Everytime the moon shines, I become alive. ☾ Greyback

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Lun 28 Sep - 17:56
Fenrir & Loke

   
Greyback

Prénoms : Fenrir Ses géniteurs n'auraient-ils pas pu trouver mieux qu'un nom issu de la mythologie nordique pour illustrer sa nature ? D'après ces histoires, Fenrir était un loup monstrueux dont les présages avaient vu qu'il apporterait destructions et malheurs. Les Dieux l'attachèrent en se jouant de lui. Enchainé et une épée en travers de la gueule, il restera longtemps à souffrir. Selon la légende, sa bave donna naissance à fleuve, jusqu'à ce qu'on le libère... Loke Il est le père de Fenrir dans ces mêmes légendes. On dit de lui qu'il était fourbe, sans visage et pouvait tour à tour être votre ami, puis votre ennemi... Nom de famille : Greyback Dos gris... N'est-ce pas idéal lorsque vous êtes un loup garou ? Ce nom ne vous colle-t-il pas à la peau ? Quoi de mieux que de pouvoir se fondre dans la masse ? Il n'y a rien de plus passe partout que le gris. Neutre et invisible. Tapis dans l'ombre. Pour mieux attaquer. Pour mieux éviscérer. Statut du sang : Les Greyback sont tous des sorciers mais de part leur nature Lycanthrope, ils sont bien évidement considérés comme des hybrides, des sang-mêlés. Eux, pensent être d'une nature supérieure à un quelconque être. Ils ont toutes les forces avec eux : Physiques et magiques. Origine géographique : Anglais Âge et date de naissance : Il est âgé de trente-trois ans. Orientation sexuelle : Hétéro Particularité : Loup Garou Métier : Chasseur de têtes Quoi de plus évident  pour un loup garou que de traquer ? Grâce à son flaire, il retrouve avec facilité les fuyards. Le seul problème étant qu'il lui arrive rarement de les ramener entiers. Bien qu'efficace, il est très mal vu auprès du ministère et a déjà écopé de peines à Azkaban pour avoir lacéré ses détenus sans raison. Miroir de Rised : Lui, en loup garou, maitre de ses pulsions meurtrières, pouvant choisir ses victimes. Epouvantard : Azkaban. Ou plus communément être enfermé, emmuré dans un espace restreint. Ne plus pouvoir laisser son âme de loup s'échapper et vaquer à ses folies meurtrières. L'expression comme un lion en cage prendrait alors toute sa forme si on remplaçait le fauve par le canidé. Patronus : Un loup, rien d'original pour lui mais rien de mieux et de plus transparent quant à sa personne. Composition de la baguette : Faite en bois d'Ebene, la baguette de Fenrir mesure près de trente centimètres. Un bois qui a pour vertu  d'être fait pour les propriétaires fidèles à leurs idées et qui les assument. En son coeur, un crin de Sombral. Tendance : Mangemort, bien que le Loup ait refusé d'être marqué tel du bétail. Featuring : jon kortajarena Crédits : Loupiotre
   


   
You are unique

   
Caractère : Stratège Fenrir a toujours su comment placer ses pions. Il faut toujours avoir un coup d'avance pour survivre, pour vivre. Pour dépasser. Cruel Il n'a aucune compassion, aucune empathie. Fenrir a été élevé comme un bon petit soldat. Son esprit s'est forgé autour d'une coquille vide. S'il peut ressentir, ses sentiments bons comme mauvais ne sont que quelques grains diffus et perdus au milieu d'un tas de sable. Ambitieux La lignée de la meute Greyback a ce trait commun à tous les membres. Leur unique but est de s'étendre toujours plus et de dominer les sorciers. Indépendant Loup solitaire, il n'avait besoin de personne pour avancer et se faire sa place. Entier Aussi mauvais soit-il, il n'en est pas moins fidèle à ses idées, sa personne et assume ce qu'il est. Pour ce faire il en est pas moins profiteur. Tout est bon pour parvenir à ses fins. Même si pour cela il doit faire main basse sur certaines de ses envies.


