'humiliation, de l'échec, de la défaite. « Tu es jalouse, voilà tout, » ne puis-je m’empêcher de lui cracher sous le coup de la colère, provoquant les gloussements de la bande de filles. Katherine ne se retourne même pas pour me répondre, hochant simplement la tête. C’est sa petite sœur Mila qui me répond dans un éclat de rire moqueur : « Jalouse de quoi ? C’est pas elle qui vient de se prendre le râteau du siècle ! » Leurs rires redoublent d’intensité et je les entend tourner au bout du couloir. Les poings et la mâchoire serrés, tremblant de rage, je reste debout là pendant quelques secondes. Elles verront, ces vermines, ces moins-que-rien. Qu’elles continuent à se pavaner ainsi, on verra bien qui rira de qui dans quelques années.

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« Failamalle. » La grosse valise s’ouvre en un claquement et les robes et vêtements viennent s’y ranger en se pliant nettement. Je fais le tour de la pièce en donnant des coups de baguette magique dans tous les sens, le visage sombre. C’est la chambre de ma sœur Janett, la plus jeune de notre fratrie qui était encore en quatrième année à Poudlard au printemps dernier et dont tous les espoirs ont été anéantis. Elle est assise sur le sol, triant les bibelots sur sa table de chevet, les plaçant tantôt dans un carton tantôt dans la poubelle. Nous ne discutons pas beaucoup, ruminant l’un et l’autre la dure réalité de notre situation. Dans quelques heures, nous devrons quitter notre manoir pour de bon et déménager sur la côte sud de l’Angleterre. Poser nos valise dans ce qui serait désormais le District Un. Le District Un. Quelle malédiction, quelle humiliation pour notre famille, tout cela parce que mes parents se sont permis de hausser la voix pour défendre leur liberté de vivre là où bon leur semblait. Personne ne discute les ordres, personne. S’ils avaient su tenir leur langue, s’ils avaient eu un peu plus d’ambition par le passé et avaient rejoint ses rangs… Si seulement… alors Janett aurait pu retourner à Poudlard pour finir sa scolarité. « Qu’est-ce que je vais devenir, Aidan ? » Sa voix est faible, comme si sa question était détachée, sans réelle inquiétude. Je sais que ce n’est pas le cas. Je serre le livre que je tiens entre mes doigts, et le sort de la bibliothèque où il était rangé. Nous avons peu encore d’informations sur ses Districts et leur fonctionnement. Nous savons où nous irons vivre, et je sais que des navettes seront accordées pour les employés du ministère qui ont été conservés, c’est à peu près tout. Grâce à mon sang et à mes résultats, j’ai conservé mon travail au Magenmagot, où j’assiste un juge magique. Mon père s’est vu offrir un nouveau poste dans le District Un – en d’autres termes, il a été remercié. Quand à ma mère, elle n’a jamais travaillé, mais cela risque de changer. Je me retourne et adresse un sourire confiant à ma sœur, plus confiant que je ne le suis réellement. « Ça va aller Janett, ne t’en fais pas. Il y aura des écoles là où nous allons. Tu pourras passer tes diplômes là-bas. » Elle retire un galet de sa table de chevet, l’étudie quelques secondes et le range dans le carton en hochant la tête de droite à gauche. « Je n’en ai rien à faire de ces écoles, rien ne sera jamais comme avant, ce ne sera jamais comme Poudlard. Qu’est-ce qu’ils vont m’apprendre, à ton avis ? A être secrétaire ? » Sa voix est pleine d’amertume, et je la comprends parfaitement. Janett est un peu comme moi, talentueuse, jeune et la tête pleine d’ambitions. Ambitions et rêves chamboulés par tous ces changements. Elle tourne la tête vers moi, ses yeux d’ordinaire vifs et malicieux me semblant alors ternes et sans vie. Elle n’est qu’une jeune fille de quatorze ans, qui a été confronté à de la violence et qu’on forçait aujourd’hui à quitter la maison qui l’avait vue naître. Je m’approche d’elle et m’accroupit à ses côtés, posant une main rassurante sur son épaule. « Il va te falloir être forte. Tu as raison, rien ne sera comme avant. Mais tu sais ce qui ne va pas changer ? » Elle hoche la tête en signe de négation, ne me lâchant pas des yeux. « Toi, » lui dis-je en lui plantant mon index sur le haut de son torse. « Tu es une Callaghan, ne l’oublies pas. Tu es Janett Callaghan, la sorcière la plus futée de ta génération. Poudlard ou pas Poudlard, peu importe. Tu vas tout donner et ne rien lâcher, surtout pas tes rêves. Les autres ne sont rien comparés à toi, n’en doute jamais. » Elle acquiesce doucement et me prend dans ses bras, me serrant fort contre elle. Je maudis mes parents d’avoir été si passifs. Un jour, je rejoindrai les troupes du Lord et ferai mes preuves auprès de lui. Plus personne ne crachera jamais sur le nom des Callaghan.

