C'était la vie qui murmurait ses éternels mensonges ∂ Alexis I. MacFusty

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Alexis I. MacFusty
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C'était la vie qui murmurait ses éternels mensonges ∂ Alexis I. MacFusty   
Mer 23 Sep - 23:31
Alexis Isaac

 
MacFusty

Prénoms : On m'appela Alexis, car il est de coutume dans notre clan de nommer l'enfant avant sa naissance. Un prénom asexué qui me permis bien des choses. Cependant à Poudlard beaucoup me surnommèrent Izzy, pour me féminiser malgré moi. Izzy pour mon deuxième prénom, Isaac, en hommage à mon grand-père maternel. UN surnom féminin pour un prénom masculin. Un prénom lourd d'histoire dans un autre monde. Ironie sombre des ignorants.   Nom de famille : MacFusty. Un nom que je porte avec la fierté de la roche et la fougue de l'océan.   Statut du sang : Mon sang est aussi rouge et chaud que celui de tous les habitants de cette terre, ceux qui prétendent qu'une goutte d'un sang vaut plus que celle d'un autre sont stupides. La réelle suprématie ne vient pas de là. Cependant ma très chère mère était une femme ignorant le monde qui vivait au-delà du brouillard. Origine géographique : Je suis né sur l'île la plus à l'ouest et la plus exposée des Hébrides. Seulement un bout de roches perdu au milieu des vagues. Pourtant le sang qui coule dans mes veines à un amer goût d'une lointaine Kenya. Avant les districts je vivais sur les rochers de mes ancêtres, bercés par les vents et le souffle des dragons. Âge et date de naissance : D'après les registres du ministère de la magie j'ai vingt-sept ans et je suis née un 15 août 1953 Orientation sexuelle : L'amour est une chose étrange et douce à la fois. Je n'ai aimé que deux personnes dans ma vie, une jeune sorcière en troisième année, et Arzhur, l'homme qui a emporté mon cœur. Particularité : Occlumens Métier : Dresseuse de dragons Miroir de Rised : Un passé à jamais révolu, je me tiens aux côtés d'Arzhur, un enfant dans les bras, la vie rayonne sur nos visages apaisés. Epouvantard : Ceux qui ont la chance de pouvoir observer mon épouvantard ne verront rien d'autre qu'un étrange objet que les yeux non expérimentés ne reconnaîtront pas. En revanche, ceux qui viennent de l'autre monde y verront un sublime pistolet, arme à feu mortelle au coup terrible qui laisse les corps défigurés. Patronus : On pourrait s'attendre à un terrible Noir des Hébrides, mais mon patronus à pris la forme d'une panthère redoutable dans sa discrétion. Composition de la baguette : Lorsque M. Olivander ouvrit sa boite il me regarda étrangement. Dès le moment où je posais mes iris noires sur elle, je devinais que ce serait ma compagne pour toujours. On accorde au bois de cerisier des pouvoirs étranges, son ventricule de cœur de dragon qui la complète la rend précieuse. Elle me valut cependant des moqueries lors de mes premières années car j'avais beaucoup de mal à la contrôler. Mais maintenant nous avons appris à nous découvrir. Vous seriez surpris de ce qui peut sortir de ces 23,6 cm. Tendance : Pro-ordre Animal de compagnie : Un petit-du de Grant prénommé Emrys Featuring : Rihanna Crédits : Artchie
   


   
You are unique

   
Caractère
On m'a attribué bien des adjectifs, enfant j'étais curieuse de tout, mais beaucoup trop téméraire pour ne pas me blesser souvent. Grandir bercée par le vent salé du large ça forge le caractère comme on dit par chez nous. Et on peut dire que du caractère je m'en suis forgé un plutôt féroce. J'ai appris à être d'une patience à tout épreuve, pouvant rester des heures sans bouger au pied d'un dragon afin qu'il finisse par s'habituer à mon odeur et à me présence jusqu'à ne plus s'intéresser à moi. J'ai appris à ne pas hurler sous la douleur des brûlures car les cris affolent les dragons. J'ai appris à rester debout devant les atrocités du monde et à garder les yeux ouverts, coûte que coûte. Fermes les yeux une seconde et tu perds de vue le danger. D'une fidélité à toute épreuve je n'ai pas été chez les Pouffsoufle pour la couleur de la maison. Même si mon visage peut se montrer dur, j'ai le rire chaud des pays ensoleillés. J'ai une fâcheuse tendance à user de sarcasme envers tout le monde et à être particulièrement cassante lorsque je m'adresse à des personnes que je n'apprécie pas. Depuis le début du règne de Tom Jedusort, je suis devenue quelqu'un de de sombre et énigmatique, comme les tatouages qui marbrent ma peau sombre. Je tire ma nouvelle force dans la discrétion de mes mouvements, tapie dans l'ombre je me faufile, ombre féline, dans les coins sombres. Désabusée et foncièrement solitaire je refuse catégoriquement de laisser mon cœur s'approcher à nouveau de quelqu'un. Dure avec les autres je ne suis pas de la meilleure des compagnies, pourtant, tout au fond de mes entrailles, flamboie encore une petite flamme d'espoir, sous le charbon de ma vie passée.


