À l'aurore, armés d'une ardente patience, nous entrerons aux splendides Villes ♠ Sevastian


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Alecto T. Carrow
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À l'aurore, armés d'une ardente patience, nous entrerons aux splendides Villes ♠ Sevastian   
Ven 23 Oct - 15:41


À l'aurore, armés d'une ardente patience, nous entrerons aux splendides Villes


Isoler tous les sangs-de-bourbe sur une île, pouvait-on avoir eu de meilleure idée ? Tous ceux qui osent critiquer la décision du Lord concernant ces districts sont des ignorants de premier ordre, indigne de la confiance placé en eux. Si je pouvais réunir suffisamment de preuves contre certains, cela ferait longtemps que le district 5 aurait accueilli de nouveaux rejetons dans son désert de glace. Prestement mes mains ajustent ma cape sombre autour de mes épaules alors que le vent marin glisse sur nous dans un sifflement aigu. L’hiver est particulièrement froid cette année et on ne peut que s’en réjouir. Si le temps continue comme cela, la neige sera encore présente pour le début des jeux. Un sourire malsain étire mes lèvres alors que les images se dessinent dans mon cerveau excité. Il me tarde de voir ces nouvelles recrues se déchirer et mourir pour un avenir encore plus sombre. L’idée même de victoire représente un échec pour certains, je le sais, je le sens dans les discours des districts de bas étages. Car le vainqueur suscite à la fois dégoût et jalousie. Il est celui qui a éliminé tous les autres concurrents sur son passage, il est celui qui a atteint la luxure et le confort du Capitole. Lui et sa famille se retrouvent soudain portés sur un piédestal, quoi de plus délicieux que d’observer la colère et la jalousie ronger les districts de l’intérieur. Un vrai régal pour un cerveau comme le mien. Mes pensées dérivent ainsi depuis de longues minutes alors que nos corps s’engourdissent de plus en plus dans le froid de janvier. Les fêtes et réjouissances de fin d’années sont loin derrière moi désormais et il me tarde de trouver de nouvelles distractions. Près de moi je sens le corps chaud de mon acolyte. Lui aussi s’impatiente dans cette stupide planque faite de branchages morts et buissons piquants. Le visage fermé il observe le sous-bois environnant avec le même sentiment de lassitude peint sur ses traits. En tant que membre de la brigade d’élite de la police magique il est de notre ressort de démanteler ce réseau de trafic d’elfes de maison. Ces petites créatures aussi laides qu’utiles sont réservées à une élite dont les districts en dessous du 2 ne font pas partis suite à un ingénieux décret du Lord. Or, lors d’un contrôle de routine l’un des membres de la police magique a constaté la présence d’elfes de maisons dans le district 4. Cela fait des mois que nous remontons le filon pour parvenir à découvrir le vrai du faux de toute cette histoire et force a été de constater que des elfes de maison vivaient bien dans le District 4, mais également dans le 5. Une grave entorse au règlement que nous avons pour devoir et plaisir de corriger. Mais corriger les familles impliquées ne suffit pas car nous sommes bien confrontés à un véritable réseau de trafic d’elfes de maison. Un éclair mauvais transperce mes iris azurées lorsque je perçois enfin un semblant de mouvement à la lisière du sous-bois. Dans un mouvement aussi discret que rapide j’indique à Sevastian la direction de ce qui ressemble fortement à une silhouette humaine. Après des mois de recherches, d’interrogations parfois musclées et d’investigations, il semblerait bien que nous touchions au but. Nos informateurs ne se sont pas trompés cette fois, ici, dans une dizaine de minutes, doit s’effectuer une livraison supplémentaire. Le moment propice pour intercepter à la fois les sorciers du district 4, mais également ceux des districts supérieurs qui fournissent la marchandise à ces erreurs de la magie. « Cette fois essaye d’être plus patient que la dernière fois Dolohov, je m’en voudrais d’être obligée de te stupefixier ou de te soumettre à un Imperium pour sauver cette mission. » Ma voix est railleuse et une pointe d’avidité transperce volontairement mes derniers mots. Je donnerai beaucoup pour avoir le plaisir de le voir se jeter dans la mêlée avant le point nommé et de manquer de faire capoter toute la mission, aboutissement de mois de travail. Je donnerai beaucoup pour avoir l’ultime plaisir et satisfaction de jeter un Imperium sur Sevastian. Même si au fil des années j’ai appris à apprécier sa présence lors des missions, l’idée de manipuler le sorcier est plus que tentatrice, surtout si c’est pour une bonne cause. Mes iris rencontrent les siennes, l’aube grise se lève à peine et nos prunelles luisent malicieusement dans la pénombre. Je sais que ma remarque a fait mouche, susurrée au creux de son oreille, inaudible pour toute autre âme vivante. Lui rappeler sa petite bavure de la dernière fois, c’est risquer de le voir s’énerver, c’est jouer avec le feu. Je suis Alecto Carrow, et c’est mon passe-temps favoris. Pourtant je ne suis pas dupe, aussi délicieuse soit cette petite satisfaction, je sais qu’il a autant de choses à me renvoyer dans les dents. Nous exécutons nos missions ensemble depuis si longtemps maintenant que nous avons chacun à notre actif plusieurs bourdes du genre. Mon caractère impétueux et imprévisible nous a desservi bien des fois, tout comme son caractère je m’en foutiste nous a mis dans de beaux draps à plusieurs reprises. En somme, nous formons un duo parfait, aussi fier l’un que l’autre, aussi têtu et indiscipliné. Nous sommes jeunes et le monde s’offre à nous dans toutes ses facettes. Notre terrain de jeu est infini et nous en profitons mieux que quiconque. « Ne fait pas cette tête de botruc mal luné, cher coéquipier, la matinée s’annonce follement excitante. » Un nouveau murmure glissé dans le creux de son oreille. L’espace est exiguë et nos corps se frôlent, nous protégeant par la même du froid ambiant. Mes iris fusent à nouveau vers la lisière du sous-bois où la forme s’est arrêtée, on pourrait ne pas la remarquer si nous ne savions pas où porter notre regard. Il faut avouer qu’en matière de discrétion ils sont bien formés ces sangs-de-bourbe. A présent parfaitement immobile, seul le très léger nuage de condensation provoqué par sa respiration témoigne de sa présence. Délicatement, sans geste brusque mais au moyen de mouvement précis je sors de la poche extérieure de ma cape une paire de multiplettes. Outil dont j’ai découvert une nouvelle utilité en dehors des stades de Quidditch désormais désert. Il n’y a pas mieux que ces jumelles pour espionner un groupe suspect, et aujourd’hui il s’agit de ne pas manquer une seule miette des échanges qui vont avoir lieu. Encore une fois, nous devons saisir tous les coupables en même temps…Un nouveau sourire étire mes lèvres gelées, vivement que l’action commence.