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« Aidan Callaghan. »

Mon nom avait résonné haut et fort dans le stade où notre district avait été réuni. Tout le monde s’était retourné, cherchant du regard celui qui s’avancerait dans le silence de ce dimanche après-midi. On m’avait dévisagé, on m’avait reconnu. Quelqu’un m’avait poussé en avant, me clamant d’avancer. Mes pieds avaient avancé tout seul vers l’estrade, sans que je comprenne exactement ce qui m’arrivait, les autres m’ouvrant le passage, certains me tapant l’épaule dans un geste d’encouragement, de compassion ou de félicitation. J’avais gravi les marches me séparant de l’annonceur qui m’avait congratulé, un grand sourire aux lèvres, avant de piocher un deuxième nom. Je clignais des yeux, essayant de retrouver un semblant de contrôle. J’avais été appelé, j’avais été tiré au sort pour prendre part aux premiers Blood Games. Dans la foule certains visages étaient déçus, d’autres soulagés. Je vis le visage de Siobhan noyé de larmes, et Dillon, droit et fier, qui me regardait sans ciller, le visage dur. Plus loin, dans les tribunes, mes parents se tenaient debout à côté de Janett qui elle était restée assise. Je ne pouvais distinguer leurs visages.

On nous a applaudit puis nous fûmes conduits dans des salles où nous pourrions dire adieu à nos proches. Je n’arrivais toujours pas à y croire, n’avais pas l’impression de réellement vivre cette journée, comme si je m’étais réveillé dans le corps d’un autre. Mais c’était bien mes mains qui tremblaient, mes jambes qui me tenaient à peine debout. Qu’est-ce qu’il va m’arriver ?
Je suis là depuis des minutes, des secondes, des heures que sais-je, debout dans cette salle que je vois à peine, mes yeux fixant avec fascination mes doigts qui tremblent. « Aidan ! » Tout à coup la porte s’ouvre, et je me retourne vivement pour voir entrer mes parents, suivis de mes frères et sœurs. Mon père et ma mère me serrent dans leurs bras, me félicitant, me répétant encore et encore à quel point je les rends fiers. « C’est une chance, Aidan. Une chance pour toi de t’élever encore plus haut, » me disent-ils, les yeux brillants. Ma mère me caresse la joue, semblant transportée par l’émotion. « Mon grand garçon, » me dit-elle, et je la regarde en ne sachant quoi penser, quoi dire. Siobhan me serre contre elle et Dillon me noie de conseils et d’encouragements. Janett me prend la main et ne me dit qu’une seule chose : « Ne meurs pas, Aidan. S’il te plaît. »

Lorsque la porte se referme sur eux, j’ai l’impression de ne plus pouvoir respirer. A partir de maintenant, je sais que ma vie va changer.