   
This is a new world

   
Le commencement des districts
Les districts. Un rire jaune est venu se fracasser contre la paroi de la maison de mon vieux père. L'ordre est clair et sans appel, le clan MacFusty est prié de décamper sur le champ pour rejoindre son nouveau district sous peine de représailles. Mais que peut-il bien arriver de pire à ces fiers écossais que d'être expatriés loin de leurs dragons et de ces îles qu'ils chérissent depuis leurs premiers cris de nourrissons ? Rien bien sûr, alors ils ont campé sur leurs positions, quitte à risquer la disgrâce et rejoindre les rangs des traites. Peut leur importaient. Eux qui ont rarement pris position en politique, les voilà se ralliant à la Grande Révolte unissant le nom MacFusty à ceux des autres défenseurs des droits. S'ils n'ont pas réussi à renverser la nouvelle suprématie du Lord, ils ont au moins gagné le droit de rester sur leur coin de rocher. Le district 5 est la nouvelle adresse du clan MacFusty. Une adresse qui scella notre séparation géographique. J'ai longtemps hésité, quitte à faire un acte qui me relèguerait au rang de traitre à mon tour. Mais d'ici, du haut de mon district 3, je peux contempler, avertie, les échanges du nouvel ordre en marche et à espérer que tout finisse par s'écrouler sur lui-même, libérant à nouveau des frontières écrasantes. Pour tout vous dire, ce semi-emprisonnement me rend particulièrement mal-à-l'aise, moi qui est voyagé tant d'années sans obstacles...

   

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Dernière édition par Alexis I. MacFusty le Ven 25 Sep - 23:24, édité 3 fois
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Alexis I. MacFusty
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Re: C'était la vie qui murmurait ses éternels mensonges ∂ Alexis I. MacFusty   
Mer 23 Sep - 23:33

L'Histoire

   
sans fin

   
   
And may the odds be ever on your favor



   
Histoire

« C'était le vieux mensonge de la vie quand elle se croit immortelle, indestructible et prédestinée pour dominer les autres existences humaines »


∂ L'enfance nous façonne

Un éclair zébre le ciel noir. Malgré les quatorze heures sonnantes il fait aussi noir qu’une nuit sans lune. La chaleur du mois d’août est étouffante et ma mère suffoque sous l’effort intense. Pourtant pas un son ne filtre entre ses lèvres serrées. Ses iris luisent dans la pénombre de la pièce alors que le tonnerre gronde et fait vibrer les entrailles du roc. Le vent frappe fougueusement contre les carreaux de la maison apportant dans ses bras l’écume blanche des vagues. Tout n’est que vie autour d’elle. La nature entière semble s’être levée pour accueillir une nouvelle âme. Ma grand-mère me dit souvent qu’un peu de l’âme de cet orage marin s’est infiltré dans mon corps. Aussi fougueuse, sombre et indomptable que lui. La vieille femme est la seule présente aux côtés de ma future mère, tous les autres sont sur le pont afin de cantonner un maximum les dragons que les orages excitent. Les sortilèges de dissimulation fusent et les rugissements profonds des Noirs répondent aux grondements du tonnerre. Les légendes moldues racontent qu’on peut observer les orages les plus pectaculaires frapper l’archipel des Hébrides, et que les éclairs peuvent-y être d’une blancheur verdâtre. Encore faut-il s’en approcher suffisamment car les nuages noirs la dissimulent souvent aux yeux postés sur l’autre rive.
Mon premier cri se perd dans le fracas assourdissant d’un dragon passant à vive allure au-dessus de la petite maison. Ici, tout peut prendre des allures dramatiques dès qu’un de ces lézards montre le bout de son museau. Mais je vous assure que pour nous il n’y a rien de plus normal. Chez les MacFusty, naître sous l’aile du dragon comme on dit, est l’un des meilleurs augures que l’on puisse rêver avoir. Avoir une sphère à son nom au Ministère de la Magie n’est qu’une bagatelle à côté.
Dans un râle d’épuisement Annabella, ma mère, s’effondre sur le lit. La fièvre la gagne petit à petit pendant qu’on me donne mon premier bain. Elle murmure quelques mots dans une langue que ma grand-mère ne comprend pas. Mais les gouttes qui perlent sur son front ne trompent pas. Attrapant un sachet de poudre ma grand-mère saute dans le feu central de la pièce et disparaît dans un tourbillon de flammes vertes. Il ne lui faut pas plus de quelques minutes pour revenir accompagnée d’un médicomage.