   
This is a new world

   
Le commencement des districts : Dans tous les cas, ce qui t'a le plus dérangé, c'est de devoir abandonner la forêt où toute la meute Greyback a étendue son royaume. Situé au Nord de l'Angleterre, puisque tu as participé avec rage à l’ascension de Lord Voldemort, tu as ta place au Capitole. Si beaucoup sont révulsés de choix, tu n'en as rien à faire. Tu es plus méritant qu'eux qui n'ont pas levé le moindre petits doigts pour arriver ici. Ton avantage ? Tu peux facilement rejoindre la forêt de tes ancêtres. Tu as un statut, une prestance. Tu as réussi à faire venir plusieurs loups de ta meute au cœur de Londres. Pour toi, ces districts, ils sont normaux. Une preuve de ta réussite puisque tu as atteint le sommet. Tu as fait le bon choix en t'unissant au Lord. Si aux yeux des puristes tu n'es pas le sorcier idéal, toi tu ne doutes de rien. Tu es un sorcier puissant avec la force de la bête sauvage qui t'habite. Tu exècres la basse populace autant que les Sang-Pur snobinard. Un jour, tu seras au dessus de tout cela. Tes ambitions ne s'arrêtent pas à être un pantin au milieu du Capitole.

   


Dernière édition par Fenrir L. Greyback le Lun 28 Sep - 18:41, édité 1 fois
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Re: Everytime the moon shines, I become alive. ☾ Greyback   
Lun 28 Sep - 17:57

L'Histoire

   
sans fin

   
And may the odd be ever on your favor






Promenons-nous dans les bois...




Les bruits de tes pas s'enfoncent dans le sol terreux. Les feuilles craquent sous la semelle de tes chaussures. Seul le sifflement du vent semble atteindre tes oreilles. Les battements de ton palpitant marque le rythme effréné de ta course. Ta respiration se fait douloureuse alors que tu l'entends. Il file plus rapidement que l'air et l’étau du piège qui t'est tendu se referme sur toi. Le bruit sourd d'un corps tombant au sol résonne dans ta tête alors que sonné, tu t'appuies à l'aide de tes mains pour te redresser. Trop tard. Un filet de bave coule sur ton épaule et ses dents passent à quelques millimètres de ton bras. "Expulso !" La voix résonne encore dans tes oreilles. Elle se répercute dans la forêt, contre les arbres. Elle est partout. C'est celle de ton père. Son sort a visé le loup garou qui t'avait pris en chasse. Le sortilège a fait rouler son corps de canidé te délivrant de justesse, sans se soucier de bruler ta chair, le souffle de l'explosion étant puissant. Couvert de terre, écorché, tu n'es qu'une loque. La main forte et sévère de ton patriarche te soulève sans ménagement. "Tu as encore échoué Fenrir. Tu serais encore mort ce soir. Combien de fois devrais-je te le dire ? Camoufle ton odeur. Tu ne seras jamais un Greyback à part entière si tu ne bats pas le Loup avant d'en être un. Tu ne seras qu'une sous-merde de chien de compagnie. Doloris." Tu as douze ans. Ce jeu dure depuis des mois à présent. Ton cousin de cinq ans ton ainé est devenu un loup à sa majorité. Comme tous les Greyback. Mais pas sans passer le rite d'initiation. Les Greyback. La Meute. Celle qui doit régner sur les autres. Tu ne sais pas quand cela recommencera mais ce dont tu es certain, c'est que cela n'aura de cesse qu'à l’orée de tes dix-sept ans. Si tu survis suffisamment longtemps pour cela.