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Cours. Cours aussi vite que tu le peux.
La forêt est dense et plus feuillue qu’aucune forêt du pays en cette saison. Les arbres ont des racines de la taille de ma cuisse, et les chemins tortueux ont un sol trompeur sur lequel on aurait vite fait de se tordre la cheville. La journée, de nombreuses bêtes rôdent, mais la nuit, c’est encore pire. Je cours aussi vite que me le permet mon corps affaibli par le manque de sommeil et de protéines, mais l’adrénaline me porte un peu plus à chaque pas. Derrière moi, un bicorne massif qui m’a repéré alors que je traversais une clairière un peu plus tôt. L’animal est puissant mais sa course est ralentie par les racines et les détours des chemins, et je ne tarde pas à le distancer pour mon plus grand soulagement. Je ne m’arrête cependant pas de courir tout de suite, désirant mettre le plus de distance possible entre ce monstre et moi. Au bout de quelques minutes je ralentis la cadence, reprenant mon souffle et détaillant les environs, la baguette levée et prête à l’emploi. Je marche sans m’arrêter, observant sans cesse les arbres autour de moi, le sol sous mes pieds et les branchages au-dessus de ma tête. J’ai vu de grandes toiles un peu plus tôt ce matin en grimpant dans un arbre, et je préfère ne pas rencontrer les créatures qui en sont à l’origine si je peux les éviter.
Cela doit bien faire deux jours que nous avons été jetés ici, dans cette espèce de forêt où même certaines plantes veulent notre peau, avec une consigne bien précise qui est magiquement gravée sur notre peau, à l’intérieur de notre poignet : « A l’arrivée, trouvez la clé. » Ils n’avaient pas précisé que cette forêt serait un véritable labyrinthe, et que des dizaines de créatures plus affamées les unes que les autres mettraient à cœur de nous pourchasser pour nous faire perdre tout sens des directions.

Une feuille craque, sur ma droite. Je me tourne vivement, la baguette tendue comme tout le reste de mon corps aux aguets, prêt à me battre, un sortilège d’explosion sur le bord des lèvres. Je crois entrevoir un bras entre deux arbres disparaître vivement, puis plus rien. Je reste dans ma position, le cœur battant la chamade, tournant sur moi-même pour ne manquer aucun angle de vue. Dois-je attendre que mon adversaire se montre ou aller le chercher moi-même ? Il a l’avantage de connaître ma position, alors que j’ignore où il peut bien se cacher ; si je me risque à passer derrière cet arbre, il aura tout loisir de m’attaquer sans difficulté. Je n’ai croisé personne depuis le début de l’épreuve, et je ne sais à quoi m’attendre. La règle des Blood Games est on ne peut plus simple : le vainqueur sera le seul survivant. Un seul d’entre nous s’en sortira. Lorsque nous nous sommes croisés lors des interviews et des journées d’entraînements, l’ambiance avait été étrange. Nous nous étions jaugés les uns les autres mais personne ne savait réellement ce qui nous attendait. Que faire si nous nous retrouvions nez à nez lors des épreuves ? Fallait-il s’entraider ou s’entre-tuer ?
Soudain, l’autre sortit de sa cachette, les mains bien en évidence. « Ne tire pas, » me demande-t-il sans attendre alors que je pointe ma baguette vers lui, prêt à m’en servir. « Regarde, je ne suis pas armé. »

Il s’appelle Danny, il a tout juste vingt ans. C’est un grand garçon à la peau sombre et aux yeux clairs qui dit venir du district trois. Il dit savoir où se trouve la porte de sortie, mais qu’il lui manque la clé. Selon lui, à deux on a plus de chances de réussir à la trouver. « La porte est capricieuse, » me dit-il. « Elle m’a demandé de lui ramener un poil de botruc, mais quand je suis revenu un peu plus tard, elle m’a réclamé autre chose. » Nous discutons un moment de cette énigme à voix basse tout en avançant et en surveillant les alentours. Il me dit avoir marqué le chemin jusqu’à la porte de petites perles lumineuses que nous retrouvons au cours de notre avancée. C’est étrange de discuter avec quelqu’un, de marcher avec quelqu’un. La forêt semble un tout petit peu moins effrayante quand on est accompagné.