Malgré toutes les potions que nos plus grands sorciers ont mises au point au cours des siècles, il existe des maladies en ce monde qui ne connaissent pas de remède. Celle d’Annabella fait partie de celles-ci. Ma mère a toujours eu une santé fragile et ma naissance l’a profondément affaiblie, brisant ses dernières résistances. Pourtant elle me regarde toujours avec ce sourire aimant et doux. J’ai le souvenir de son odeur singulière, comme si son corps restée longtemps aux contacts des arbres noueux avait gardé leurs parfums mielleux. Sa peau a toujours été chaude et douce comme un galet resté longtemps au soleil. Malgré les années je me souviens encore du son de sa voix me chuchotant des comptines d’un autre pays. Et surtout, j’ai le souvenir de ses yeux gravé dans ma mémoire. Ces yeux brillants, si grands et si brûlants de vie que j’ai eu du mal à accepter qu’ils puissent se fermer comme ça, un beau matin, pour ne plus jamais s’ouvrir. A cinq ans on ne comprend pas tout de suite l’immensité du vide qui se créée. On ne prend pas la mesure de la réalité. On ne sait pas ce qu’est l’absence irrémédiable d’un être qu’on désire revoir intensément.

Assise à quelques pas des griffes impressionnantes du Noir, je l’observe sans sourcilier. Ses prunelles ambrées me fixent, je n’ai pas besoin de les voir pour le savoir. Il attend le moindre geste de ma part. Mais à ce jeu il a perdu d’avance. Mon visage d’enfant ne montre aucun signe d’agacement. Ce n’est plus comme avant. J’ai appris de mes erreurs. Je ne bougerai même pas le petit doigt pour me gratter l’arête du nez qui me démange tant. La première fois, un geste énervé pour chasser une mouche me valut une large brûlure sur la cuisse droite. Heureusement pour moi, nous avons la meilleure recette de potion anti-brûlure du Royaume-Uni. Mais certaines cicatrices restent longtemps incrustées dans la chaire et j’en possède quelques-unes plutôt remarquables dont je pourrais vous comptez les histoires. A sept ans je suis déjà une vraie tête dure de MacFusty et je n’ai peur de rien en apparence. Car la peur se lit dans nos yeux, transpire sur nos têtes et dégage une odeur singulière qui rend nerveux tout monstre que l’on approche. Mais au fond de mon jeune cœur vibrent des émotions qui m'arrachent des larmes amères. J'ai peur de ne plus jamais entendre la voix de ma mère, j'ai peur du froid glacé de la mort. Une sensibilité exacerbée qui me ronge le cœur de peurs.

J’aime la couleur de nos îles. La mer verte émeraude de l’herbe toujours fraîche, le brun des ajoncs sur les talus et le noir de la roche se mêlent merveilleusement bien. L’air toujours vif de l’océan a souvent piqué mes joues sombres et ici tout a le goût salé de l’eau. La vie n’a rien de facile pourtant dans ce paradis à l’écart du monde. Les quelques maisons du clan MacFusty comme on nous appelle, se regroupent sur la même île, trop petite pour satisfaire le besoin d’espace de Noirs des Hébrides. Frappée par les vents de tout côté seuls des sortilèges bien ficelés accrochent les maisons au sol trempé des embruns. Loin de la ville nous avons des habitudes rustiques, c’est vrai. On m’a appris à être proche de la terre et à respecter chaque chose qui vit car chaque chose à sa place. Même avant le départ de ma mère, j’ai toujours été élevée comme n’importe quel enfant MacFlusty malgré les jolies boucles qui entouraient ma tête d’enfant.  J’étais alors la plus jeune des descendants du nom et Robin, l’autre enfant de la génération, vient d’entrer à Poudlard. Mais la solitude ne me fait pas peur. Je l’apprivoise et me joue d’elle. Jusqu’à mon entrée à l’école des sorciers j’apprends à mordre la vie à pleine dent, à aller dans le sens des forces magnifiques qui la compose et à profiter de chaque moment intensément. La rudesse du climat et de la vie que je m’impose ont déjà façonnés ma nature indomptable.

« Hum…Une MacFusty, c’est très intéressant. Tu as déjà le courage et la volonté du lion, mais je ne suis pas sûr que Gryffondor te correspondes vraiment. Je sens comme une force tranquille sur ton cœur. Hum…Je vois, je vois…OUI ! Je sais ! Tu y seras beaucoup mieux. POUFSOUFFLE » malgré tous les efforts pour rester le plus stoïque possible, je ne parviens pas à réguler les battements de mon cœur. C’est dérisoire. Je peux contrôler ses pulsations face à un dragon mais pas face au Choixpeau. C’est un comble tout de même ! Pourtant avec le recul je comprends mieux. De sa décision dépendent beaucoup de choses et je ne doute pas que j’aurais pris une autre voie s’il m’avait envoyé dans une autre maison.


