Et si les drapiers devenaient distillateurs ? - Edward W. Knight -


avatar


Edward W. Knight
∞ Parchemins : 36

Et si les drapiers devenaient distillateurs ? - Edward W. Knight -   
Mar 24 Nov - 19:33
Edward Wolfgang

Knight

Prénoms : Ainsi que mon grand-père avant moi, je porte le prénom familial d’Edward bien que je sois le seul à être appelé Eddie. Et Wolfgang c’est seulement un petit hommage au meilleur ami de mon père, décédé peu avant ma naissance. Le combiné des deux ne fait pas très esthétique certes, mais on ne choisit pas. Nom de famille : Knight Statut du sang : Premier mêlé de la famille (sûrement, il doit y avoir un moldu quelque part, mais il y a très très très longtemps. Tellement longtemps que personne ne s’en souvient...) Origine géographique : Né à Londres, cette magnifique ville pluvieuse transformé en lieu de dictature. Âge et date de naissance : Déjà dix-neuf belles années de ma vie se sont déjà écoulées depuis le 20 avril 1961 Orientation sexuelle : Hétérosexuel Particularité : Magiquement rien de spécial et physiquement, je porte une grande cicatrice de la base de ma nuque jusqu’à ma clavicule. Souvenir de la grande révolte. Métier : Officiellement ? Pas grand chose. Officieusement là c’est une autre affaire. Car quand vient la fin du travail rendez-vous chez nous, d’où vous pourrez entendre vibrer la distillerie de cuivre, cachée dans notre cave. Miroir de Rised : Jamais je ne m’y suis vu, et pourtant, je sais ce que j’y verrais. Moi, encore petit, entouré d’une famille certes moldu mais conviviale. Et au centre de ce scénario réchauffant de noël, ma mère, debout, souriante et présente comme jamais. Epouvantard : Je crains de me retrouver face à face avec un autre concurrent, et de devoir me battre jusqu'à la mort. Ainsi la coupe bleue étincelante dresse tous les poils de mon corps à chaque nouvelle sélection. Mais après tout, qui de mon âge ne craint pas une telle situation ? En revanche tuez mon père et je ne répondrais plus de rien. Patronus : Un caracal, aussi lynx du désert voir lynx de perse. C’est un petit félin aux oreilles pointues et au pelage ambré. Composition de la baguette : Ma baguette est bien étrange. Composée de plume de phénix, elle mesure presque 27,3 centimètres. En son manche, se trouvent quelques cercles gravés dans le bois de chêne blanc qui l’orne de manière bien particulière. Tendance : Quelque part entre neutre et pro-ordre. Animal de compagnie : L’Angora turc blanc qui me sert de compagnie depuis désormais neuf ans se nomme Chalk, et il est la seule chose qui soit restée immaculée après la grande révolte. Featuring : Thomas Brodie-Sangster Crédits : Tumblr


You are unique

Caractère

3 juillet 1979, District 5, maison des Knight, potager.

- Ca va fils ?

Je sursautais. Pas tant à l’idée que mon père m’avait surpris par ses paroles, mais plus à la pensée qu’il m’avait observé attentivement.
Accroupis au milieu du potager depuis plus d’une vingtaine de minutes, les mains pleines de terre, j’avais posé les yeux mes yeux sur le ciel brumeux, sans pouvoir en détacher mon regard. Comme toujours dans ce district, un vent glacial balayait le nord de l’Ecosse, engourdissant nos mains si fragiles. Ce vent qui balayait tout, et qui transportait jusqu’à mes oreilles le son des cuves à distiller, profondément enfouies dans la cave.

- Bon écoute Ed. Ces temps-ci ça n’a pas été facile entre nous, je le sais. Mais tu es un garçon réfléchis, calme, travailleur et responsable. Autant de qualités qui me font défaut. Pour être exacte ce sont les qualités de ta mère. Tu es comme elle. Tu penses trop, tandis que moi je travail à l’instinct. J’y vais au ressentit. Alors forcément entre nous... enfin bref tu comprends.