Ta mère n'a aucune compassion à ton égard. Elle n'en a pas plus eu lorsque ta sœur ainée a disparu durant le rite initiatique. Tu ne survis pas ? C'est que la nature ne voulait pas de toi. Lorsque tu rentres un soir, la lèvre fendue, sale et boiteux, tu vois son regard se poser sur toi. Tu sens son désappointement. Sa soeur, son fils, lui, à ton âge avait déjà échappé au loup garou plus d'une fois. Toi, tu es là, en lambeaux, devant elle et c'est la pitié que tu lis dans ses yeux. D'un geste machinal de baguette, elle empaquette quelques glaçons dans un linge et les lance vers toi. La force a depuis longtemps quitté ton corps et lorsque la glace s'échappe et tombe à terre tu ne relèves même pas les yeux. Sa main noueuse vient se poser sur ton bras. Un geste affectif ? Non. D'un mouvement blasé, elle observe le tissu de ta chemise. "Je vais encore passer des heures à rapiécer ça. Sans parler du nombre incroyable de recurvite que je vais devoir lancer." Vous avez beaux être fiers. Vous avez beau être des loup garous puissant dont le nom est connu, vous n'avez pas d'argent. Vous vivez reclus dans un coin de l'Ecosse comme des parias. "Tu as intérêt à faire mieux et vite. Sinon je te renvoie à Poudlard dans cet état." Ses doigts s'éloignent et elle retourne à ses occupations. Rien dans votre maison en ruine ne laisse penser que tu as eu une soeur. Elle avait trois ans de plus que toi lorsqu'un oncle est parvenu à l'attraper et que ton père n'a pas été assez rapide pour le rejeter au loin. Sa chevelure dorée aux boucles chatoyantes est revenue teintée de sang. Le liquide vermeil avait imprégné le bois de la table de la cuisine. Aujourd'hui encore tu arrives à discerner les sillons qui l'ont marqué à jamais. Souvent de tes doigts, tu les traces, tes ongles ripant contre la surface rugueuse. Elle avait trois ans de plus que toi et tous les soirs tu l'entendais pleurer dans sa chambre. Les plaies, les bleus. Vous en étiez couverts mais personne ne vous soignait. Seulement pour retourner à l'Ecole. Seulement pour cacher la misère. Il fallait souffrir. Il fallait être fort. Si votre chair était écorchée, ce n'était rien en comparaison de votre Être. Encore aujourd'hui tu te demandes si ta soeur ne s'est pas volontairement jeter dans la gueule du loup...


Tu te souviens d'elle comme une silhouette fragile. Blonde et gracile. Souriante. Elle n'avait pas les épaules pour porter ce fardeau. Elle était ton opposé. Tu es grincheux, souvent mal luné, susceptible, tu n'aimes pas avoir tord. Elle était douce, joyeuse et aimante. Trois ans de plus. Trois ans qu'elle a compensé. Trois ans où elle a été ta mère plus que ta soeur. Trois ans de plus et elle est déjà partie. De ces souvenirs lointains, il ne reste d'elle que l'image d'un cadavre déformé et ces paroles : "Je savais qu'elle ne tiendrait pas." Aucune émotion. Aucune tristesse. Tes iris n'avaient pas lâcher le filet de sang qui s'étendait au sol. Sa chair était déchirée, ses viscères sorties de son ventre. Son regard clair, ses yeux si innocents étaient révulsés, les pupilles dilatées. La douleur se lisait encore sur ses traits à présent figés. Lua n'était plus que trois lettres, trois ans de perdus.


 



Tant que le loup n'y est pas...




A Poudlard, ce n'est pas la popularité qui couve tes épaules. Seuls quelques Serpents intéressés restent auprès de toi. Tes amis, s'ils peuvent porter cette définition, se comptent sur une main. Silencieux, tu regardes le monde évoluer sans jamais y prendre part. Lorsque tu as foulé pour la première fois le pavé de Poudlard, tu savais que tu ne serais jamais comme les autres. Si pour eux c'était leur première rentrée, le moment de se faire des amis, il s'agissait pour toi de l'âge d'apprendre. Le sang des loups coulait dans tes veines et c'est à cette époque tu en pris pleinement conscience. Les chuchotements et les regards en coin suivaient ta silhouette. Ton nom si peu prestigieux qu'il était, trainait avec lui son lot d'histoires... Tu n'avais pas besoin de t'imaginer dénigré. Tu l'étais. La couardise de certains te vrillait les entrailles. D'autres, sans scrupule n'hésitaient pas à te donner des sobriquets. Petit à petit, toutes ces remarques se nouaient à celles de ta famille, de ta meute. Tu t'enfonçais sans réellement t'en rendre compte dans cette haine du sorcier lambda. Un jour, tu serais plus fort que tous ces idiots. Un jour, un simple sourire de ta part suffirait à les faire trembler.