∂ L'adolescence ouvre les portes du possible


A Poudlard je n’échappe pas aux regards atroces des autres élèves. Je découvre que certains se jugent supérieurs aux autres car leurs noms sont teintés d’une fierté que je ne comprends toujours pas. Ceux-là aiment juger leur vie plus importante que celles des autres. J’ai découvert la haine et la colère qui, unis, donne une formidable rage qui rugit dans mes entrailles. On se moqua de mes allures de garçonnes et de mon parlé campagnard, de mes manières simples et sans fards. Je me découvris franche et dur comme l’acier lorsqu’on m’attaque. Plus tranchante qu'une griffe de dragon. L’orage qui vibre en moi montra toute sa puissance et rapidement ceux qui me jetaient des sorts par-dessus les escaliers changèrent leur baguette de main. J’étais fougueuse et je n’ai jamais eu peur de régler mes comptes en personne et à chaud. Terrible pour ceux qui se décident mes ennemis, on me sait aussi d’une fidélité sans faille et d’une amitié aussi solide que le roc. Souvent j’ai été déçue par certaines personnes, parfois j’ai été blessée par leurs tromperies, jamais je n’ai regretté mes choix.

« Izzy, tu penses faire quoi après Poudy ? Je suis sûr que tu feras une auror redoutable, tu es l’une des meilleures en DCFM, tu as de ces idées tordues pour détourner les sorts, sûr que ça plaira au ministère » Arzhur me donne un coup dans le bras, sa façon à lui de montrer sa complicité. Depuis la première année nous partageons nos soirées d’insomniaques devant le feu de la salle commune. Il essaye vainement de reprendre son sérieux, mais nous repartons dans un éclat de rire bruyant. Il parait que j’ai un rire communicateur. Visiblement notre préfet ne semble pas être de cet avis car il fait sa tête de dragon et nous menace du doigt. J’ai dix-sept ans et tout me semble possible. De longs cheveux ondulés couvrent mes épaules et j’ai gardé une allure athlétique grâce à mon poste d’attrapeuse dans l’équipe de Quidditch de ma maison. J’ai même pris un peu d’insouciance dans les couloirs du château. Quant à la douceur qui s’empare de mon cœur au contact de la main de Tomas je n’en n’ai plus peur. La vie me semble aussi belle que le manteau de neige qui recouvre le parc du château.  Dans quelques mois nous serons libres de faire ce que bon nous semble et je sais déjà où mes premiers pas de femme me mèneront. « Je vais voyager Arzhur. C’est décidé. Je pars pour le Kenya. » Un silence profond flotte maintenant dans la pénombre de la nuit. Il me regarde et ses yeux rencontrent mes iris décidées. J’ai ce regard avec lequel il est inutile de discuter. Il hoche la tête, glisse ses doigts sur la paume de ma main, pose ses lèvres sur les miennes. « Je viens avec toi ».

Allongée dans l’herbe verte je rêvasse paisiblement, ma main prisonnière de la tienne. La chaleur qui émane des écailles du Noir réchauffe nos corps légèrement habillés par cette fraîche journée de juillet. Je sens parfois ta main sursauter légèrement lorsqu’un grognement s’échappe de la gueule du dragon, mais je la tiens fermement. Je sens tes yeux qui me regardent et mon calme te rassure. Tu n’as besoin de rien d’autre, tu me fais confiance. Je savoure avec une joie incroyable cet instant. Je me gorge de cette journée pour pouvoir me rappeler  exactement ma quiétude et la douceur agréable de ces heures, plus tard. La respiration régulière du Noir a un effet léthargique sur moi. Je ne suis que dragon. D'ailleurs, ce n’est pas n’importe lequel des Noirs des Hébrides. C’est toujours celui près duquel je me suis assise la toute première fois. C’est celui auquel j’ai veillé sur l’œuf toute une année durant. C’est mon Noir. Notre entente est fragile, mais elle est-là, palpable, dans les ombres de ces grands yeux ambrés. Je sais qu’il me reconnaît et qu’il me tolère. Mais je ne sais pas que je le reverrai. Le soleil pâlit à l’ouest et d’une légère pression de la main j’attire l’attention de cet être si cher à mon cœur.


∂ La vie vous mord à pleine dent


On me dit que je suis partie six ans. Seulement six années…C’est irréel.