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Sevastian A. Dolohov
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Re: À l'aurore, armés d'une ardente patience, nous entrerons aux splendides Villes ♠ Sevastian   
Ven 13 Nov - 19:42


À l'aurore, armés d'une ardente patience, nous entrerons aux splendides Villes


Le vent froid de l’hiver vient te fouetter les joues alors que le silence vous enlace. La neige recouvre le paysage à perte de vue. Seules vos traces de pas auraient pu trahir votre présence si vous n’aviez pas pensé à les effacer à l’aide de vos baguettes. Tu aimes ce temps. Il te rappelle tes séjours dans ta famille natale alors que tu étais encore enfant. Dolohov. Rien que ton nom est glacée, tout comme la fièvre malsaine qui habite ton corps et ton esprit. Tes doigts se crispent autour de ton écharpe et la resserre autour de ton cou. Habillé ainsi, personne ne peut se rendre compte que ta peau est encrée jusqu’à la moindre parcelle. Tes doigts gantés sont cachés par le fin cuir de dragon. Seul un oeil aguerri ou qui te connait peut voir poindre l’un d’entre eux sur ta nuque. Au Capitole, tu ferais mauvais genre. D’ailleurs, au district un, certain de tes comparses, te regardent d’un mauvais oeil. Ce dont tu te fiches éperdument. Tes fiançailles sont vouées à te faire grimper d’un échelon dans le rang social. Tes vieux ont failli et ne se sont pas montrés assez convaincant comme suiveur du Lord, alors tu dois prendre le relai. Mariage pur, missionnaire aguerri lors de ton boulot. Et Merlin sait pourtant que tout cela te passe par dessus la tête. Ta vie de résume à Carpe Diem. Sexe, alcool, fêtes. Voila ce qui te plait. Si au milieu de tout cela tu peux écraser la vermine à coup de sortilèges bien servi, te voila au paradis des sorciers. Aujourd’hui tu pourras peut-être combler les deux… Demanteler un trafic d’Elfe de Maisons en compagnie d’Alecto peut-être un savant mélange entre le plaisir de la chair et de celle de la torture. Etrangement, tous les deux, aussi différent l’un que l’autre, il y a certains terrains d’entente qui vous collent à la peau.