Plus de trois heures. Trois heures qu'ils t'observent. Trois heures que tu as su faire profil bas, te fondre entre les troncs noueux des arbres. Bientôt proche de tes seize ans, tu as survécu plus longtemps que ta sœur. C'est encore et toujours le même cousin qui te suit sous la lueur de la lune. Il te connait par coeur. Chacune de tes esquisses pour te camoufler, chacun de tes pièges sont pour lui des jeux, des routines. Il est façonné à te chasser. Toutes les pleines lunes, on le laisse se transformer en ces lieux avec l'un de tes vêtements pour qu'il te prenne en chasse. La bête prend le dessus et les liens du sang ne valent plus rien. Mais ce soir, tu es seul avec ton souffle. Acculé à un arbre, tes vêtements, ta peau, tes cheveux. Tout est recouvert de sang. "Couvre ton odeur" avait-il dit une fois. Sans baguette, tu avais lapidé un cerf. Arraché ses membres pour les semer de part et d'autre de la forêt. Tu avais gagné du temps et Merlin savait à quel point il était précieux. Trois heures que tu savais qu'ils observaient. C'était le temps imparti. Bientôt le jeu allait prendre fin, jusqu'à la prochaine fois. Trois un chiffre voué à te hanter.


La Lycanthropie est un crime : pourquoi les loups-garous ne méritent pas de vivre. Emerett Picardy. Tu ne sais pas qui est ce type, ce qui est certain, c'est qu'il a raison. Le rire de ta famille raisonne à chacune de ces pages qui se tournent. La plupart des cruautés citées viennent de votre lignée. Un village de moldus réduit à néant. C'était vous. Une école d'enfants mordus afin d'être transformés. C'était vous. Une fête d'adolescents alcoolisés. Toujours et encore vous. L'ouvrage indigne. il révolte. Vous êtes une communauté à part. Tous les loups ne sont pas comme vous. Les autres, ils ne sont que des clébards pleurnicheurs. Pendant que vous avez appris à tirer profits de ce don de la nature, ils s’apitoient sur leurs sorts. Les années filent. Tu grandis, tu deviens toujours plus fort de par ces entrainements sauvages que tu subis. L'essence du loup garou coule dans tes veines, éveille chaque pores de ta peau. Bientôt tu seras transformé. Bientôt tu seras un poison pour tous les êtres humains que tu auras décidé de châtier. Bientôt, tu pourras te venger.


 



si le loup y était...




Dix-sept années que la Terre porte ton poids sur ses épaules. Trois mois que ton anniversaire est passé. Trois mois que tu attends cet évènement avec impatience. C'est une question de principe, d’éthique, la fin de Poudlard est toujours attendue pour vous transformer. Depuis votre plus jeune âge, on vous a formé, discipliné, forgé. Il est tellement plus simple de modeler un enfant. Tellement plus aisé d'en faire ce que l'on veut. Cela a toujours marché ainsi. Assis sur une vieille chaise en bois, tu observes ton avant-bras. Une aiguille vient de percer ta peau à multiples reprises. Le chiffre trois en lettres romaines s'étend à l'intérieur de celui-ci. En souvenir à Lua.