Mon père et son merveilleux sens de la diplomatie ! Il était là, le grand et pourtant si petit Robert Knight, à me donner des leçons de morales alors qu’il passait son temps à s’emporter et à manquer activement de tact. Mais s’il y avait une chose que je lui accordais bien, c’était que depuis peu, notre relation s’était amèrement dégradée.

- Et pourtant tu as en quelque sorte un sens social qui fait que je t’aime plus que tout. Tu écoutes, tu pardonnes et tu es un travailleur. La preuve tu étais à Serdaigle en train de t’intéresser à un milliard de choses ! Toujours à farfouiller partout, à lire des gros bouquins. Tandis que moi je n’ai fais que passer à poufsouffle comme un courant d’air. Mais surtout n’oublie pas de profiter hein ? La situation est certes difficile mais tu es encore jeune mon fils. Tu as du temps devant toi. N’oublie surtout pas les belles choses d’accord ?

Pour la première fois depuis le début de son monologue, je lui accordais enfin un regard. A ses yeux plissés et à son sourire pointant sous sa barbe rousse, je devinais sans difficulté sa pensée. Il parlait des filles.

- Papa ! je t’en prie !

Il rit pour lui même tandis que je faisais demi-tour en direction de la maison.

- Aller Eddie ! Je sais que tu es timide mais ce n’est pas comme ça que tu vas trouver quelqu’un.
- Papa arrête. C’est gênant, plaçais-je, voulant mettre fin à la discussion.
- Encore un peu coincé là-dessus hein ?

Je lui jetais un regard intense, évocateur de la colère naissante qui florissait en moi.

- Je te taquine ! Ne prend pas tout si sérieusement !

Il jeta un coup d’œil sur les collines verdoyantes, avant de conclure la conversation.
- Bon, il faut que j’y aille. On se voit ce soir. Prends bien soin des cuves aujourd’hui.

Je ne répondis même pas. Mais à quoi bon après tout ? Il était déjà parti, en route vers le port. Et comme tous les matins, j’espérais ardemment que la mer ne l’engloutirait pas, comme elle avait mangé bien d’autres pêcheurs avant lui.

Et puis au pire il avait sa baguette...


This is a new world

Le commencement des districts

15 novembre 1977, Londres, appartement des Knight.

- Pardon ?!
- Tu m’as très bien entendu, répondit-il fermement.
- Mais... Pourquoi ?!
- C’est chez nous ici ! Ta mère était moldue, d’accord, mais ce n’est pas une raison pour que nous quittions l’appartement.

Il marqua une pause avant de reprendre.

- On s’est battu ! Et même si on a perdu, partir serait les laisser gagner.
- Mais on a déjà perdu papa ! m’exclamais-je en désignant mon épaule balafrée et sa main en sang. La révolte est terminée. Maintenant qu’on a pu leur échapper, il faut faire profil bas et leur obéir. Ils ne savent probablement pas que nous avons fait partie de la grande révolte.
- Ils le savent crois-moi.

Je jetais immédiatement un coup d’œil au dehors, ne dévoilant que le bout de mon nez sous les rideaux de velours. Comme presque toujours sur Londres il pleuvait des torrents,  inondant la route un peu plus bas. Et pourtant, je savais qu’ils arrivaient. La pluie ne les arrêterait pas. Elle ne les avait jamais arrêtés.

- Ne panique pas Ed.
- Ne pas paniquer ?! Tu rigoles j’espère ? Tu viens de nous assurer un aller simple pour le district 5.
- Arrête tes bêtises. Tu sais parfaitement que c’était la bonne décision.
- La bonne décision pour qui ? Pour tes idéaux résistant ou pour nous ?

Il ne répondit pas.
D’ailleurs je ne comprenais pas vraiment pourquoi je m’énervais, puisque à sa place, j’aurais sûrement fait de même. Mais s’il y a une chose que je peux vous assurer, c’est que même à quinze ans, l’ont peut facilement comprendre que son destin vient de basculer. Car si hier les portes du district 3 nous étaient ouvertes, aujourd’hui elles nous étaient définitivement closes.