Alors que la Carrow se tient à tes côtés, elle te fait soudainement signe de regarder dans une autre direction que celle que tu fixais jusqu’à présent. Un peu plus loin, des mouvements semblent filer entre les feuilles de la lisière de la forêt. Un léger rictus étire tes lippes. L’action allait enfin avoir lieu. Dans un espoir malsain, tu espère qu’ils vont tenter de se révolter, de fuir. Tu pourras en aligner quelques un à l’aide de ta baguette. Ce n’est pas pour rien si tu as décidé de t’orienter dans cette voie. Cette carrière t’était pleinement destinée. « Cette fois essaye d’être plus patient que la dernière fois Dolohov, je m’en voudrais d’être obligée de te stupefixier ou de te soumettre à un Imperium pour sauver cette mission. » Une de tes mains s’égare sur les hanches d’Alecto alors que tu te glisses dans son dos, ton visage prenant appui sur son épaule, au creux de son cou.  « Tu parles de cette mission ou de notre dernière partie de jambes en l’air ? J’ai comme l’impression que tu seras capable de me mettre sous imperium juste pour satisfaire toujours plus tes désirs ma tendre Alecto. » Tendre Alecto. Deux mots qui ne vont pas ensemble mais tu aimes te jouer de ces surnoms idiots. Lorsque vos iris se rencontrent, c’est un jeu. Malice presque complice tant vos affections pour les malversations vous unissent. Tu as volontairement détourné le point qu’elle soulevait à l’origine. Tu peux te montrer impatient. Les planques, la surveillance, ce n’est pas vraiment ton truc. Tu préfères agir et tu réfléchiras ensuite si cela se passe mal. Tu arrives malgré tout très souvent à tes fins. Ton sens aiguisé de la manipulation n’est pas un mythe. Tu le pratiques depuis des années. Après tout tu as grandi dans un univers sombre et dénué de tout sentiment. Comment pourrais-tu voir le monde autrement ?  « Dois-je te rappeler ta propre bévue d’il y a quelques semaines ? » lui souffles-tu à l’oreille glissant un doigt le long de sa nuque t’arrêtant seulement à la naissance du tissus des vêtements recouvrant sa chair. Tu te penches légèrement à son oreille.  « Evite de salir mes fringues cette fois. »

Tu t’éloignes doucement mais l’endroit dans lequel vous êtes à l’abris des regards est exigu. Sans même le vouloir, vos corps se frôlent, vos yeux s’accrochent. Tes prunelles se fixent au loin pour observer la forêt. Ce que vous avez vu bouger plus loin semble s’être immobilisé. Si cela se trouve vous allez en avoir pour des heures avant qu’ils ne passent sous votre nez. Surtout s’ils ont décidé d’avancer à la vitesse d’un veracrasse. Un soupire se glisse entre tes lèvres. Alecto a raison. Tu aurais envie de mener l’assaut. De les prendre de court et d’avancer en filature jusqu’à eux. Seulement c’est un coup à tout foutre en l’air. Il pourrait avoir poster quelques gardes à l’avant pour surveiller leurs avancées. Vous êtes deux mais qui sait combien ils peuvent être ? Le nombre ne te fait pas peur. Seulement il y a plus de chances que vous soyez découvert aux moindres faux pas. Lentement tu te glisses devant la Carrow un air goguenard sur le visage.  « On va se faire chier si on doit attendre qu’ils bougent leur cul. » Tu te rapproches doucement de l’héritière des Carrow.  « On pourrait s’occuper et se tenir chaud le temps qu’ils décident de bouger ? » Tu n’es pas vraiment sérieux alors que tu laches ses paroles. Au contraire, tu sais que cela risque plutôt de l’agacer. Un bruit de feuilles attire ton attention et tu détournes rapidement le regard d’Alecto. Quelques mètres plus loin, une autre forme semble se déplacer en parallèle de la première que vous avez déjà repéré. Tes paupières se plissent alors que tu te concentres.  « Ils sont bien organisés. Plusieurs voies, si ça se trouve certaines cargaisons ne sont que des leurres pour nous tromper. » Le traffic dure sûrement depuis plusieurs mois, ils ont eu le temps de se préparer.  « Je me demande où ils les récupèrent ces elfes. Ils répondent qu’à un seul maitre. A moins qu’ils soient libres et agissent d’eux même ? » Et là, cela poserait problème. Si un dizaine d’elfes mêlent leur magie à celle d’une poignée de sorciers, à eux deux, ils risquaient de ne pas être en assez grand nombre. Restant silencieux pendant plusieurs minutes, tu observèrent. Plus rien ne bouge et seul le vent vient chatouiller la cime des arbres. Tu te tournes à nouveau vers Alecto avec ce petit air arrogant qui te caractérise si bien.  « Alors, tu me fais une petite gâterie pour passer le temps ? » Concrètement, elle risque surtout de te les briser ne serait-ce que pour avoir penser à ça durent une mission. D’y avoir penser tout court, la réduisant au simple rang de femme qu’elle était. Elle débectait ta façon de traiter les jeunes demoiselles. Ta vision des choses était répugnante pour le plus grand nombre mais tu te fichais royalement de ce que pensait les autres. Alecto était peut-être la seule vers qui tu t’étais tournée à plusieurs reprises. Cette sorte d’alchimie malsaine vous unissant jusqu’au creux des draps de vos lits. Tu prends appuies avec nonchalance contre un rebord qui vous cache de la vue des trafiquants. Le froid te mord les joues avec une douleur lancinante que tu savoures en fermant les yeux.

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Comme Une Ombre
Je serai l'accident sur le bord de ta route. La larme du poison cachée entre les gouttes. Le joueur de pipeau qui fait danser les serpents.Je serai comme une ombre à chacun de tes pas. Comme une maladie qui frappe et qui s'en va.
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