Mon père avait rencontré ma mère à l’occasion d’un voyage au Kenya en 1948.  A l’époque on racontait qu’un étrange dragon vivait dans la brousse kényane, et il avait voulu connaître le vrai du faux de cette histoire. Pour le dragon je ne sais pas s’il eut jamais sa réponse, mais il rencontra une jeune femme qui fit chavirer son cœur de MacFusty. Mais le climat politique étant ce qu’il était, ils eurent beaucoup de mal à faire accepter leur idylle aux yeux de la famille et du village d’Annabella. Sans le savoir, c’est en pleine guerre que mon père entra au Kenya. Une terrible guerre opposant différentes ethnies. Craignant pour leurs vies et celle de leur futur enfant, le retour aux Hébrides s’imposa. Quelques mois plus tard, je naissais. Mon père ne s’est jamais remarié par la suite. Et s’il n’est pas le plus bavard des hommes, il a toujours voulu me parler en détails de mon second pays, entretenant mon attirance pour celui-ci.
Debout dans la chaleur accablante de l’été africain je regarde la brousse s’étendre à perte de vue sous mes pieds. Un frisson parcourt mon échine alors que contemple ici la terre de mes ancêtres. C’est le début d’une grande aventure. Arzhur pose sa main sur mon épaule et le contact de sa peau moite suffit à me donner la force nécessaire pour avancer vers cette grande inconnue.

Je sers les dents pour ne laisser le moindre son de ma douleur s’échapper. C’est le prix de la désillusion. Cela fait trois ans que nous sillonnons la terre battue d’Afrique. Trois ans de découvertes, d’émerveillement et de cruautés. Je croise le regard de Malik, le chaman du village, mon mentor, mon ami, un frère. Délicatement je déplie ma main crispée pour laisser apparaître ce nouveau tatouage. Un cercle autour d’un doigt pour chaque chose perdue. Hier, j’ai perdu foi en l’intelligence humaine.
Du village dont il était le gardien il ne reste plus grand-chose. Des huttes fumantes et une terrible odeur de sang. J’ai envie de pleurer et de hurler vengeance. Mais je n’ai pas le droit. Un seul de ses regards me cloue sur place. « Tu ne peux pas mélanger les deux mondes. » Cette phrase est comme le couperet de l’impuissance. Regarder ces massacres, savoir leur atrocité, et ne rien devoir faire. Mon cœur entier hurle à l’injustice. « Tu ne peux pas sauver tout le monde. Partout sur cette terre des innocents meurent de la mains de fous aux yeux de démons ». J’ai envie de vomir devant tant d’horreurs. Pour la première fois je prends conscience de la réalité crue de la mort. Ce n’est pas qu’un sommeil duquel on ne se réveille pas. Ce n’est pas qu’un sort qui vous stop net en plein élan. C’est avant tout la destruction d’un corps et d’une vie. Ce qui se joue ici ce n’est pas que le combat d’un groupe contre un autre. C’est l’envie de mutiler, de déshumaniser l’autre. Quand je relève les yeux, mon regard a changé. Je revois le corps de ces enfants qui me tressaient les cheveux. Je voudrais m’arracher les yeux.

Les jours défilent et je continue à voyager toujours plus loin. De chaque pays je m’imprègne de la culture, de leurs connaissances. Les chamans sont des maîtres en matière de potions, les fakirs orientaux sont passés maîtres dans les sortilèges, les suédois connaissent plus en matière de botanique que n’importe quels autres herboristes. Cinq ans après notre départ des Hébrides, les Etats-Unis d’Amérique nous ouvrent les bras. On nous en parle un peu partout comme un eldorado de libertés. Comme il est facile d’idéaliser ceux qui se présentent chez les moldus comme les Gendarmes du Monde. Comme la vie est menteuse et chimère. Comme je regrette d’y avoir mis un jour les pieds. Comme je hais ce pays où tout n’est que fards et tromperies. Il n’y a pas plus désunis que ces états-là, ni moins civilisés…

La douleur étreint ma gorge et les cris s’étouffe dans ma respiration saccadée. Aveuglée par les larmes qui roulent en nombre sur mes joues de jais. Mon cœur se déchire et mon corps entier tremble. J’ai perdu tout contrôle sur moi-même. Tout n’est que douleur. Le vertige de la mort m’engouffre dans sa spirale dévastatrice. Je reste sourde aux personnes qui me parlent. Les ongles plantés dans son corps je refuse de lâcher prise. C’est tout mon monde qui s’écroule. Je devine son visage livide qui me regarde, je regarde la mare de sang dans laquelle je baigne, c’est son sang. Aussi rouge et chaud que n’importe quel autre sang. Aussi rouge et chaud que le mien. Aussi rouge et chaud que celui de son meurtrier. Je suis incapable de bouger ni de réfléchir alors que tu gis là, sur mes genoux, un trou énorme en plein milieu de la poitrine. Je voudrais ouvrir les yeux et sortir de ce cauchemar. Je voudrais effacer cette journée du fil des jours. L’idée folle du retourneur de temps me traverse l’esprit, mais j’ai trop mal pour faire le moindre geste. Je ne sens plus rien.