- Qu’est-ce qu’on va faire maintenant ? Tous les métiers que nous aurions pu exercer ne sont pas praticables là-bas.
- On se débrouillera.
- Avec quoi ? Tu n’es qu’un commerçant de tissu avec quelques notions de couture !
- La pêche ?
- Arrête papa ! On ne sait même pas comment manger un poisson !
- Ta mère aurait su, elle.

Un silence pesant s’écrasa sur l’appartement chargé de souvenirs. A l’idée de partir, j’en avais déjà les larmes aux yeux, et c’est probablement ce qui avait poussé mon père à refuser d’obéir aux ordres de Lord Voldemort.
Désormais, il ne me restait plus qu’à prendre des affaires. Pulls, pantalons, livres, photos, brosses à dent, chat... tout ce qui me passait sous la main atterrissait immédiatement dans mon sac de fortune. Et il n’était rempli que de moitié, lorsque des pas brusques se firent entendre sur le pallier.
Il était trop tard pour agir. Ils étaient là. Les Pacificateurs.


Behind the mask

Pseudo Ecrire ici Ton âge 16 ans, 17 début décembre   Comment as-tu connu The Blood Games ?Totalement et absolument par hasard... As-tu un double compte ? Nope Ton personnage est : Un inventé Une remarque ? Une présentation magnifique et un contexte génialement original. Que dire de plus ?



Dernière édition par Edward W. Knight le Jeu 26 Nov - 17:49, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Edward W. Knight
∞ Parchemins : 36

Re: Et si les drapiers devenaient distillateurs ? - Edward W. Knight -   
Mar 24 Nov - 19:38

L'Histoire

sans fin


And may the odds be ever on your favor



Histoire

Septembre 1960, Londres, Chaudron baveur

- Elle est enceinte Wolf.

Le sorcier brun aux cheveux bouclés, expulsa le peu de bière au beurre, qui lui restait en bouche, humidifiant sa belle robe rougeoyante.

- Sérieusement ?!

Son ami lui sourit, des larmes de joie emplissant son regard.

- Tu vas de venir papa Rob ! s’exclama Wolfgang plein d’enthousiasme.
- Je vais devenir papa, rigola Robert à son tour.
- Viens là que je t’embrasse !

Les deux sorciers s’enlacèrent amicalement, tandis que quelques têtes de la taverne se dirigeaient en leur sens. Mais ils n’avaient que faire d’être temporairement le centre de l’attention, aujourd’hui, leur joie était bien trop grande.

- Bon rassures-moi, c’est bien ton gamin, t’es sûr ?

Robert frappa son ami dans les côtes, mettant fin aux embrassades. Rajustant son gilet de velours vert, aux volutes étrange, il se rassit, bière en main.

- Et tu l’as dit à ton père ? Questionna Wolf, qui se remettait tout juste d’avoir osé faire une plaisanterie.
- Non. Je ne l’ai pas revu depuis le mariage. D’ailleurs lui non plus n’a pas tenté de reprendre contact. Il n’a même pas essayé ce lâche. A croire que mon mariage avec une moldue n’était qu’un prétexte pour m’éjecter de la famille.
- Ah toi et tes moldus !
- Tu peux parler !
- Oui mais moi, c’est justement d’être né de moldus qui fait que le monde magique est si passionnant. Je ne comprends vraiment pas pourquoi tu t’obstine à te passionner pour eux... enfin, tu comprends. Tu vis parmi eux, tu manges comme eux, tu fraternises avec eux.... Et tu fais des enfants avec eux !
- Avec ELLE mon vieux Wolf. Il n’y a que Julia qui compte.
- Ben tiens ! J’espère bien ! (S’adressant au serveur) Hey barman ! Tu nous en remets deux ? (a son ami) Aller, celle là c’est moi qui te la paye. Au bébé !
- Au bébé !

