We should share a cup of tea and, at least, have a word ∞ Robyn

La liberté de l'aigle en plein vol
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Oscar C. Diggory
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We should share a cup of tea and, at least, have a word ∞ Robyn   
Jeu 29 Oct - 18:48


We should share a cup of tea and, at least, have a word



Le goût salé de la mer assèche mes lèvres engourdies par le froid d’un hiver qui semble ne jamais devoir finir. Eclairé par la seule lumière diffuse de ma baguette magique je remonte le chemin gelé qui mène de la côté jusqu’aux habitations. Après une nouvelle journée consacrée à la pêche mes muscles sont endoloris et la fatigue gagne chaque partie de mon être. Depuis la tombée de la nuit je ne rêve qu’à une chose : prendre un thé bien chaud au coin d’un âtre projetant ses langues chaudes contre mon dos fourbu. J’aime la mer, l’océan, l’infinitude de son horizon, mais la pêche a un goût tragique mêlé du danger permanent de plonger dans ses profondeurs glacées. J’en suis venue à redouter ces eaux sombres et son froid mordant qui vous emportent jusque dans les tréfonds de ses entrailles sans remords. Mes pieds trempés avancent péniblement sur le chemin et je dois faire un effort supplémentaire pour ne pas claquer des dents sous ma cape de laine. Malgré la chaleur qu’elle dégage sur mes épaules musclées, le froid est malicieux et parviens à s’engouffrer par les moindres trous et malgré le sortilège de séchage que j’ai lancé sur mes affaires, j’ai encore l’impression de sentir les gouttes d’eau dégouliner le long de ma nuque et de ma colonne vertébrale. Il ne manquerait plus que je tombe malade…
Devant moi les lumières des habitations se rapprochent de plus en plus et ma fatigue s’efface petit à petit laissant place à une nouvelle force si bien que mes pas s’accélèrent. Mon corps lui-même se redresse et d’un geste précis je resserre ma cape sur mes épaules pour chasser le froid qui m’entoure. Un rapide coup d’œil à ma montre indique qu’il est tout juste dix-huit heures passées de trente minutes. Je pensais bien avoir fini plus tôt que les autres jours mais ici la nuit tombe vite et tôt, rendant difficile l’appréciation des heures qui passent. Arrivé dans l’ombre des premières maisons je décide finalement de prendre la direction du seul et unique endroit que l’on pourrait qualifier de bar dans le district. Installé dans le vaste salon d’une maison de bois appartenant à un sorcier de la famille Bonnar, c’est avant tout un endroit où se retrouver au coin du feu pour discuter entre nous, un thé ou une tasse de café en main. Pour les soirs un peu plus tristes et les trop longues soirées d’hiver il arrive que des bouteilles de whisky pur feu fassent surface. Bien sûr personne n’en parle jamais, mais tout le monde, ou du moins une grande partie du district, sait qu’ici on peut trouver un peu de marchandises en provenance du commerce illégal. Et puis, distiller son propre alcool n’est pas encore devenu interdit…

Ma main gantée se pose sur le panneau de bois avant de pousser la poignée dans un soupir de soulagement. La chaleur de la pièce m’enivre et me happe pour de bon alors qu’un sourire satisfait éclaire mon visage frigorifié. « Eh Diggory ! Vient donc te mettre près du feu, je te prépare une tasse de café ? » La voix chaude et amicale de Bonnar m’accueille avec une tape dans le dos et me guide vers une chaise placée à gauche de la cheminée, sans doute la plus importante de tout le coin. « Merci Bonnar, je veux bien une grande tasse si possible. » Un clin d’œil pour toute réponse, le sorcier se dirige vers la cuisine ouverte qu’il a lui-même aménagée. On raconte par ici que c’est un cracmol qui avait fait sa vie tranquillement dans un petit village moldu en bordure des Highlands, je ne connais pas la vérité de cette histoire, mais il n’y a pas dire, il sait se débrouiller avec ses mains mieux que beaucoup de sorciers. D’un geste vif je me défais de ma cape afin d’offrir mon dos à la chaleur de flammes et déjà je sens la chaleur de mon sang courir à nouveau dans tous mes membres. Qu’il est agréable de pouvoir se reposer un peu avant de retrouver Emma et Cédric dans la douleur familiale qui nous entoure depuis la disparition d’Amos…Soudain la porte s’ouvre à nouveau pour laisser entrer une jeune personne à la chevelure flamboyante. Mes iris sombres se posent sur la nouvelle arrivante et mon attention s’arrête sur elle quelques secondes. Robyn Weasley. Devenue pêcheuse depuis quelques années nous avons passé une bonne partie de la journée à nous apercevoir de loin sans avoir l’occasion de nous adresser la parole. En tant que saisonnier j’aide les pêcheurs à ramasser le saumon venu en masse cette année et mes bras ne sont pas de trop pour assurer une pêche idéale pour nous aider à passer l’hiver. Je crois bien par ailleurs qu’elle me garde toujours une certaine rancœur à propos d’une vieille histoire d’enfants. Bonnar s’élance déjà pour accueillir la jeune sorcière pour aller l’installer sur la chaise voisine de la mienne, au plus près du feu également. « Salut Robyn. » Ma voix se veut amicale alors que le sorcier m’apporte une large tasse de café.  