Le plafond de l’hôpital est d’un blanc éblouissant. La main posée sur mon ventre je sens le vide qui s’y est glissé pendant mon sommeil. Il y a encore un mois nous rêvions à cette famille que nous allions former. Amer souvenir. Le claquement de la détonation résonne à mes oreilles, c’est le son d’un rêve qui se brise. Je garde les yeux grands ouverts. Jamais plus je ne fermerai les yeux face au danger. Jamais.

Un an plus tard, je transplane au pied de son immeuble. Etrangement l’affaire n’a pas encore été jugée. On parle même d’une nouvelle enquête. Au conditionnel. Il n’y avait pas assez de témoins pour le reconnaître formellement. J’ai appris que la justice dans ce pays sait se montrer confuse et arrangeante. Qu’importe. Jugé ou non ma décision est prise. Peut-être que j’étais trop influencée par la noirceur des semaines sans jour d’Europe du nord. Mais ma résolution était prise. J’aurais pu lui faire subir le plus terrible des doloris, mais je ne voulais pas mêler mon monde au sien et souiller cette magie si pure qui m’élevait au-dessus de sa décadence.  J’ai utilisé ses mêmes armes. La haine, la violence, les insultes. Et le coup de feu. J’ai eu ma vengeance. J’ai pris sa vie pour le compte de celles perdues. J’ai tiré en pleine poitrine, mes iris dardant les siennes. J’ai vu la peur dans ses yeux tandis que dans les miens défilaient les souvenirs des massacres d’Afrique et de celui de l’homme que j’aimais. Je partie comme j’étais venue, ombre sur le mur, terrible comme un Noir des Hébrides, pour ne jamais revenir.

La route a été longue depuis cette sombre journée à Détroit. Après être sortie de l’hôpital je suis revenue immédiatement près de mon Noir. J’étais meurtrie jusqu’au plus profond de ma chair. Je n’ai vu personne, j’ai juste écouté sa respiration. Puis je suis repartie. J’ai visité la Pologne et ses routes marquées par une histoire brûlante. Dans les méandres de ces souvenirs boueux j’ai cherché des réponses, mais je n’ai trouvé que d’autres preuves de la cruauté de ce monde. Tu es mort, emportant notre enfant dans ta chute. Tu es mort car j’ai fermé les yeux devant la folie de cet homme. Toi pour la couleur de ma peau, en Pologne pour l’appartenance à un peuple, ailleurs pour une religion. Je me suis enfermée dans cette sombre partie de moi. En Roumanie j’ai rencontré un Magyar à Pointe. A ses côtés j’ai retrouvé une flamme en moi, un peu de chaleur et de fureur. J’ai repris vie et je me suis détournée une bonne fois pour toute du monde des moldus. La souffrance qu’on y trouve est trop accablante.
C’est au Kenya que je terminais mon voyage. Dans une hutte au milieu de la brousse, j’ai repris le travail mettant en exercice toute les connaissances que j’avais acquises au cours de ces années d’errance. J’avais pris soin de tout noter dans un grimoire vêtu d’une couverture de cuir. De la magie la plus simple à la magie plus sombre des sorciers roumains je m’entrainais jour et nuit prête à reprendre ma vie là où je l’avais laissée en Angleterre. Je postulais comme auror.

C’est là que la lettre de Dumbledore me trouva. Il avait eu vent de ma candidature et me proposais un tout autre poste. Il me demandait de le rejoindre à Poudlard et de devenir son professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Je reste abasourdie face au parchemin écris de sa belle écriture. Cet homme est donc si impressionnant qu’il suit ses anciens élèves à distance ? Certes, au cours de mes aventures j’avais rencontré des sorciers qui le connaissaient bien, sans doute je n’avais pas été aussi perdue que je le pensais au cours de ces dernières années. Trois années se sont écoulées depuis que l’homme que j’aimais a donné sa vie pour me protéger. J’ai réussi à refaire surface. Je porte avec fierté mes tatouages et mes cicatrices. Je suis une MacFusty. En moi règne un orage maritime au goût amer du sel. J’ai la fougue du vent et la rage de l’éclair. Le noir du ciel coule sur moi, j’ai la solidité du roc et la détermination de l’océan.  J’ai accepté la proposition de Dumbledore.