Ils confrontèrent leurs pintes dans un bruit tintant, déversant chacun de la mousse dans la bière de l’autre, avant d’en prendre une gorgée. Wolfgang était de toute évidence plus qu’heureux à l’idée de voir le petit blond devenir père. Et pourtant, il allait faire partie de ceux qui jamais ne verraient Edward pousser son premier cri.

25 décembre 1969, Londres, appartement des Knight, 10h13

Une douce mélodie de noël raisonnait dans mes oreilles, tandis que mes cousines moldues l’accompagnaient d’un chant strident. Mais je n’avais que huit ans, et peu m’importait leurs voies de casseroles. J’étais concentré sur les immenses cadeaux qui siégeaient au pied du sapin, décoré pour l’occasion.
Dans mon dos, toute la famille riait et parlaient de je ne sais quoi qui ne m’intéressait guère. J’attendais avec impatience le feu vert, pour pouvoir m’élancer sur mes nouveaux jouets, apportés par le père noël.
Lorsqu’enfin mon oncle envoya le top départ, j’ouvrais avec acharnement tout ce qui m’était offert déchiquetant les papiers qui enrobaient les présents. J’eus cette fpis-ci quelques figurines et surtout, SURTOUT, un bon paquet de Legos. D’apparence cela semble peu, mais pour moi c’était le meilleur des cadeaux. Car à peine déballé, déjà construit.
Une fois débarrassés du reste de la famille, papa et maman vinrent se joindre à moi, paquet en main.

- Tiens mon chéri c’est pour toi, me dit tendrement ma mère au visage si chaleureux.
- Le père noël l’a apporté, mais il a spécifié que tu ne devais pas l’ouvrir devant tonton et tata moldu, chuchota alors mon père.

Il me fit un clin d’œil que je ne saisis pas bien, jusqu’à ce que le paquet soit ouvert. J’avais en main une sorte de cailloux brumeux, sombre comme les ciel étoilé.

 - C’est de la poudre d’obscurité instantanée du pérou. Si tu la lances par terre Pouf ! Tu peux disparaître instantanément. Mais surtout pas devant les moldus hein. Si je te prends à l’utiliser à l’école...
- Oui oui je sais, répondis-je au rabat joie. Les moldus comprendront et il faut pas.
- Parfait mon chéri, dit ma mère en me caressant les cheveux.
Ils me laissèrent, et je continuais de jouer avec mes LEGO.

28 aout 1972, Londres, chemin de traverse.

- Mon fils va aller à Poudlard !

Ma mère, totalement surexcitée, avait des étoiles plein les yeux. Son regard noisette parcourait avec attention les moindres détails de la boutique, pourtant si banale. Ce n’était pas la première fois que je venais sur le chemin de traverse, mais aujourd’hui il y avait particulièrement beaucoup de monde. La rentrée approchait, et comme nous, ils venaient tous pour acheter leurs fournitures scolaires.
L’homme (Ollivander) s’avança vers moi, en me tendant une baguette, bien enrobée dans une boîte sombre.

- Essaye-là, me dit-il.
- Essayer ?
- Fait un geste quelconque, me chuchota mon père, qui tentait désespérément de calmer ma mère.

J’agitais comme je pouvais ma baguette, et immédiatement il y eu un léger coup de vent, faisant virevolter mes cheveux en bataille. Apparemment c’était la bonne, et je n’osais pas rediscuter sur son apparence étrange. Papa lui, parlait avec Ollivander tandis que j’étais tiré en arrière.

- Aller on y va !

Ma mère m’entraîna hors de chez le marchand de baguettes, emplie d’une folle curiosité, désirant se rendre dans chacune des boutiques présentes dans la rue. La ménagerie magique, Gringotts, Obscurus books, l’apothicaire, le magasin de chaudrons... autant de boutiques qui défilèrent sous mes yeux à vitesse éclair.
Lorsqu’enfin elle arrêta de courir dans tous les sens, nous nous trouvions devant une draperie qui m’était bien familière. Maman trouvait cela merveilleux, tandis que je la regardais, attendant paisiblement qu’elle réagisse.