Tout commence au même endroit. Cette forêt que tu connais par coeur. Ce soir c'est ton oncle qui va te transformer. Ses dents vont lacérer ta chair pour qu'enfin le sang du loup traverse pour de bon tes veines. Tous les Greyback sont réunis. Hommes et femmes. Dans cette ultime bagarre tu devras faire le nécessaire pour sauver ta peau. Te faire mordre. Pas éventrer. Cette fois encore, tu dois prouver ta férocité aux yeux de la nature sorcière. Cette nuit où les rayons froids de la lune vont caresser ta peau, ton cousin, ton habituel chasseur ne sera que spectateur. Ce soir, c'est Lui. Cette sorte de leader, l'Alpha. L'oncle qui a tué ta sœur. Sous le regard de tous, il se jette sur toi et tu ne cherches même pas à t'échapper. Il a passé la semaine avec ton odeur. Il s'est préparé pour toi. Ce qu'il ne sait pas, c'est que toi aussi tu as fait en sorte de préparer son arrivée. Un hurlement de douleur traverse tes lippes alors que ses crocs se plantent dans ton épaule. Tes pensées fusionnent vers la douleur que ta soeur a du ressentir alors qu'il la mangeait encore vivante. Et pourtant, rapidement, tes esprits sont entiers. Un bruit de chair transpercée se fait entendre et les glapissements du loup fendent le silence qui s'est soudainement instauré. Son sang chaud coule entre tes phalanges resserrées avec férocité autour de la lame que tu as planté dans son ventre. L'instant fugace de sa surprise t'encourage et tu ressors l'acier de la bête pour mieux l'enfoncer plus haut, plus fort. Ta main rentre au milieu de ses entrailles que tu arraches avec délectation. Ton regard ne quitte plus le sien, ses hurlements de douleur pourfendre la forêt. La meute Greyback observe la scène médusée. Ta propre mère porte sa main usée devant sa bouche tandis que ton géniteur empêche d'autres membres de s'interposer. Personne n'a jamais dit comment se débarrasser de l'assaillant. Un troisième et ultime coup à la poitrine, entre les côtes achève cet oncle. La lame affutée remonte lentement, arrachant tout sur son passage, le long de son poitrail. Ouvert en deux, le loup garou tombe de tout son poids contre toi. La douleur de ta propre plaie est infime comparée au plaisir ressenti de ta vengeance. Le pouvoir. Gisant sur le sol avec ce cadavre au creux de tes bras, tu observes la lune pleine. Tes lippes s'étirent. Tu souris.


Tes iris observent le soleil qui fend la terre alors qu'il part se coucher. Bientôt la lune sera à son apogée et tu vivras pour la première fois ta transformation. A quelques mètres de toi une école, un pensionnat. De jeunes enfants innocents qui sont sur le point de s'endormir au creux de leurs oreillers, bien au chaud sous leurs draps. Bientôt, la moitié d'entre eux va mourir, peut-être même davantage. Les autres seront livrés à eux mêmes avec la malédiction qui les incombera. Les Greyback s'embêtent rarement à s'occuper de leur lignée s'ils ne portent pas leur nom. Un frisson d'excitation parcourt ton échine. Tu ne sais plus quand tu es devenu ce monstre qui rêve de sang et de morts. C'est juste ce que tu es à présent. C'est encore plus fort depuis le début de cette semaine et tu sens que cela monte à mesure que le soleil s'efface. Un craquement se répand dans ton corps. C'est comme si mille aiguilles te transperçaient de toutes parts. Une souffrance aiguë, lancinante. Tu as l'impression que ta colonne vient de se briser en deux tant la douleur est fulgurante. Tu vois tes jambes se replier, se tordre. Tes poignets se retrouvent à l'envers. Tous les os qui constituent ta carcasse semblent sur le point de se briser. Tu bascules au sol alors que le dernier souvenir que tu gardes de cette transformation est la vue de tes ongles se muant en griffes.


 



Il nous mangerait.