Derrière la fragile barrière de mes paupières fermées, mes yeux roulent et versent des larmes silencieuses. « Dégage négresse t’as rien à faire ici » Sa voix est rude, son crachat atteint mon pied droit et je lis dans ces yeux une haine et un dégoût qu’on ne peut feindre. C’est le regard de l’être à qui la vie a susurré ses plus terribles mensonges. Mes mains se crispent dans mon sommeil agrippant les draps du lit. Je ne veux pas revivre ça, mais je ne parviens pas à arrêter le flot de souvenirs dont les fils viennent se tisser à ceux de mes rêves. Tomas s’approche par derrière et pose sa main chaude et protectrice sur mon épaule. Et là je le sens, intérieurement, je le sens lui aussi se crisper. Cet être qui depuis trois mois respires à travers mes poumons, cet être qui partage mon sang. Je sens que les tressaillements de mon cœur le perturbent et qu’il s’inquiète. Instinctivement je veux poser ma main sur mon ventre mais une certaine lucidité m’en empêche. Je ne dois pas attirer son attention sur lui. A tout prix. « Dégage négresse, retourne dans ton quartier de chiens » Mon regard est tranchant. Aussi lentement qu’une panthère, phalange après phalange, ma main se dirige vers le bois doux de ma baguette magique glissée dans la poche arrière de mon short. La pression d'Arzhur se fait plus forte sur mon épaule et je comprends le message, pourtant je pressens quelque chose qui me serre les entrailles. « Laisse-nous tranquille. On t’as rien demandé » La voix d'Arzhur est sèche et brutale. Il est beau, jeune et follement imprudent. « On t’as pas sonné l’english ». Les mots se mêlent aux images, le rêve reprend ses droits pour chasser la logique et je perds pied quelques secondes. Nous ne savions pas à l'époque, pauvres innocents, que les libertés n'étaient pas si égalitaires que cela dans la belle Amérique. Nous ne connaissions pas le mot « ségrégation ». J'entends au loin la voix des policiers me parler du meurtrier. Il a été identifié. « Alcool » ils ont dit. Comme une excuse...Je ne pensais qu'il puisse être possible de tuer pour une couleur de peau. Pourtant le coup de feu se répète en boucle dans ma tête. Je me souviens des insultes avilissantes qu’il associe à ma personne et la colère d'Arzhur. Les coups de poings fusent entre eux et j’essaye de les séparer dans le désespoir du pressentiment des grands malheurs. Je vois avant lui l’éclair métallique de l’arme à feu. « ARZHUR! » le cri se meure dans ma gorge alors que j’agrippe de toutes mes forces le corps de l’homme que j’aime, comme pour le protéger au moyen de mon corps. Je ferme les yeux. Une seconde. Deux secondes. J’ai peur de les ouvrir à nouveau. Mais les coups de feu se répercutent dans les immeubles alentour. Une vive douleur s’empare de mon ventre. Je sens le poids de nos corps nous entraîner au sol. Je suis toujours incapable d’ouvrir les yeux. « Alexis » sa voix est si faible que je trésaille de froid. Mes pupilles s’ouvrent en grand sur la réalité de l’horreur. Ses yeux sont embués, ils me regardent et semblent demander pardon. Je vois le trou béant sur sa poitrine qui laisse échapper sa vie. Désespérément je cherche à le soigner au moyen de sortilèges plus inefficaces les uns que les autres. J’ai trop peur pour lui pour remarquer ma propre douleur. Mes lèvres embrassent les siennes déjà si froides. Ce froid glacial qui traverse ma chair et gèle mes os. Je me réveille dans un cri de douleur, les joues trempées de ces mêmes larmes de désespoir. Haletante je porte inconsciemment mes mains sur mon ventre plat. Soulevant le tee-shirt qui me sert de pyjama je laisse courir mes doigts sur la cicatrice que j’imagine brûlante. La balle a traversé la chair de mon ventre pour se loger dans mon bassin, arrachant cette vie qui n'avait pas encore commencé. J’aurais dû mourir ce jour-là. J’aurais pu mourir s’il avait visé mon cœur au deuxième coup. Je me revoie effondrée sur le corps sans vie d'Arzhur, incapable de bouger à cause du chagrin, mais pas seulement. Mon propre sang et le sang de notre enfant se mélangent au sien. Epuisée par cette nouvelle épreuve nocturne je me lève tant bien que mal. J’ouvre la fenêtre en grand pour laisser l’air frais de ce mois d’octobre étreindre mes poumons. Je n’avais pas revécut cet instant crucial depuis plusieurs mois mais je savais pertinemment pourquoi aujourd’hui, pourquoi ce soir il revenait dans tout sa force, la peine d’hier se mêlant à ma peine d’aujourd’hui.

Mon poing frappe violemment le mur de ma chambre. Un seul geste en témoignage de ma rage et de ma douleur. Qui ? Qui à oser lever sa baguette contre lui ? Un feu terrible brûle dans mes pupilles. Alors ici aussi on commet des meurtres lâchement ? Ici aussi l’homme n’est qu’un rat ? Je suis incapable de prononcer le moindre mot. Lorsque la nouvelle est tombée je suis restée aussi stoïque que la pierre mais dans l’intimité de ma chambre j’explose. Depuis l’année dernière, après un an passé à ses côtés, nous étions devenus des « amis ». Je n’ai jamais su ce qu’il savait ou ce qu’il ne savait pas de mes années d’errance, mais il avait ce regard qui suffisait à me rassurer et à chasser les ombres de mes yeux. Si je mets la main sur celui qui a osé assassiner cet homme…Askaban ne sera pas pour lui.