Le soir venu, nous décidons de nous partager la nuit et j’hérite du premier tour de garde. Je m’efforce de garder les yeux ouverts et l’esprit alerte malgré la fatigue, agacé de penser que quelques sorts de protections auraient pu nous être d’une grande aide. Ici, certains sorts sont interdits, tels que les sortilèges de protection avancés et les sorts du type aguamenti. J’ai lancé un bouclier basique autour de notre campement de fortune mais la vigilance est de mise au vu de la fragilité du sortilège. Rester éveillé est un combat que je remporte avec difficulté, et alors que mes pensées divaguent, j’ai soudain un mauvais pressentiment. Les cheveux sur ma nuque se dressent dans un frisson alarmant, et je me redresse, totalement réveillé pour le coup. J’observe la clairière tout autour de nous : rien. Pas de créature étrange rôdant dans le noir, personne ne nous observant. Je lance un discret hominum revelio pour en avoir le cœur net, et rien ne se passe. Mais alors pourquoi ai-je l’impression que quelque chose est en train de se passer ? Je baisse les yeux vers Danny, endormi dans un sommeil apaisant. Non loin de sa tête, une ombre avance sur l’herbe, une ombre rectangulaire et fantomatique qui semble glisser, presque voler sur le sol. « Danny. » La chose continue à avancer, sombre, étrange et inédite. Je secoue le pied du jeune homme, pointant ma baguette sur cette… créature, quelle qu’elle soit. « Danny, réveilles toi ! Repulso ! » Rien ne se passe. Danny ouvre les yeux avec difficulté, je commence à paniquer. « Danny, lèves toi ! Incendio ! Bombarda ! Cracbadaboum ! » La bête ressemble à un vieux morceau de tissu sombre et continue d’avancer sans prêter nulle attention à mes maléfices qui semblent ricocher sur sa peau sans l’atteindre. Un second, venu de derrière moi, se glisse sur les jambes de Danny comme une couverture confortable. Un souvenir de ma septième année me glace alors le sang. Ce sont des moremplis. Aucun sortilège ne peut l’atteindre. « Bordel c’est quoi c’te - » « Danny casses toi, les laisse pas te toucher ! » Trop tard. Un horrible bruit de succion se fait entendre et Danny pousse un hurlement à glacer le sang. Il essaye de se lever mais la deuxième bestiole se colle au bas de son dos et entoure sa taille. « Expecto Patronum ! » C’est le seul moyen de se débarrasser de ces merdes, je me souviens du cours. « Expecto Patronum ! » Ma main tremble et la panique, l’horreur et la fatigue rendent mes patronus aussi faibles que possible. Danny est retombé au sol, il essaie de lutter mais en vain, les moremplis étouffant son corps et aspirant sa chair. Il hurle et je hurle avec lui, abandonnant la magie pour tenter de l’arracher de ces créatures de l’enfer. Il s’agrippe à mon bras avec la force qui lui reste mais bientôt le voile sombre le recouvre tout entier et ne menace de m’ajouter au repas. Je lâche sa main et recule, assistant avec horreur et impuissance à la disparition de ce garçon que je n’aurai connu que quelques heures. Des larmes coulent sur mes joues, mes os grincent en entendant le corps de Danny se désintégrer et bientôt mes jambes me transportent loin de là sans que je ne m’en rende compte. Mon corps entier est parcouru de frissons, et je rends à la nature le peu de nourriture contenu dans mon estomac, vomissant surtout de l’eau et de l’air.

.:.