Lorsque le loup s'empare de ton être, tu n'as plus les commandes. Il dicte tes actes, tes instincts. Ce qui pousse certains à s'enfermer, ce monstre qui manipule vos pensées durant la pleine lune, toi, te fais éprouver l'inverse. De toute façon, c'est ainsi que les Greyback font. Lors de cette première transformation, ton flaire t'a directement conduit dans cette école. L'appel de la chair était une obnubilation. Tu voulais tous les mordre, déchirer leur tendre peau d'enfants. Peut-être est-ce à cause de cette première fois qu'ils restent tes sujets favoris à présent... Lorsque tu es revenu à toi ce jour là, nu au milieu de cadavres ensanglantés, tu ne pus qu'admirer le spectacle. Un vrai carnage. Un bras par ici. Une tête par là. L'odeur de la mort enivrait tes narines. Tu te délectais d'avoir fait honneur à la meute. Tes pensées s'accrochent aux souvenirs fugaces de ta tuerie. Tu es couvert de sang. Dans un coin de la pièce, les sanglots d'un enfant attirèrent ton attention. Une fillette. Les larmes roulaient le long de ses joues. Tes dents lui avaient marqué le flanc à jamais. Tandis que tes yeux l'observaient, la petite se mit à pleurer de plus belle. Tu t’accroupis face à elle et lui saisit le menton. "Arrête de pleurer. Tu as survécu parce que la nature t'as jugé assez forte pour le faire. Prend ça pour une bénédiction." Ta voix est rauque, sèche. Les larmes ont cessé de pleurer sur son visage poupon mais ce que tu lis dans les yeux de cette gamine de huit ou neuf ans, ce n'est pas de la reconnaissance. Un instant, elle te fait penser à ta sœur. Tu relâches son visage et quittes les lieux. Tu n'es pas là pour veiller à la survie de quiconque.


Celui fait plusieurs jours que tu te promènes avec différents vêtements d'une des filles Greyback. Son initiation approche et c'est toi qui sera le loup de ses chasses. Tu vas la traquer alors que la bête sanguinaire qui est en toi pourrait la tuer d'un instant à l'autre. Ce qui te gêne le plus dans tout ça ? C'est que toutes les prochaines pleines lunes ou presque lui seront réservées. Savoir que tu vas traquer cette gamine et que lorsque tu l'auras attrapée, on va te priver de la tuer t'horripile. Tu espères que cela sera rapide et qu'on te relâchera sous ta forme de loup plus loin que tu puisses éponger ta soif. Lorsque la nuit arrive, tu sais juste que comme toi des années auparavant, cet enfant va vivre la pire nuit de sa vie. La première de toute une série. La transformation est toujours aussi douloureuse mais tu la vis à présent comme un bien être. Tes os se fracturent pour libérer le monstre qui est en toi. Lorsque tu te réveilles, tu te souviens toujours de tout. Ta seule frustration c'est de ne pas avoir le contrôle. Des maitres en potions travaillent sur une sorte de remède qui pourrait vous donner cette possibilité. S'ils le font dans le but d'éviter les tueries, ils sont loin de se douter qu'une telle potion serait pour toi un moyen encore plus cruel de faire du mal. Cette nuit là, inconsciemment, tu as du revivre celle où tu étais poursuivi. La vengeance s'est emparée de toi, tu l'as traqué avec une vigueur nouvelle. Tu te souviens t'être jeté sur elle. Cela faisait peut-être quinze minutes que cela avait commencé. A ton réveil, ta peau était brulée à plusieurs endroits. L'ainée de la gamine t'avait expulsé à plusieurs reprises avant de devoir t'immobiliser complètement. D'après les dires, tu étais un des loups les plus violents de ta génération. Un des plus violents depuis longtemps... Il se murmure même que ton père qui a pris le rôle de l'alpha depuis que tu as tué ton oncle n'est pas aussi fort que toi. Certain pense déjà que c'est toi qui prendra le pouvoir à la mort de ton géniteur.