- Tu es déjà venue ? lui demandais-je.
- Non.

Lui attrapant la main délicatement, je l’entraînais dans la draperie, dont chaque mur était recouvert d’un beau tissu, aux teintes et motifs différent. Une véritable explosion de couleurs, mélangée à une douce odeur de poussière. Immédiatement un jeune homme sortit de derrière un long pan de tissu violet et, bien habillé ainsi que l’était toujours mon père, me salua, baguette en main.

- Bonjour Ed.
- Bonjour Murphy.

Il s’arrêta quelques instants sur ma mère, qui totalement déconcentrée s’époustouflait sur la boutique.

- Madame Knight je suppose, devina-t-il en un sourire. Ravi de vous rencontrer.


15 juin 1975, Angleterre, cimetière de Oundle.

Des pleurs se faisaient entendre dans mon dos, réguliers, comme les gouttes de pluie sur la pierre tombale. C’était l’enterrement le plus triste que j’ai jamais vu. Tout le monde versait des larmes, même mon père qui pourtant jamais ne pleurait.
Etrangement, au milieu de cette foule de moldus rassemblés dans la ville d’origine de ma mère, j’étais le seul à ne pas sangloter. Et pourtant j’aurais dû. Mais mon esprit comme mon cœur était tous deux vides, annihilés de toute émotion.
Je devais paraître cruel. Mais cela m’importait peu. Car depuis trois jours déjà, le cancer avait emporté ma mère. Et depuis lors, j’avais vécu sans elle, vidé, ne pouvant survivre à une telle solitude.
«Sois fort Eddie » m’avait dit mon père. Mais j’avais vu qu’au fond de ses yeux, de son regard bleu délavé, il était lui-même en train de céder au désespoir.


Décembre 1977, District 5.

Papa rafistolait la maison pour qu’elle devienne habitable. Il bouchait les trous comme il pouvait, tentant d’empêcher le vent de pénétrer dans la demeure abandonnée. Partout il y avait des trous dans le parquet sale, et rongé par les vers. Cet endroit était resté inhabité pendant quelques temps, mais désormais nous l’avions établi comme lieu de vie, bien que les vitres brisées, les rats et la poussière tentaient vainement de nous en dissuader.
Dès demain, il avait promit d’aller au port, pour voir si éventuellement il ne pourrait pas y travailler. Quant à moi j’étais contraint de rester là. «Je ne veux pas que tu travailles dans la misère comme je vais le faire. Ce serait donner du pouvoir au capitole. Reste ici, anonyme. Moins ils te connaîtront, mieux tu te porteras. Fais ça pour moi Eddie. » m’avait dit mon père. Et comme d’habitude, je n’avais pas eu le cœur à le contredire. Il m’avait assuré que ses talents de couturier pourraient lui être utile pour les filets de pêche. De plus la maison ne se trouvait pas trop loin de la côte, offrant un court trajet jusqu’à la mer, mais nous donnant davantage de rafales de vent que derrière les collines. Personnellement je n’y connaissais rien. Mais le seul cadeau que je pouvais lui faire, était d’obéir sans broncher. Et pourtant depuis deux jours, il n’avait cessé de me bassiner avec ses envies de révolution. Mais s’en était fini la révolution ! Et visiblement c’était comme maman, il ne pouvait pas concevoir l’idée de ne plus la voir.
Nous avions trouvé deux matelas explosés et humides à la cave. Et pour le moment, ils étaient nos seuls lieux de sommeil.
Déballant le contenu de mon sac sur l’un d’eux, j’observais Chalk du coin de l’œil. Il dormait calmement dans un coin du « lit ». Son ronronnement calme était désormais les seules notes de musiques que je risquerais d’entendre. Elles me berceraient dans mon sommeil, le jour en attendant que papa rentre et...
Un livre chuta sur le sol.
Distiller comme le meilleur des bouilleurs de cru.
Ce vieil ouvrage de mon arrière-grand père moldu était aussi poussiéreux que le reste de la maison. Je l’avais pris au hasard comme le reste de mes affaires, mais afin de mieux en concevoir l’intérieur, je m’attaquais aux premières pages. Et bientôt, j’en avais fini de le lire. Puis soudain, un éclair de génie me vint. Qu’ils étaient forts ces moldus pour se sortir de n’importe quelle situation par eux-mêmes !
Une distillerie.
Quoi de mieux pour tuer le temps et s’offrir de l’alcool ? Et puis qui sait, si on y arrivait bien, peut-être pourrait-on partager nos boissons...