La première tâche avait été un cauchemar, mais il m’avait suffi de comprendre que la porte changeait de clé toutes les heures de façon régulière pour la terminer dans trop de problèmes. Au départ de la seconde tâche, nous n’étions déjà plus que cinq, la moitié d’entre nous ayant péri dans la forêt.
Cette épreuve-ci est différente. Nous sommes lâchés dans un genre de château habité par des créatures pensantes qui nous défient à chaque porte que nous passons. Nous devons avancer en groupe et pour traverser chaque niveau, chaque long couloir, il nous faut coopérer. Il y a en tout cinq portes, équivalant à un défi pour chacun d’entre nous. Si certains des tribus meurent dans les couloirs, les autres devront repasser sur les épreuves à leur place.
Nous venons de passer la troisième porte et nous avançons dans le couloir sombre avec prudence, nos baguettes éclairées tenues bien haut devant nous. Grâce à Merlin, nous sommes encore au complet ; Mila a passé l’épreuve de la sirène avec succès, Ivanna a répondu à l’énigme du Sphinx et Joseph a triomphé au jeu de rapidité de la Manticore. Pour l’instant, le plus dangereux avait été la traversée des couloirs, truffés de pièges magiques et de plantes qui nous rappelaient un peu trop la première tâche. Cette fois-ci le couloir était relativement désert, les murs de pierres et le sol ne semblant pas renfermer quelconques horreurs. « C’est louche, » dis-je, détaillant avec application chaque pierre des murs et du plafond à chaque pas que nous faisons. « Ils doivent nous préparer quelque chose de méchant. » Ivanna ouvre la marche, éclairant le couloir de sa baguette. « Je pencherais pour des murs invisibles, ou n’importe quelle sorte de piège invisible dans lequel on foncerait tête baissée, » commente-t-elle en tâtonnant devant elle avec sa baguette. « Lance des étincelles, » suggère Joseph. « On verra bien si elles ricochent. » « Bonne idée. » Et alors qu’Ivanna lève sa baguette pour lancer des étincelles, une faux surdimensionnée traverse le couloir d’un mur à l’autre, coupant net le bras de la jeune femme qui lâche un hurlement à réveiller les morts, tombant à genoux sur la pierre froide du couloir. Horrifiés et pris de court, nous mettons une demi-seconde à réagir. Joseph et Mila se précipitent à ses côtés et la tirent prestement vers nous. Melvin, le cinquième tribut encore en vie, un garçon petit et replet sur qui je n’aurais jamais parié une mornille, s’agenouille à ses côtés, récitant à voix haute les sorts de soins qu’il connait, cherchant de toute évidence un sortilège qui s’appliquerait à la situation présente. Ivanna est blême, souffrante et horrifiée par ce qui vient de lui arriver. Le sang coule à flots de sa plaie béante, ses pleurs et ses cris me glacent d’effroi. Dans le couloir qui vient de s’illuminer d’une lumière tamisée, d’autres faux se mettent à valser à intervalles réguliers, comme dans un ballet mortuaire et morbide. Au loin on distingue la quatrième porte, vacillante à la lumière des chandelles. Mila semble au bord de l’évanouissement et Joseph tient Ivanna contre lui, la jeune femme s’agrippant à lui de son bras valide, la souffrance lui déchirant les traits. Melvin marmonne ses formules, paniqué, dépassé par les pleurs de la jeune femme.
Je décide de réaliser la seule action sensée et réalisable, et pointe ma baguette sur Ivanna en visant le cœur. Les quatre visages se tournent vers moi, horrifiés, alors que je prononce sans trembler la formule Avada Kedavra.

.:.

Souvent aujourd’hui encore je refais ce rêve. Toutes les nuits, bien que je ne me souvienne plus toujours l’avoir fait, tant ce songe me hante à chaque réveil que je vis sur cette terre.
Le corps de Joseph, battant et revanchard, brave et vaillant jusqu’à son dernier souffle. Son corps sans vie, étalé sur le sol froid de marbre dans une position inconcevable, sa peau aussi pâle que le marbre sous lui. J’enjambe son corps inerte criblé de trous et de lacérations, œuvre de cette baguette que je tiens à la main. Dans mon rêve, des gouttes de sang perlent du bout de ma baguette, laissant derrière moi une traînée de liquide rouge. Mes souvenirs se souviennent juste d’une froide détermination, d’une règle simple à l’attention des trois derniers tributs : emparez-vous de la coupe. Mila, jeune et belle comme l’avait été sa sœur Katherine. Ses yeux baignés de larmes suppliant, sa main tremblant sur sa baguette qui flanchait, ne sachant que faire, que dire. Un cri de rage, de ma part ou de la sienne, peu importait puisque le duel était enfin lancé. Des sorts qui s’entrechoquaient, manquant peut-être d’envie, de motivation. Et puis un sort rouge, sorti par hasard de la mêlée, toucha le torse de la jeune femme qui fut propulsée quelques mètres en arrière. Tout s’arrêta alors, les sortilèges, le temps, le monde, tout. Je m’avançais d’un pas chancelant, réalisant petit à petit ce qui venait de se passer. Derrière elle, dans ce décor rappelant un peu celui du ministère, se trouvait une statue de bois dont l’une des pointes sortait désormais du ventre de Mila. « Non ! » avais-je crié, me précipitant vers elle ; mais cela, mon rêve a tendance à l’oublier, tout comme la censure de l’organisation des Blood Games. Les larmes coulaient sur ses joues, ses yeux exorbités et plein de tristesse me regardaient dans une supplication ultime alors que j’abrégeais ses souffrances.

On dit que le retour à la réalité est le plus dur après tant d’épreuves, tant d’horreurs vécues et commises. La vérité est qu’il n’y a pas de retour à la réalité après ça. Il n’y a plus de réalité.