Ta scolarité hasardeuse était terminée depuis plusieurs mois lorsque tu trouvas le boulot parfait pour toi. Les aurors étaient bien souvent débordés et des avis de recherches circulaient souvent afin de retrouver les criminels en vogue. Tu arrachais les affiches à mesure de tes aléas et grâce à ton flaire, ton habitude à traquer des proies, tu retrouvais facilement les individus. Les grosses sommes de rançons tombaient dans ta poche et si tu ne roulais tout de même pas sur l'or, cela te suffisait pour vivre correctement. Un jour, alors que tu te rendais au ministère en compagnie d'un abruti à remettre entre les mains de certains aurors, tes oreilles ne purent rater les paroles qui t'étaient entièrement destinées. "Les loup garous ne sont que des créatures dépourvues d’âme, diaboliques, ne méritant que la mort" Tu t'étais brusquement retourné pour faire fasse à l'auteur de ces paroles. Visiblement, il ne s'était pas attendu à ce que tu le dévisages ainsi. L'avantage des loups est aussi d'avoir une ouïe bien développée... Trainant ton prisonnier sans douceur jusqu'à ce petit bureaucrate, tes yeux perfides se posèrent sur lui, le détaillant de toute ta hauteur. Tes doigts attrapèrent le badge qui couronnait sa veste. Ta voix rauque s'éleva légèrement. Tu ne criais pas mais tout dans ton ton n'était que menaces. "Tu ne sais pas à quel point tu as raison," tes yeux se posèrent sur son nom "Lyall Lupin" Doucereuse, ta main, tapota sa veste. Tu n'avais que dix-huit ans et tu savais que ce genre de réaction ne faisait que renfoncer ta haine face aux sorciers lambda. Ta rancune était tenace. Et si à travers ces paroles tu lui avais fait une promesse, tu prendrais ton temps pour te venger. C'est ainsi que plusieurs mois plus tard, le fils de ce Lupin, Remus, devint un loup garou. Tu avais pris ton temps. Chercher la moindre informations sur ce type, sur sa famille. Un soir, tu étais rentré dans la chambre de son fils et l'avait mordu. Ainsi, sa progéniture devenait "une âme diabolique qui ne mériterait que la mort"...


La maison dans laquelle se trouve ta meute est luxueuse. Tes yeux regardent avec envie les murs d'une telle demeure. Jamais tu n'as connu ce besoin de vivre ailleurs que chez toi mais tu dois bien reconnaitre que tu ne cracherais pas sur plus d'argent. Mais là n'est pas la question. Vous vous êtes introduits avec quelques membres de ta famille chez ce fameux Picardy. Son interview dans la gazette a eu le don de vous énerver davantage. Si son premier bouquin vous avez fait rire jaune, cette fois, il était temps de montrer aux sorciers qu'on ne vous traite pas de la sorte. Attaché sur une chaise, l'auteur pisse le sang et est couvert de bleus. Tes mains se portent sur quelques objets luxueux avant de t’exclamer : "Ce connard se fait vraiment autant de tunes en déblatérant sur nous ?" A tes propos, un de tes cousins s'esclaffe avant d'enfoncer son poing dans les côtes du Picardy. "Fenrir, viens l'achever, fais toi plaisir." Un sourire carnassier étire tes lippes. L'homme tente de se libérer des nœuds qui l'entourent en vain. La chaise tangue sous ses mouvements et racle le sol. D'un coup de pied, tu le fais reculer de plusieurs mètres. Tes phalanges déjà ensanglantées des coups que tu lui as donné viennent se crisper autour de sa nuque, de son visage. D'un geste brusque qui l'agrippe, tu fais violemment tourner son visage. Un craquement sonore emplit la pièce, bientôt accueillit par les rires de tes comparses. Tu finis de lui déboiter la tête qui vacille à présent dangereusement. Dans un élan de sauvagerie, tu tires lentement dessus pour la lui arracher petit à petit. Sa peau s’étire, le sang éclate autour de vous. Une bouteille de whisky s'élève en signe de victoire. Quelques jours plus tard, la tête de Picardy sera offerte au ministère. Picardy, celui qui vous connaissait si bien. Picardy, votre mascotte.