- Papa ! Je crois que j’ai trouvé le moyen d’assouvir tes pulsions révolutionnaires !

3 Janvier 1981, District 5, cave de la maison des Knight.

- Aller Ed. Un autre !
- Laisse tomber Bob, t’as plus de quoi payer de toute manière.
- Aller quoi ! Fais crédit.
- Sûrement pas. Papa accepte, c’est son problème. Pas le miens. En plus la dernière fois j’ai été gentil. Tu m’as filé deux pommes de terre et je t’ai offert la moitié d’une bière au beurre. Et puis si on te croise dans cet état là, tout le monde saura que tu es venu boire ici. Et je ne tiens pas à ce qu’on se fasse prendre.
- Mouai... C’est toi le boss en réalité, pas vrai ?

Je ne répondis pas. Il n’avait pas tort d’un certain côté, papa ne participait pas plus que ça à la vie de la maison. Lui, il  rapportait du poisson pour manger. Mais l’idée ne me plaisait guère.  Au lieu de cela je gardais le silence, tandis qu’il retournait à  la table des buveurs réguliers. Notre cave-bar était occupée de quelques sorciers, qui buvaient leurs dernières gorgées d’alcool avant de devoir rentrer. Parmi eux, je comptais les habitués, généralement des amis de mon père travaillant au port, ainsi qu’un voisin et une femme qui habitait de l’autre côté des collines. Personne que je n’ai jamais vu. Comme toujours, l’endroit n’était connu que par le bouche à oreille, et j’espérais que cela reste ainsi ; discret mais pas abandonné.
Je nettoyais les bouteilles rapportées. C’était la règle ici. Si l’on souhaitait acheter pour emporter de l’alcool, on devait accepter de rapporter les récipients. Car le plus dur n’était pas de faire l’alcool mais de le transporter. La verrerie ça ne se trouve pas partout ici...
Posant l’une d’elle sur la table, je repensais à Poudlard. L'époque où j'aspirais à devenir médicomage. Lorsqu’avec Léo et Jack nous supportions activement l’équipe Serdaigle de quidditch. Qu’il vente, qu’il pleuve ou qui neige, nous nous trouvions toujours dans les gradins, à ne pas perdre une miette du spectacle. Ou encore le premier cours de potion. Léo avait fait exploser sa mixture, et s’était fait réprimandé comme jamais. Lui au moins, il avait de bonnes raisons de détester les potions... qui sait peut-être toujours maintenant. Je ne savais pas. Ce n’était pas comme si nous avions gardé contact.
Je soufflais de désespoir à l’idée que mes deux amis étaient peut-être morts à l’heure qu’il est, et m’en allait vérifier les cuves dans l’autre partie de la cave, bien séparée du « bar ».




Dernière édition par Edward W. Knight le Jeu 26 Nov - 17:49, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La roux tourne...
avatar


Robyn B. Weasley
∞ Parchemins : 108

Re: Et si les drapiers devenaient distillateurs ? - Edward W. Knight -   
Mar 24 Nov - 19:46
OUAIIIIIS UN NOUVEAU POTO POUR LE 5 !
Je vais lire de ce pas ta fiche avec attention mais je souhaitais te dire la bienvenue d'abord ! Ne suis-je pas mignonne ?

Bienvenue ici ! Tu vas voir, tu vas t'eclatey !

Des bisous !