On m’a félicité, on m’a intégré parmi les mangemorts et on m’a installé au Capitole. Les gens se sont arraché ma compagnie et ont fait de moi une star, cherchant mon conseil, mes témoignages, mes affections. Je me souviens seulement des regards des parents de ceux à qui j’ai enlevé la vie. Ceux que je n’ai pas pu sauver, ceux qui sont morts car il ne fallait qu’un seul vainqueur. Ces regards-là n’avaient rien de ce divertissement morbide et admiratif du Capitole, ces regards-là étaient la haine, la vraie.

La haine est devenue ma seule réalité. La confusion m’habite à chaque seconde, pour quoi que ce soit. Rien n’est normal, rien n’est important, rien n’a de sens. Il n’y a que deux réalités dans le monde que nous avons créé, incidemment ou non : la haine, et la mort.






Dernière édition par Aidan Callaghan le Mer 28 Oct - 4:21, édité 7 fois
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Alcyone L. Yaxley
∞ Parchemins : 383

Re: aidan ϟ we're animals [FINIE]   
Mar 13 Oct - 2:47
Bienvenue par ici :**:

Déjà juste... Le prénom + l'avatar =

J'ai hâte de voir ce que tu vas faire !!

Et merci pour tes compliments, ça nous fait vraiment plaisir :hearty:

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Aidan Callaghan
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Re: aidan ϟ we're animals [FINIE]   
Mar 13 Oct - 13:44
Merci beaucoup Alcyone :hearty:

Je n'ai pas de mérite c'est votre fabuleux PV qui m'a séduit

J'ai hâte de vous rejoindre ça a l'air super fun chez vous !

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Alcyone L. Yaxley
∞ Parchemins : 383

Re: aidan ϟ we're animals [FINIE]   
Mar 13 Oct - 14:26
Oui faut m'excuser, au milieu de la nuit, j'ai même pas réalisé que c'était notre PV mdr C'est pas comme si j'aimais particulèrement le caractère de ce dernier ! Bref Arrow

J'adore le début. Le fait qu'il ne puisse plus produire de Patronus, c'est tellement pertinent :**:

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Oscar C. Diggory
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Re: aidan ϟ we're animals [FINIE]   
Mar 13 Oct - 18:40
Aidaaan ! je ne peux que approuver ton choix de pv il est tellement bhfgrf
J'aime beaucoup le début c'est ultra prometteur ! J'ai hâte de lire la fiche !

Si tu as des questions surtout n'hésite paaaas ! :**:

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Aidan Callaghan
∞ Parchemins : 189

Re: aidan ϟ we're animals [FINIE]   
Mer 14 Oct - 13:52
Merciiiiiiiiii Oscar :45:

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Oscar C. Diggory
∞ Parchemins : 562

Re: aidan ϟ we're animals [FINIE]   
Mar 20 Oct - 21:13
Zabini :**:

Cela fait une semaine que tu as commencé ta fiche, comme elle n'est toujours pas finie tu es désormais dans les fiches en danger.

Comme tu l'as demandé dans le flood tu as un délai supplémentaire tu as donc jusqu'au 3 novembre pour finir ta fiche !

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Aidan Callaghan
∞ Parchemins : 189

Re: aidan ϟ we're animals [FINIE]   
Mar 20 Oct - 21:52
Merci beaucoup Oscar pour le délai !

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I am the master of fright
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The Blood Master
∞ Parchemins : 168

Re: aidan ϟ we're animals [FINIE]   
Mer 28 Oct - 12:00

Capitole



∞ Ta fiche est tellement parfaite ! Le détail des Jeux correspond tellement à ce qu'on pense aussi. Vraiment on est heureuses de t'avoir avec nous !


Bravo à toi, tu as passé l'étape de la validation.

Tu vas enfin pouvoir venir t'amuser avec nous. Pour bien démarrer, n'oublie pas d'aller à l'état civil pour tous les recensement et demandes en tout genre (avatars, rang, logement, métier...). C'est dans ce coin que ça se passe.

Ensuite pense à ouvrir ton sujet de relations afin de te créer des liens avec toute la communauté de TBG. Il y a aussi la gestion des rps que tu trouveras par ici. Tu vas pouvoir organiser tes réponses mais aussi demander aux autres de rpotter avec toi dans leurs sujets.

D'autre part, pense à acheter un hibou car tu pourras en échanger avec les membres du forum juste là.

Toute l'équipe de the Blood Games te souhaite encore une fois la bienvenue, et espère que tu te plairas avec nous
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