∂ La mort n'est que le début d'un renouveau


Debout face à un océan sombre je m'autorise un moment de pause, le regard plongée dans une contemplation pensive. Mon esprit remonte le cours du temps, depuis l'assassinat de Dumbledore jusqu'à aujourd'hui. Trois années ce sont écoulées et pourtant il me semble que c'est une éternité qui me sépare de la sorcière que j'étais alors. Celle qui, les yeux plein de feux, levait sa baguette magique pour défendre ses élèves des sortilèges mortels des sorciers masqués. Celle-là même qui a senti son coeur se briser à nouveau lorsque ses yeux contemplèrent incrédules la trop longue liste des noms inscrits sur la plaque commémorative. Des noms d'enfants donc elle connaissait pratiquement tous les visages. Ses élèves. Des âmes si jeunes et si innocentes fauchées par surprise dans un tourbillon de haine malsaine. Tout ces massacres pour quoi au final ? Rien de moins que le mépris de l'autre et le désir de pouvoir. Un profond soupire s'échappe de mes lèvres fines et sombres. Tout n'a été que tempête depuis ce jour funeste qui a sonné la fin du monde magique tel que nous le connaissions. Qui aurait pu prédire ce qui est aujourd'hui ? Probablement aucun des voyants n'a osé porter son troisième œil sur cet avenir aussi sombre que malsain.
Je revois avec une exactitude presque exacerbée la Grande Révolte, la rage qui était la mienne, la baguette que j'ai levée aux côtés de toutes les autres, droite, fier et mortelle. La guerre civile qui éclata fit de nombreuses pertes, notamment de notre côté et il s'en fallut de peu que la mienne ne soit à son tour ravie dans un dernier souffle. Dans les profondeurs de mes iris sombres les dernières images de ma vie d'avant déploient leurs doigts fantomatiques. Robin, ce cousin-frère, ce MacFusty auprès duquel j'ai grandi, le regard vitreux, allongé dans les bras, frappé en pleine poitrine par un sort d'entrave, je sens mon propre corps s'effondrer sous le poids du chagrin tandis que son sang s'épanche sur ma robe de sorcière. Il a fallut que lui aussi s'en aille vers des terres plus heureuses. Il a fallut qui lui aussi rende son dernier souffle dans les bras, ne laissant rien d'autre qu'une place vide balayée par les vents narquois et le froid glacial de la mort. Je me revois alors, me redressant, couverte du sang de ce frère, de mon clan, jurer de venger sa mort comme j'ai venger celle d'Arzhur par le passé. Panthère terrible dans les ombres des corps s'entrechoquant j'ai glissé, frappant de mon poignet mortel les hommes et femmes masquées, animée d'une seule pensée : anéantir. Prise dans cet état second j'ai réussi à échapper au dernier grand coup de filet qui emporta presque tout le monde dans le district 5. Devenue filandreuse et sournoise, ombre tapie dans les hautes herbes, je ne me suis pas faite attrapée, usant des mêmes atouts que mes adversaires pour soustraire mon identité et filer, inconnue, à travers les mailles tendues.

Je ne suis plus la même sorcière, l'ombre s'est immiscée dans es entrailles, la solitude a endurci mon cœur plus que jamais. J'ai tout juste vingt-sept ans et mon âme s'est mêlée à celle des rocs qui forment les îles Hébrides. Plus dure et acérée que leurs falaises sombres je me suis laissée glisser dans les prémices des commerces illégaux. Mes nombreux voyages dans les différents continents m'ont permis d'obtenir un certain savoir faire, notamment en matière de potions à base d'ingrédients simple. Depuis le commencent des Blood Games je me suis vue proposée un poste comme dresseuse de dragon. Heureuse de retrouver les seuls êtres qui ont jamais su parler à mon âme, j'ai accepté. Même si je sais pertinemment à quoi leur entrainement est destiné, je préfère les savoir entre les mains d'une MacFusty plutôt que sous les sortilèges d'un incapable. Un nouveau monde s'ouvre à moi et mes drames passés ne sont plus que des charbons ardents sur lesquels reposent ma nouvelle personnalité, sombre et malicieuse, discrète et opportuniste, tapie dans l'ombre des berges de la Clyde River, à quelques pas des docks de Glasgow. Mon petit commerce latéral de potions bat son plein et la notion même de scrupule s'efface de mon esprit, tous ceux que je connaissais sont morts ou portés disparus, il ne reste que la solitude et le goût amer du vent marin, immense et fatalement esseulé.    


 

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C'était la vie qui murmurait ses éternels mensonges ∂ Alexis I. MacFusty

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