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La roux tourne...
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Robyn B. Weasley
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Re: We should share a cup of tea and, at least, have a word ∞ Robyn   
Sam 7 Nov - 17:24
WE SHOULD SHARE A CUP OF TEA AND...
Personne n'aimait travailler au port. C'était un boulot plutôt ingrat et qui pouvait donner peu de résultats. L'hiver était déjà rude et l'eau glaciale qui vous aspergeait de temps à autre n'aidait pas les pêcheurs à se réchauffer. Travailler avec des gants se révélait plutôt inutile voire handicapant et beaucoup d'entre-eux favorisaient le fait de travailler à mains nues. Il n'y a pas un jour où Robyn rentrait chez elle en tressaillant de froid, malgré ça, elle adorait la pêche. Elle était une des rares filles à s'être proposée à ce boulot étant donné les conditions difficiles. Même les bouts de ses doigts gercés, même son nez qui coulait en permanence, et même ses pieds trempés toute la journée n'altéraient pas son envie d'aller travailler. Sentir la présence des autres pêcheurs sans pour autant leur parler la rassuraient. Ils étaient tous dans le même bateau (sans mauvais jeu de mot, évidemment). Parfois, ils échangeaient des bribes de conversation du style ''comment vas-ta femme ?'' ou ''Il fait encore plus froid que hier aujourd'hui'' ou ''Mon fils a encore failli faire brûler la maison à cause de ses pouvoirs non-maîtrisés''. Robyn en apprenait beaucoup sur ses collègues d'infortune. Parfois même, ils chantaient en coeur vers la fin de l'après-midi pour se motiver tous ensemble. C'était un des moments préférés de Robyn. Une seule et même voix couvraient alors les bruits du port, celui des vagues et celui du malheur. Le port du District 5 se dotait soudain d'un bonheur éphémère et c'est pour ces raison que Robyn n'échangerait sa place de pêcheuse pour rien au monde.

Aujourd'hui, le froid avait été plus dur que d'habitude. Mais le moral des troupes était au plus haut. Les pêcheurs avaient même chanté des chansons Moldues très populaires. Etait-ce une façon de se rebeller encore contre le système mis en place ? De toute façon, certains d'entre-eux n'avaient plus grand chose à perdre et Britney Spears aidait certains à garder le cap : « HIT ME BABY ONE MORE TIIIIIIIIIME ». D'ailleurs, après ce concert improvisé, certains y allaient de bon cœur sur les capacités physiques et charnelles de la chanteuse moldue. Robyn ne prenait pas part à la conversation mais riait de bon cœur avec eux les trouvant quelque peu immatures cependant. Sur le petit bateau de pêche fait de planches et de clous, Robyn faisait des vas et viens avec les récoltes de ceux qui pêchaient les poissons et allait entreposer les offrandes de la mer dans un endroit prévu à cet effet : un espèce de ré frigidaire bleu qui occupait l'arrière du bateau. Le premier jour où elle avait travaillé, Robyn avait demandé à quoi pouvait servir ce frigidaire si il faisait aussi froid dehors que dedans. Personne n'avait pu lui fournir de réponse. La jeune rousse chantait en coeur « MY LONELYNESS IS KILLING MEEEEEEEEE  » quand l'accident se produit. Un poisson s'était fait la malle de la caisse qu'elle transportait et Robyn avait posé son pied dessus. En une seconde Robyn s'est retrouvé les fesses à terre. C'est en riant et en lui demandant si tout allait bien que les pêcheurs l’aidèrent à se relever. Robyn ne pouvait rien faire d'autre à part rire mais lorsqu'elle déposa son pied gauche au sol pour prendre appui, une douleur traversa son côté gauche. Une grimace de douleur obscurcit son visage. Elle rassura les autres en leur expliquant que la douleur allait s'atténuer, que c'était juste un simple coup. Juste un simple coup.

Dix huit heures trente. La libération. Robyn ne sentait plus ses membres à cause du froid et la douleur ne s'atténuait pas. L'ancienne Griffondor remballa ses affaires, arma son dos de son sac et se dirigea vers le village en saluant d'un signe ses compagnons vocalistes. Elle avait grand besoin de se réchauffer et d'oublier la douleur. Elle pris la direction d'une auberge du District 5. La seule à vrai dire. En poussant la porte de l'établissement, le choc thermique entre le dehors et le dedans fit frissonner tout son petit corps. Le gérant vint à sa rencontre. Bonnar était connu de tout le monde  pour sa sympathie et son accueil chaleureux. Son auberge remettait du baume au coeur et réchauffait les esprits dévorés par la perte de l'espoir. Le petit tavernier la fit asseoir près du feu. La chaleur de celui-ci lui fit un bien fou. Elle mis son manteau et son écharpe à sécher et s'installa confortablement sur la chaise en bois. « Salut Robyn. » Une voix amicale venant de la table d'à côté venait de la saluer. Elle posa son regard et découvrit Oscar. Oscar Diggory. Elle  l'avait entre aperçut la journée, il aidait parfois les pêcheurs en tant que saisonnier. Ils ne s'étaient plus adressé la parole depuis des années malgré le fait que ses parents et les siens étaient de bons amis. Eux, c'était tout le contraire. « Bonsoir, Oscar. » dit-elle simplement par politesse avant de s'adresser à Bonnar qui lui amenait une soupe aux pois brûlante et un chiffon humide. « Merci, Bonnar ! J'espère que le chiffon va suffire » ajouta la rousse en enlevant sa botte. Sa chaussette était imbibée de sang. Elle lâcha un juron. « Excuse-moi Bonnar, j'abuse mais tu aurais des compresses s'il te plait ? » Bonnar accepta et ne se fit pas prier. Robyn s'occupa de nettoyer sa plaie avec l'aide du chiffon et eut un gémissement de douleur. Elle ne comprenait pas comment elle a pu se faire ça. Seule, elle n'arriverait pas à se soigner correctement mais plutôt crever que de demander à Diggory de lui donner un coup de main. La dernière fois, elle s'était retrouvé dans un état pire que celui-ci. Tant pis, elle n'allait pas ravaler sa fierté. Elle se soignerait mieux chez elle.  
(c) AMIANTE
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