Rob'

(Ha oui, on aura un lien ensemble copain ! Nan, t'as pas le choix :hearty: )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La liberté de l'aigle en plein vol
avatar


Oscar C. Diggory
∞ Parchemins : 562

Re: Et si les drapiers devenaient distillateurs ? - Edward W. Knight -   
Mar 24 Nov - 21:10
Bienvenue à toi !
On est obligé d'avoir un lien aussi !

Si tu as des questions surtout n'hésite pas ! :**:

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar


Invité

Re: Et si les drapiers devenaient distillateurs ? - Edward W. Knight -   
Mar 24 Nov - 22:06
Bienvenue
Bonne chance avec ta fichette
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Aidan Callaghan
∞ Parchemins : 189

Re: Et si les drapiers devenaient distillateurs ? - Edward W. Knight -   
Mar 24 Nov - 22:46
OMG J'adore ton histoire

Bienvenue ici Ed ! J'espère que tu te plairas parmi nous !!

_________________
Have you found a way to escape
We destroyed something beautiful. We have faith but our truths are not the same, no. Don't give up, don't let the magic leave us. Stop the loneliest force becoming king of the universe. ∞
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Edward W. Knight
∞ Parchemins : 36

Re: Et si les drapiers devenaient distillateurs ? - Edward W. Knight -   
Jeu 26 Nov - 19:19
Merci a vous pour cet accueil :hearty:

Robyn : si tu es très mignonne xD Et pour le lien, ce serait avec plaisir.

Oscar : promis en cas de question, je n'hésiterais pas. (Et c'est (bien entendu) d'accord pour le lien Wink )

Aidan : Ravie que l'histoire te plaise Very Happy

_________________

Edward W. Knight
"La nature fait les sorciers semblables, la vie les rend différents"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar


Invité

Re: Et si les drapiers devenaient distillateurs ? - Edward W. Knight -   
Ven 27 Nov - 21:09
Bienvenue !! :hearty:
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Roxanne A. Lestrange
∞ Parchemins : 45

Re: Et si les drapiers devenaient distillateurs ? - Edward W. Knight -   
Ven 27 Nov - 22:01
Le mec qui a découvert le secret de la pierre philosophale (aka tu ne vieillis jamais xD)

bienvenue !!!

_________________
With a taste of poison paradise
Bang bang, I shot you down Bang bang, you hit the ground Bang bang, that awful sound Bang bang, I used to shoot you down
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
I am the master of fright
avatar


The Blood Master
∞ Parchemins : 168

Re: Et si les drapiers devenaient distillateurs ? - Edward W. Knight -   
Lun 30 Nov - 13:07

District 5



∞ The Blood Master compte bien s'inviter dans ta cave mon petit


Bravo à toi, tu as passé l'étape de la validation.

Tu vas enfin pouvoir venir t'amuser avec nous. Pour bien démarrer, n'oublie pas d'aller à l'état civil pour tous les recensement et demandes en tout genre (avatars, rang, logement, métier...). C'est dans ce coin que ça se passe.

Ensuite pense à ouvrir ton sujet de relations afin de te créer des liens avec toute la communauté de TBG. Il y a aussi la gestion des rps que tu trouveras par ici. Tu vas pouvoir organiser tes réponses mais aussi demander aux autres de rpotter avec toi dans leurs sujets.

D'autre part, pense à acheter un hibou car tu pourras en échanger avec les membres du forum juste là.

Toute l'équipe de the Blood Games te souhaite encore une fois la bienvenue, et espère que tu te plairas avec nous
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thebloodgames.forumactif.org



Contenu sponsorisé

Re: Et si les drapiers devenaient distillateurs ? - Edward W. Knight -   
Revenir en haut Aller en bas
 

Et si les drapiers devenaient distillateurs ? - Edward W. Knight -

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
+
 Sujets similaires
-
» Edward aux mains d'argent
» Le p'tit jardin d'Edward W. Flower ∼
» La surprise. [PV : Edward, Era]
» Edward Hopper, un américain à Paris...
» Edward Elric, alchimiste d'acier

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Blood Games :: Les Papiers du Ministère :: Quel est ton district ? :: Fiches acceptées-