 



Loup y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ?




La cellule ne fait peut-être que cinq ou six mètres carré. Personne n'avait vraiment pu prouver ta culpabilité dans la mort de Picardy néanmoins le nombre de prisonniers que tu ramènes morts a éveillé les soupçons. Si au début tu disais qu'ils t'avaient agressé, l'excuse ne marche plus. A défaut d'avoir des preuves tangibles, tu as tout de même écopé de huit mois à Azkaban. Huit longs mois qui te vident de ton essence, de ta liberté. Les détraqueurs aspirent jusqu'à la plus petite de tes vanités. C'est insupportable. Tu te sens dépérir. Bien plus encore à chaque pleine lune qui transparait à travers les barreaux de la fenêtre tandis que transformé en loup, tu n'as de cesse que de t'attaquer aux grilles, aux murs. Tu es comme un lion en cage. Ta liberté t'a été retirée. Les sorciers craignent ta force. Ils savent tous à quel point vous, les loups garous, leur êtes supérieurs. La volonté de ton père à vouloir faire prospérer la meute pour dominer le monde sorcier est de plus en plus tenace aux creux de tes entrailles et tu trouveras un moyen d'accomplir son dessin. Plus jamais tu ne retourneras dans cette prison. C'est durant cette période longue et perdue de ta vie que tu entends parler pour la première fois de Lord Voldemort, alias Tom Jedusor, la première fois que tu le rencontre.


Alors que plusieurs sorciers ont été réuni autour de Tom Jedusor afin de devenir ses fidèles, tu restes sceptique. Tous sont prêts à se faire marquer la chair par cet orateur. Il va sans dire qu'il est doué. T'associer à lui serait une aubaine. T'associer. Pas t'en rendre esclave. Tu te fiches de ses idéaux. Tu sais juste qu'il est puissant et qu'il va te permettre d'atteindre toujours plus de victimes s'il parvient à ses fins. Tu es un atout pour lui et il est hors de question que tu sois marqué comme du bétail. Étrangement, tu parviens à tes fins. Aussi perfide qu'il soit, cet homme est d'une intelligence rare et sait où sont ses priorités. Ta fidélité lui assure l'arrivée de ta meute à ses côtés car tout le monde le sait, tu seras le prochain chef de ta communauté. Ta force n'est plus à prouver. Ton père se fait vieux et commence à te donner ses dernières instructions. L'Alliance avec Voldemort est à ses yeux, tout autant qu'aux tiens, une parfaite opportunité pour vous étendre. Vous montez les marches de la société petit à petit et votre supériorité ne sera plus remise en cause. Tu es un Loup, tu es un Mangemort. La puissance grouille dans tes veines et cela ne fait plus de doute.


Les années avaient filé lentement et cela faisait trente-trois ans que tu existais. Trente-trois ans que tu avais évolué, changé. Ton père était fatigué et d'un souffle la mort risquait de l'emporter. Le temps avait instauré entre vous une sorte de respect. Ce jour-là, tu étais assis à côté de lui alors qu'il te demandait de prendre un parchemin qui trainait sur son bureau. Lorsque tu dépliais le papier, tu découvrais un accord passé avec une famille de Sang-Pur. Un contrat de mariage. Tes iris scrutèrent à plusieurs reprises le papier pour être certain que tu avais bien compris. Une héritière t'était destinée et t'apportait en plus de cela la fortune de sa famille. Un nom, un sang-pur. De l'argent. Voilà ce que pouvait t'apporter cette alliance. Tu n'avais jamais pensé au mariage encore moins avec une petite princesse snobinarde de la haute. Mais ton père bien que vieux n'avait pas perdu toute sa raison. Si cela était utile à votre renommée, tu savais ce qu'il te restait à faire. Quelques semaines plus tard, ton géniteur se faisait faucher par la mort et une puissance toute nouvelle, encore plus forte s’insinua en toi. Tu étais le nouveau chef de la meute Greyback.


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